DE NOGARO A AIRE SUR ADOUR 22.7


Chapiteaux romans du X-XIe à Nogaro. Centaure, évoque Chiron le sage.

Chapiteaux romans du X-XIe à Nogaro. Centaure, évoque Chiron le sage.

Le roi David musicien. (Nogaro)

Le roi David musicien. (Nogaro)

Belle ferme dans les Landes de Gascogne. Elle cultive, bien sûr, cela :

Belle ferme dans les Landes de Gascogne. Elle cultive, bien sûr, cela ……

 

Paysage typique des Landes de Gascogne. Au bout de quelques dizaines de km, on peut s'en lasser...

Paysage typique des Landes de Gascogne. Au bout de quelques dizaines de km, on peut s’en lasser…

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2 thoughts on “DE NOGARO A AIRE SUR ADOUR 22.7

  1. Bonjour M. Khan,
    J’ai découvert par hasard au début de ce mois votre blog, et, depuis, je suis votre périple avec émotion. Pour une fois, je dis merci à Internet qui n’a pas réservé que d’aussi heureuses surprises à la néophyte que je suis !
    Merci pour ces pensées pétillantes d’humanité, d’intelligence, de sensibilité, de simplicité, vous qui êtes un “grand” monsieur.
    Merci pour ces superbes photos, le reflet des régions que vous traversez mais aussi de vous-même !
    Tous les soirs, je m’empresse de prendre de vos nouvelles via votre blog, tous les jours je pense à vous : habitant le Gard, nous les autochtones, fuyons, quand c’est possible, le plein soleil et les heures chaudes !
    J’admire votre résistance et vos talents de randonneur. Avec vous, je suis une voyageuse immobile, et bien que ne quittant pas mes Cévennes, je voyage en pensée, en regardant le soir tomber sur les collines et les falaises autour de moi, entourée de mes chiens.
    Je n’ai aucune ascendance irlandaise, mais j’aimerais terminer ce petit mot à votre intention par une ancienne bénédiction irlandaise qui m’enchante, je ne sais pourquoi. La voici :
    May the road rise up to meet you,
    may the wind always be at your back,
    may the sun shine warm upon your face,
    and rains fall soft upon your fields.
    And until we meet again,
    may God hold you in the palm of His hand.
    Je souhaite que les violents orages du Sud vous épargnent, que le soleil soit chaud, mais point trop, que les vents vous soient favorables,que la route vous soit douce et enrichissante ! Car vous nous enrichissez et je vous en remercie.
    A bientôt de vous lire.
    Danielle
    P.S. Je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager cette courte prière irlandaise :
    If God sends you down a stony path,
    may He give you strong shoes.
    Petit clin d’œil à l’intention de vos fidèles chaussures allemandes dont vous louez la persévérance !

  2. Un ami pèlerin m’a signalé que mon message posté sur ce blog était incomplet. Monsieur KAHN, Chers Lecteurs, veuillez me pardonner de ma maladroite manipulation visuelle. Ci–dessous le bon texte dans son intégralité

    les lumière des Chemins.

    Bonjour Axel,

    Je me permets de vous appeler par votre prénom, car comme vous je suis un pèlerin qui a arpenté ces sentiers qui guident nos pas vers des destinations mythiques. Chacun porte soi, ce rêve du merveilleux et de l’inaccessible : «  Partir vers d’autres matins »…

    Il y a 25 ans environ, je me rappelle très bien avec le SPN marche, dans le cadre d’un 100 kms Audax, un homme parlait de Compostelle : « J’ai fait ce pèlerinage pour ma fille ». Par respect, je n’ai pas osé l’interpeller et lui demander l’aboutissement de son cheminement. J’ai gardé sur le mur de ma mémoire ce magnifique propos et ce moment fut sans doute le début d’une fascination vers Compostelle.

    Il y a plus de vingt ans, Axel Kahn, marchait dans le Massif Central. Au milieu de nulle part, une forme scintillante, affaissée sur le sol, il a reconnu une silhouette humaine, celle d’un très vieux monsieur enveloppé dans une couverture de survie. Ses deux cannes anglaises étaient posées à côté de lui. La veille au soir, l’homme avait été pris par la nuit dans le mauvais temps.
    Après lui avoir préparé un café bien chaud, il lui posa alors une question : « Qu’est-ce qu’une personne dans votre état peut bien faire en un tel endroit? ». L’homme ragaillardi se redressa alors et me fixa de son regard intense : « Parce que, selon vous, je devrais être dans un hospice en attendant qu’on me passe le pistolet et le bassin ? Chacun choisit sa vie, je l’ai fait ! »

    Nous avons fait ces rencontres extraordinaires de gens ordinaires. Il me plaît d’imaginer deux images : « celle d’un homme solidement bâti marchant vers l’apôtre, en quête d’un bonheur pour sa progéniture. Et, celle d’un vieil homme se déplaçant pas à pas, sur ses terres, vers l’infini, en quête de liberté absolue ».

    Je suis malvoyant, la rétinite pigmentaire altère irréversiblement ma vision périphérique et centrale. Les scientifiques, médecins, généticiens s’investissent corps et âme dans les recherches. Un jour prochain, la thérapie génique proposera un protocole médical à ce petit peuple affecté par la transmission génétique rétinienne conduisant souvent à la cécité. Alors se profilera à l’horizon la lumière de la Guérison.

    Axel, ce fabuleux projet, tant espéré, qui vous animait, celui de traverser la France en diagonale, sac sur le dos, bipède des temps modernes, à la rencontre de soi, à la rencontre des autres. Cette perspective merveilleuse de parcourir à pied 1600 kilomètres est en passe de se réaliser dans son intégralité.

    En avril 2009, je suis parti avec mon cousin sur ce chemin légendaire de Compostelle, avant que mes yeux s’en aillent, espérant trouver la force d’accepter une éventuelle cécité.
    De manière sous-jacente, bien sûr, j’ai pensé à une guérison. Le miracle ne s’est pas produit, du moins pour le moment !
    Quelques mois après mon retour, j’ai commencé à écrire, relatant une étape, puis une seconde, encouragé par ma femme, mes enfants, mes amis, j’ai poursuivi l’écriture. Mon récit « Un Chemin de Lumière » a été publié chez un petit éditeur.
    Ce chemin de Lumière est salvateur pour certains ou représente la consécration pour d’autres.
    Ce regard vers la Lumière m’aura permis de coucher sur le papier un passé douloureux. Cette vision bouleversante m’aura aidé à accepter que, malgré un brouillard qui s’opacifie devant mes yeux, on pouvait poursuivre son cheminement de vie d’une façon différente.

    Cependant, le but final de cette longue marche, après la messe à la cathédrale de Santiago de Compostela, est aussi de rejoindre la mer au Cap Finistère espagnol, afin que les pèlerins s’emplissent les yeux d’un coucher de soleil. La nuit tombée, ils brûlent leurs oripeaux du voyage, cette coutume ancestrale de se débarrasser de sa vieille peau évoque le départ d’une nouvelle vie.

    Un ami du chemin vient de me transmettre votre blog, j’ai parcouru quelques étapes, il me faut un temps certain pour lire ce beau périple et ma vision me trahit en ce qui concerne les photos.
    J’ai retrouvé l’enthousiasme du pèlerin, les parfums de la fraternité, les gestes simples de la vie qui revêtent une autre dimension.
    La route du Puy qui rejoint la porte des pèlerins à Saint-Jean-Pied-de-Port est celle que j’ai empruntée en compagnie de mon guide et je serais honoré de penser que vous alliez poser quelques pas dans mes traces.
    Je vous remercie de relater, de partager votre chemin. Je vous souhaite une grande félicité.
    Bien cordialement.
    Raymond BOULARD.

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