ANOST, BONHEUR ET FIERTÉ D’ÊTRE MORVANDEAU. Vingt deuxième étape, d’Anost à Larochemillay.


Hier, après mon étape dantesque entre les Settons et Anost, j’ai été récompensé et consolé au centuple de mes émotions par l’accueil de la municipalité d’Anost, de son maire et de ses adjoints, de l’hôtelier René Fortin, une personnalité du Morvan, et de son épouse, ainsi que par la petite ville d’Anost elle-même. C’est qu’elle est étonnante, cette commune dont j’ai incidemment découvert qu’elle était le village natal de l’ancien maire de Mussy-sur-Seine, mon “pays” ! À priori, elle est conforme aux caractéristiques que j’ai rappelées de l’habitat morvandeau, 750 habitants dont à peine plus d’une centaine au bourg, de multiples hameaux répartis sur un important périmètre communal. Pourtant, existe dans ce bourg tous les commerces essentiels et une maison médicale, ce qui devient rarissime en France pour une commune de cette taille, je puis en témoigner. De plus, une maison communale perpétue les traditions orales du Morvan et un musée rappelle l’épopée de la galvache.

Anost est au sud de la source de la Cure qui se situe sur son territoire. Elle est par conséquent au delà de la ligne de partage des eaux entre la Seine et la Loire et n’a de ce fait jamais pu bénéficier de la manne du flottage du bois de chauffe vers Paris. C’est pourquoi Anost a fourni au XIXème siècle le plus grand nombre de galvachers de tout le Morvan. Les galvachers étaient des paysans qui partaient avec leurs attelages de deux à douze boeufs dans différentes régions, surtout la Champagne, pour réaliser des travaux, agricoles, du débardage, du halage, etc. Certains revenaient au pays durant la morte saison, d’autres s’établissaient dans les régions où ils avaient trouvé à être employés. Vers 1860, la commune comptait 3700 habitants dont 700 charrettes de galvache. Beaucoup venaient en particulier de l’important hameau de Busy.

Cette soirée passée avec des édiles aimant profondément leur région et s’engageant avec talent et imagination pour la maintenir en vie m’avait mis d’excellente humeur, et donc dans les dispositions idéales pour affronter l’étape d’aujourd’hui, la plus longue de tout mon périple, sans doute la plus dure : neuf heures de marche effective, une distance de l’ordre de 44 km sans les quelques erreurs de parcours, passage par les points culminants du Morvan. Cependant, le temps était magnifique, les paysages variés et superbes (vous le verrez sur les photos que je vous enverrai dès que j’aurai suffisamment de réseau pour cela) si bien que débouchant demain sur la plaine de Saône et Loire et quittant les “noires-montagnes”, j’en garde une impression vive et je ne saurais trop vous conseiller, surtout vous les Parisiens, les Lyonnais et les Dijonnais qui êtes si proches, d’y aller vous aussi goûter l’atmosphère particulière et découvrir les beautés qui se sont pas toutes rudes. Si vous suivez mon conseil, n’oubliez pas Anost, vous m’en serez reconnaissant.

 

Axel Kahn, le trois juin 2013.

 

Partager sur :

5 thoughts on “ANOST, BONHEUR ET FIERTÉ D’ÊTRE MORVANDEAU. Vingt deuxième étape, d’Anost à Larochemillay.

  1. poor guy,12×11 “master BR”?????That is the size of the smallest room in our place and it is barely big enough for a twin bed, dresser, and desk. We have thought of turning it into a large closet or a bathroom. I wonder how small the other BRs are in that place.

  2. wonderful publish, rather interesting. I wonder so why the other experts for this marketplace do not realize the. Everyone should continue an individual’s posting. I am sure, you have a huge readers’ trust presently!

  3. Patent is anti-competition. It does not provide a healthy competitive environment rather gives monopoly to the so-called innovator, whose innovativeness is always a debatable question.India should look into amending (rather customizing) its IPR laws to safeguard the interests of its people, specifically the farmers who are paying high price for the hybrid-seeds to the company like Dow.

  4. Hey there my Brother, So hard to imagine that we are becoming the mentor that we grew-up with, be it a father, step father or friend. And to think we had Barry as that person for a short period in our lives. It’s a wonder we can think at all. My best to you and Kerri. Love you man. I know God will bestow on your family all the blessings life has to offer. And don’t worry about Luke -he will turn out just fine. After all look at his old man.Merry Christmas, Rick and MaliseThursday, December 18, 2008 – 02:16 PM

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.