
Le vignoble d’Armagnac au petit matin.

Non, ce n’est pas l’ébriété qui, débouchant des vignes, nous fait découvrir la cité de Larressingle

Larressingle derrière ses remparts

Près du pont-levis, hélas à contre-jour.

Château et chapelle de Larressingle.

Dans le petit village de Larressingle.

Le pont d’Artigue.

La maison de Jeanne d’Albret à Éauze…où la température était de 37 degrés à mon arrivée à 14h
j’essaie à nouveau de laisser un message la chaleur doit jouer des tours !!
de d’Artagnan il me reste le souvenir de ce costume que vous aviez choisi pour une soirée à thème au labo il y a quelques années beaux souvenirs
encore une semaine d’efforts et de découvertes. Merci de nous avoir fait vivre cette expérience riche en rencontres on attend “pensées en chemin”
retrouvez vite vos chevaux et de la relaxation
bon courage Odette
Bonjour Odette,
Et un grand merci à Axel, car grace a lui on a des nouvelles de vous. Je suppose que vous allez tres bien car comme Axel vous avez une mémoire d’elephant. Est-ce avec ce beau costume qu’Axel avait seduit Fanny??
Axel, je suppose que malgré tes efforts harassants, dans cette belle campagne de France que tu décris si bien quelques bruits de l’actualité te parviennent. Au cas où, je voulais te dire que Henri Alleg est mort, et c’est tous nos combats de jeunesse contre la guerre d’Algérie, la torture, qui reviennent à la surface. Un grand homme, qui fait honneur à l’humanité. Avec Annette on est avec toi pour te dernieres étapes. Affectueuses pensées Richard Annette, et bises aussi de notre part a Odette.
Cher Richard, Chère Annette,
Merci de vos messages d’encouragement. C’est vrai, la fin de ce périple à basse altitude est caniculaire. Il fait régulièrement 35-36° à l’arrivée.
J’arrive à marche 35 kms dans la matinée pour ne pas marcher après 14 heures.
Je suis suffisamment l’actualité pour savoir que, hélas, “la question” est définitivement résolue.
A u cours de ma marche, je pense très souvent à nos aventures communes de randonnée, j’y pensais en particulier lorsque j’ai rapporté ma réputation réelle sur le chemin “d’homme qui marche plus vite que son ombre”. Cela nous rappelle de bons souvenirs.
Je vous embrasse tous les deux. Croyez à toute mon amitié,
Axel
Chère Odette,
Je suis très ému de votre amitié et de votre fidélité et vos encouragements me vont droit au coeur.
Bien sûr, je me rappelle cette soirée costumée où j’étais en mousquetaire.
Je vous embrasse très fort
Bonjour Axel,
Je me permets de vous appeler par votre prénom, car comme vous je suis un pèlerin qui a arpenté ces sentiers qui guident nos pas vers des destinations mythiques. Chacun porte soi, ce rêve du merveilleux et de l’inaccessible : « Partir vers d’autres matins »…
Il y a 25 ans environ, je me rappelle très bien avec le SPN marche, dans le cadre d’un 100 kms Audax, un homme parlait de Compostelle : « J’ai fait ce pèlerinage pour ma fille ». Par respect, je n’ai pas osé l’interpeller et lui demander l’aboutissement de son cheminement. J’ai gardé sur le mur de ma mémoire ce magnifique propos et ce moment fut sans doute le début d’une fascination vers Compostelle.
Il y a plus de vingt ans, Axel Kahn, marchait dans le Massif Central. Au milieu de nulle part, une forme scintillante, affaissée sur le sol, il a reconnu une silhouette humaine, celle d’un très vieux monsieur enveloppé dans une couverture de survie. Ses deux cannes anglaises étaient posées à côté de lui. La veille au soir, l’homme avait été pris par la nuit dans le mauvais temps.
Après lui avoir préparé un café bien chaud, il lui posa alors une question : « Qu’est-ce qu’une personne dans votre état peut bien faire en un tel endroit? ». L’homme ragaillardi se redressa alors et me fixa de son regard intense : « Parce que, selon vous, je devrais être dans un hospice en attendant qu’on me passe le pistolet et le bassin ? Chacun choisit sa vie, je l’ai fait ! »
Nous avons fait ces rencontres extraordinaires de gens ordinaires. Il me plaît d’imaginer deux images : celle d’un homme solidement bâti marchant vers l’apôtre, en quête d’un bonheur pour sa progéniture. Et, celle d’un vieil homme se déplaçant pas à pas, sur ses terres, vers l’infini, en quête de liberté l’absolu.
Je suis malvoyant, la rétinite pigmentaire altère irréversiblement ma vision périphérique et centrale. Les scientifiques, médecins, généticiens s’investissent corps et âme dans les recherches. Un jour prochain, la thérapie génique proposera un protocole médical à ce petit peuple affecté par la transmission génétique rétinienne conduisant souvent à la cécité. Alors se profilera à l’horizon la lumière de la Guérison.
Ce dessein tant espéré, celui de traverser la France en diagonale, sac sur le dos, bipède des temps modernes, à la rencontre de soi, à la rencontre des autres. Axel, ce projet merveilleux de parcourir à pied 1600 kilomètres est en passe de se réaliser dans son intégralité.
En avril 2009, je suis parti avec mon cousin sur ce chemin légendaire de Compostelle, avant que mes yeux s’en aillent, espérant trouver la force d’accepter une éventuelle cécité.
Chère Odette,
Je suis très ému de votre amitié et de votre fidélité et vos encouragements me vont droit au coeur.
Bien sûr, je me rappelle cette soirée costumée où j’étais en mousquetaire.
Je vous embrasse très fort,
Axel