LA CHRONIQUE APAISÉE DE LA FIN D’UN ITINÉRAIRE DE VIE


À l’occasion d’algies cervico-brachiales ressenties dès avril 2020,  compliquées en juillet de déficits sensitif et moteur du bras gauche, une IRM pratiquée le 3 aout découvre des métastases cervicales et dorsales étagées, puis un scanner corps entier note que la majorité des os sont atteints, de même que les poumons et diverses masses ganglionnaires. Cependant, malgré sa diffusion, cette prolifération est remarquablement sensible à l’hormonothérapie qui fait disparaitre les douleurs en une semaine et l’essentiel des symptômes en moins d’un mois. Les statistiques – qui ne sont que cela – établissent à environ 25 mois la durée moyenne de cette première rémission, ce qui me laisse en principe le temps de terminer un demi-mandat de Président de La Ligue contre le cancer, de la protéger des contrecoups de la crise sanitaire de 2020 et 2021 et de l’aider à faire face à leurs conséquences pour les personnes malades et le soutien à l’effort de recherche. La situation de cette vieille dame de 103 ans m’apparait nécessiter de plus des réformes considérables que je me hâte de mettre en œuvre avec un calendrier serré qui est censé s’achever en juin 2022, terme de ce premier demi-mandat que je me pense capable de mener  jusqu’à son terme. J’exige une discrétion totale sur ma maladie et suis enregistré à l’hôpital sous un fort joli pseudonyme, monsieur Fleur B Jonc. Outre mes médecins, seules trois personnes sont dans la confidence. Entre septembre 2020 et avril 2021, mon activité est intense, je suis en particulier sur tous les fronts médiatiques pour défendre la vaccination, protéger les personnes malades du cancer, informer sur la pandémie, lutter contre les méfaits de l’alcool, du tabac, des charcuteries traitées aux nitrites…..et pousser les réformes que juge essentielles pour l’avenir de La Ligue.

Je ne suis hélas pas du bon côté de la courbe de Gauss de la médiane des rémissions et des survies et dès fin mars – début avril 2021, la prolifération reprend sous une forme particulièrement agressive, totalement insensible à l’hormonothérapie et aux autres traitements connus, rapidement invasive. La dégradation de mon état général est dès lors très rapide et m’oblige à organiser en urgence ma succession à la présidence de La Ligue. Depuis avant-hier 1er juin dans l’après-midi, je ne suis plus Président de La Ligue, remplacé par Daniel Nizri, l’un des trois vice-présidents jusqu’en juin 2022. La Ligue en a donné la raison très objective, dans un communiqué de presse, la brutale aggravation de mon cancer.

Hospitalisé du 18 mai au 1er juin, j’ai eu l’occasion de préciser l’état d’esprit dans lequel je m’engageai sur ces derniers arpents de ma vie, la vie seule à l’esprit et en vue. J’ai choisi le loup de « La Mort du Loup de Vigny » comme totem de ces dernières semaines de vie : j’en reprends les derniers vers.

– Ah ! Je t’ai bien compris, sauvage voyageur,

Et ton dernier regard m’est allé jusqu’au cœur! Il disait :

” Si tu peux, fais que ton âme arrive,

A force de rester studieuse et pensive,

Jusqu’à ce haut degré de stoïque fierté

Où, naissant dans les bois, j’ai tout d’abord monté.

Gémir, pleurer, prier est également lâche.

Fais énergiquement ta longue et lourde tâche

Dans la voie où le Sort a voulu t’appeler,

Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler.

Je reprends ici ces chroniques, parfois de simple tweets.

Le bout du chemin (21 mai)

L’attitude face à la mort lorsqu’elle n’est pas d’actualité est très diverse selon les êtres.

La plupart des gens jeunes en exorcise jusqu’à l’idée, ce qui constitue une mesure d’auto protection efficace. Cette insouciance de la mort est à peine entamée par les deuils des anciens, rangés dans une autre catégorie que les vivants.

Certains à l’inverse vivent dans la terreur de la camarde qui jette son ombre sur leur vie entière.

Les métiers de la mort (pompes funèbres, fossoyeurs, notaires…) la banalisent et s’en dissocient en général. De même les soignants et médecins. Je suis dans ce cas, la mort m’est habituelle depuis si longtemps, elle ne m’obsède pas.

Il n’empêche, j’ai depuis longtemps la curiosité de ce que sera mon attitude devant la mort. Il y a ce que l’on désire qu’elle soit et ce qu’elle est. Des croyants sincères qui ne doutent pas du royaume de Dieu sont submergés par la terreur lorsqu’elle s’annonce, Bernanos l’illustre dans le dialogue des carmélites.

Tel n’est pas mon cas. Je vais mourir, bientôt. Tout traitement à visée curative, ou même frénatrice, est désormais sans objet. Reste à raisonnablement atténuer les douleurs. Or, je suis comme j’espérais être : d’une totale sérénité. Je souris quand mes collègues médecins me demandent si la prescription d’un anxiolytique me soulagerait. De rien, en fait, je ne ressens aucune anxiété. Ni espoir – je ne fais toujours pas l’hypothèse du bon Dieu -, ni angoisse. Un certain soulagement plutôt.

Selon moi, limiter la vie au désir de ne pas mourir est absurde. J’ai par exemple souvent écrit que lorsque je ne marcherai plus, je serai mort. Il y aura un petit décalage puisque je ne marche plus, mais il sera bref. Alors, des pensées belles m’assaillent, celles de mes amours, de mes enfants, des miens, de mes amis, des fleurs et des levers de soleil cristallins. Alors, épuisé, je suis bien.

Il a fallu pour cela que je réussisse à « faire mon devoir », à assurer le coup, à dédramatiser ma disparition. À La Ligue, j’ai le sentiment d’avoir fait au mieux. Mon travail de transmission m’a beaucoup occupé, aussi. Je ne pouvais faire plus. Je suis passé de la présidence d’un bureau national de La ligue le mardi matin à la salle d’opération l’après-midi. Presque idéal.

Alors, souriant et apaisé, je vous dis au revoir, amis.

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Axel, le loup.

Chemins escarpés (23 mai)

Je me rappelle bien en Oisans le tour des trois lacs, au sud du cirque de Dormillouse. On part du verrou de la Biaise vers 1400 mètres d’altitude, grimpe vers Dormillouse 400 mètres plus haut pour laisser le village à droite et s’élever par un chemin escarpé mais bien tracé qui franchit plusieurs escarpements rocheux jusqu’au lac de Faravel, à 2386 mètres, adossé à une grande falaise et souvent encore partiellement gelé et enneigé en août. La prairie de part et d’autre du déversoir, de l’autre côté, est blanche elle aussi de linaigrettes plumeuses.

Au-dessus de la rive est du lac un chemin en corniche chemine vers le nord en montant légèrement par un sentier pierreux de part et d’autre duquel a du se jouer un concours de cairns, certains fort audacieux. C’est alors le lac Palluels vers 2486 mètres, au pittoresque sauvage qui tranche avec le Faravel par des courbes plus arrondies en dessous de la tête du serre Eyraud qui domine son petit monde de ses 2745 mètres, en vue du grand Pinier du Pic Brun, seigneur local à 3122 mètres. Il faut alors dans la descente guetter les cabanes de Palluel, bifurquer au nord vers le Pont de fer et se diriger à vue comme on peut vers le petit lac de Fangeas au sein d’alpages paisibles. Passablement vanné on descend alors un chemin qui suit le torrent de Ruffy et la promenade est terminée.

Mon terrain d’exploits était ce matin la chambre 704 de l’hôpital, qui m’apparaît fort piégeuse. Dix mètres carrés mais des obstacles partout. Mon programme matinal était audacieux. Malgré mes fils à la patte – au bras en fait et ailleurs -, les statifs et sacs pour porter tout le fourbis, des fils électriques, alarmes, télécommandes en tous sens, je me suis lancé le défi d’une douche et toilette comme en préparation d’un concours agricole. Descendre en rappel du lit me fût assez aisé sinon que tous les tuyaux se passèrent le mot pour s’épouser tendrement en des nœuds si étroitement entremêlés qu’il eut fallu la technique radicale d’Alexandre pour les trancher comme le nœud gordien, n’était la certitude que le résultat eut été la catastrophe finale de fluides mélangés, sang, sérum, urines. Assurément à éviter. Alors, à chaque étape, je m’efforçai d’éviter les mélanges funestes et progressais pas à pas vers la salle de bains, nouvelle crevasse pleine de périls. Des objets divers y avait été projetés, chaise percée instable, alarmes diverses, aspérités – crochets, pommeau de douche et serpents métalliques entre lesquels il convenait de repérer les objets usuels de toilette. Et, entre deux opérations, tout désenchevêtrer, bien entendu. Item après item, les minutes, les heures s’écoulent. Mais tout y passe, cheveux, poches, tubulures, corps devant et derrière, dessus et dessous, tuyaux. La lame de rasoir ne coupa que la barbe, habileté diabolique ! Enfin, tout fût récuré, l’irréparable évité. Parti au lever du soleil, le casse-croûte s’annonçait, le rejoindre exigea de nouvelles audaces. Sur les rotules. Demain, je remonte au lac Paluel. Peut-être ?

Axel le loup, jour de Pentecôte

 

Pallier le malheur et la douleur, ouvrir la porte à la possible joie (25 mai)

Président du Comité Éthique et Cancer, j’ai défendu certes la pratique des soins palliatifs mais aussi vivement contesté leur désignation. Les soins palliatifs sont des soins comme les autres, leur objectif est de soulager lorsqu’il n’est pas question d’éviter la mort. C’est fréquent ! Du spasfon contre une colique néphrétique, du paracétamol contre une fièvre virale ou du colchimax contre une crise de goutte. Qui songerait alors à évoquer des soins palliatifs ? Symptomatiques, tout au plus.

En cas de maladie menaçant la vie, les soins cherchent bien entendu à la préserver. Sinon, si l’objectif ne peut plus être atteint, ils continuent d’être des soins, tout simplement. Les soins adaptés à un stade de l’évolution d’une affection sévère.

Pour ma part, je suis par conséquent soigné avec attention et une peu contestable efficacité. Mon cancer est devenu irréductible, soit, on ne va pas en faire un fromage. Ça arrive encore, je le sais depuis 55 ans ! Je me suis battu pour comprendre pourquoi la bête s’emballe parfois, afin qu’on sache la maîtriser plus souvent. C’est le cas. Président de La Ligue, j’ai contribué à ce que des moyens considérables soient collectés pour hâter cette recherche, pour aider les victimes des cancers à s’en débarrasser ou à vivre aussi bien que possible avec. Je suis pour ma part bien soigné dans le mépris tactique de l’adversaire qu’on ne peut stopper mais qui n’a pas encore gagné, puisque je suis vivant. Il n’est certes pas question de me préparer à succomber mais de me permettre de vivre aussi intensément que le corps, quand même souffrant, et les circonstances l’autorisent.

Et elles l’autorisent. Malgré la grisaille, le store levé au petit matin m’offraient jusqu’à vendredi la vue sur le Mont Valérien, me permettait d’évoquer, ému, les milles et plus fusillés du cancer nazi : de d’Estienne d’Orves, Lucien Sampaix, Gabriel Péri, André Bloch, Georges Politzer, Jacques Decour, Missak Manouchian et ses camarades de l’Affiche rouge. Et pourtant ils sont morts et les assassins ont été défaits. Pour le cancer, petite cuillère après petite cuillère, Churchill avait raison, nous le viderons peu à peu de sa substance.

Depuis ce week-end, je m’amuse des formes biscornues des buildings du quartier de La Défense, me remémore les brunchs du dimanche au Chalet des Îles, les parties de barques en amoureux ou en famille, les promenades dans les chemins du Bois de Boulogne, sa faune nocturne, et je suis bien. L’incroyable bâtiment de la fondation Louis Vuitton est là, je suis encore dans l’émerveillement de la céleste exposition Chtchoukine. Je crois avoir aperçu un cheval galoper sur la piste de l’hippodrome de Longchamp. Ce n’était pas Hélène.

Ce matin, une immense «culotte de gendarme » donnait à 6h l’illusion du beau temps. Et je suis bien. Vraiment. Je suis bien soigné.

 

Je m’amuse ce matin à écrire ce billet après avoir déjoué les pièges des déambulations, attaché, autant d’exploits. Ma peau est rasée, je dois sentir le savon frai, de la gaité se lit sur mes traits.

J’ai pu enregistrer des messages audios « stratégiques » pour La Ligue, l’inauguration future et posthume du festival du livre de Mouans-Sartout, début octobre. On me soigne, je vis intensément.

Tant d’êtres aimés viennent me voir, des effluves d’été. Pas trop, tout de même ….

Après des aménagements techniques indispensables, je rentrerai dans mes pénates. Pas de raison que je n’y sois pas bien. Des équipes mobiles de soins – de soins, pourquoi palliatifs ?- passeront. Pour le cas où. Et puis je m’endormirai le moment venu, pas avant. M’enviez-vous ? C’est une gentille provoc, bien entendu. Mais quand même, puisqu’on a pallié le pire, la fenêtre est vraiment ouverte à la possible joie.

 

Axel, le loup débonnaire

 

Un monde de bisounours (27 mai)

Lorsque le mal s’estompe et que j’ai fait ce que devais, été bien avec qui je suis bien, lorsque j’ai terminé un chapitre du livre de Jean-François, lorsque j’émerge d’une somnolence, alors par habitude je parcours l’actualité, balaye les réseaux sociaux. J’y vois ce que vous voyez. Jean-Marie Bigard et Alexandra Henrion-Caude, le pire imaginable de la vulgarité alcoolisée et l’ex-brillante biologiste dont j’ai dirigé la thèse, battent l’estrade. Tant de vos témoignages d’affection. Les dollars débloqués pour reconstruire Gaza afin qu’on puisse le bombarder à nouveau (et si on faisait la paix, à la place ?). Les rituelles banalités de tribunes d’une campagne électorale. La course folle à l’inexorable montée des haines et des exclusions. Le dévouement des bénévoles au service des personnes fragiles. Tout le reste. C’est comme ça, c’est le monde, ce sont les gens, pas d’alternative, fulgurances et abîmes.

Mais dans mon cas, le temps m’est compté, je ne peux vivre tout le réel, je dois sévèrement échantillonner.

Alors, plus aucune place pour les Bigard – Henrion – Raoult – Perronne – Marano – Plenel – Bolsonaro & Co. Je puis un instant demeurer  à distance de Gaza et de Delhi.

Plutôt des paysages et des fleurs, les câpriers de l’Île de Lipari, des genêts et des ajoncs, des cistes de Corse, des sauveteurs et des soignants, des créateurs et des aidants….

Un monde de bisounours, sans aucun doute. Mais j’ai si peu de jours, il me faut trier. Et ce que je garde est beau, très beau.

D’où ce tweet de ce soir :

« Rien à faire, le monde est beau et laid ; on y trouve le Bien et le Mal. Les gens sont magnifiques et désolants. Pas le choix, on est au monde. Sauf lorsqu’il reste peu à vivre. Impossible de tout faire et connaître. Alors on choisit. Assez confortable, en somme. @laliguecancer » Si en plus une nuit un peu paisible m’est offerte, une aurore bleutée à la fenêtre de ma chambre demain matin, voire un crépuscule de feu, ça vaut vraiment le coup. »

Axel, le loup romantique

 

C’est une affaire de soudure et d’alliés  (29 mai)

Les ingrédients de la beauté des jours de tous mes collègues dans ma situation résident dans la volonté, la richesse mémorisée mais aussi la chimie médicamenteuse : morphine, opium, paracétamol, somnifères…Vers cinq heures, l’aube bleuissante prend le relais en dissipant les scories des bêtes noires qui s’accrochent. Un coup de tête de loup, bien entendu. En entendant on plonge dans l’univers immense de ses pensées, de ses désirs, de ses fantasmes, de ses souvenirs, de ses images et se porte sur l’un d’entre eux chargé d’aider à la soudure avec les bataillons plus fournis de la journée.

Ce fut ce matin la lande de la côte sauvage d’Ouessant près de laquelle entre deux coups de tabacs, de débonnaires phoques se trempaient comme nous le museau dans l’azur dégagé l’espace d’un instant par un noroît vigoureux.

Vous faites un couple d’heures, avec ça et l’aube bleuit. La journée sera belle. Vivement une autre, encore après celle-là.

Axel le loup aux yeux mi-clos

 

Il me faut vous dire… (30 mai)

La période de la vie dont on connaît avec une raisonnable certitude la fin proche est très intéressante à vivre. Rare, bien entendu, unique si on laisse de côté les miracles et les erreurs. Intéressante, elle est riche aussi, et pour tout dire pas désagréable.

Si l’esprit n’est assombri par aucune angoisse – et qu’est-ce ce qui pourrait en principe l’angoisser, surtout pour qui ne s’attend à rien d’autre qu’à ne plus être- il connaît une incroyable liberté, presque totale si le futur défunt a pu s’assurer que les survivants ne seront pas en danger. Et même ces circonstances dramatiques renvoient-elles à une angoisse de la vie, pas de la mort.

De toute façon, je suis privilégié. Mourir à mon âge ne peut éviter de provoquer des peines mais elles se dissiperont vite car une telle mort est dans l’ordre des choses. Du temps m’ayant été donné quand même, j’ai pu « assurer le coup”, prendre des dispositions.

Si bien que je compare ma situation à celle décrite avec ravissement lorsque délaissant toutes mes fonctions officieuses et officielle le 8 mai 2013, je me suis transformé en cheminot vagabond. Rien de ce que je privilégiais, décidais, ce à quoi je renonçais ne pouvait nuire à autrui ; responsable de moi seul j’accédais à la liberté totale.

À dire vrai, je pousse un peu le trait : certaines de mes initiatives se révéleront, je l’espère, positives pour les miens et pour mes engagements. Elles sont totalement libres, cependant.

Certes, sur les chemins de France, ma liberté baignait dans la beauté que l’effort rendait plus étincelante encore. Beauté et liberté s’approchaient d’un programme complet de vie.

Je suis là sévèrement handicapé mais chaque victoire minuscule et temporaire sur les contraintes que je subis jouent le rôle du presque épuisement que j’oubliais vite une fois le haut col passé. Et des images de splendeurs, de plaisirs, d’amours, d’émerveillements, j’en ai rempli ma hotte au fil des décennies.

Si bien que, ma foi, cette liberté, ces défis relevés, cette profusion de perceptions, de sensations, d’émotions, cet univers étincelant de beautés, en ombres chinoises parfois, ces rencontres épurées, ces mots sans fioriture ni intention qu’eux-mêmes, c’est tout compte fait pas mal. Mieux que je ne l’espérais, même.

« Il n’est de culture que de la vie. La culture de la mort n’en est qu’une pathologie dépressive. On ne prépare jamais que la vie, on y renonce en préparant la mort qui n’en a nul besoin. Cela vaut si on doit vivre 50 ans, 50 semaines ou 50 heures.

Je suis bien, Vive la vie. »

Axel, le loup au regard empli d’étoiles

 

Les nouvelles aventures d’une vie belle et heureuse (1er juin)

Après quinze jours d’hospitalisation, tout change aujourd’hui pour ne rien changer. L’objectif est de vivre aussi agréablement et utilement que possible dans le mépris d’un mal qu’on a pas les moyens pour l’instant de perturber mais dont je suis déterminé à éviter la tyrannie. Ma volonté tient les manettes, elle se souci de la bête mais ne saurait s’y soumettre avant que tout ne sois perdu. Fort l’honneur et en sifflotant avant de m’endormir.

Retour à domicile en début d’après-midi, mon havre familial ayant adopté de furieuses pratiques hospitalières. Une première pour moi, tout est follement intéressant, une aventure.

C’est aujourd’hui que le Conseil d’administration national de La ligue aura à ajouter à au moins 7 heures de séances la désignation d’une structure d’intérim avec toutes les délégations légales requises. En principe tout est bordé, préparé, répété. On n’est jamais assez prudent. Absent même en vidéo, la réunion sera précédée d’une adresse audio de mon cru.

Je ne serai pas loin, mieux équipé pour être connecté et venir le cas échéant à la rescousse que depuis ma chambre d’hôpital.

Mon équipement informatique va me permettre aussi de reprendre toutes mes interventions et réactions à chaud des semaines qui viennent de s’écouler et que j’organiserai en une chronique joyeuse et décidée d’une vie active et bonne quoique brève. Et puis brève, qui l’assure si je ne m’en occupe pas trop. Les importuns négligés se lassent, cela s’est vu. Sinon, on en créé l’illusion qui devient une réalité temporaire, comme tout l’est.

La maison, ce sont aussi les enfants, des ribambelles de petits enfants et les agapes raisonnablement folles. Avec mon opium quotidien, cela m’inspire ; servi en boulette par une accorte hôtesse chinoise la préchauffant dans le fourneau de ma longue pipe, ce devrait être encore mieux. Mes yeux fermés et l’imagination en roue libre, on y arrive.

Mais c’est que j’ai hâte, moi, d’explorer pleinement ce chemin nouveau ! N’y venez pas tous en même temps, quand même.

La mort n’est rien dans mon scénario. Vivant, elle me perturberait si je lui accordais de mon temps, alors volé à la vie ! Je ne lui ferai jamais ce cadeau. Mort, elle n’existera plus puisque j’aurais cessé de vivre!

Et puis on ne peut mourir que si on a vécu. Et je vis, c’est vrai, mais si bien que la mort se réduit à une ponctuation élégante. Si j’avais eu une vie de merde, arrêter la partie me tenterait peut-être mais serait un échec : stopper une pièce qui n’a pas vraiment décollé est un non-événement.

Alors que là, c’est excitant. Comme de faire le tour du mont Viso, atteindre le sommet du mont de la Font Sancte et finir dans la vallée vers Guillestre. Partir de la Vallée de la Durance, passer le col d’Orcières ou de Freissinières, descendre par les lacs des Pises, bifurquer à Prapic et revenir au plan par le col des Roches blanches.

Lys martagon au Lauzet

Buter venant de Bretagne sur la mer Méditerranée 1452 mètres en dessous du Gramondo et être arrêté brutalement.

Toutes les phases-phrases de la vie ont une ponctuation finale, elles sont sinon toute entière vacuité.

Pas mal, mon trip actuel, prometteur. Je vous tiens au courant.

Axel, le loup trépidant qui change de tanière

 

La dernière tanière ? (2 juin)

Le trajet de l’hôpital à mon domicile avait été conçu par mes gentils médecins, d’excellents collègues, de sorte à minimiser l’inconfort du transport, en ambulance plutôt qu’en VSL. Ambulance il eut, récupération selon ce que sa suspension m’a suggéré d’un véhicule militaire de 1917. Tout se passa de plus comme si le vénérable véhicule dépourvu de tout coussin de quelque confort s’aventurait sur un champ de bataille de Verdun juste après la reprise ultime du fort de Douaumont. L’asphalte parisien l’évoque. J’arrivais entier, par miracle, malgré ma structure corporelle et osseuse éminemment émiétable. Un miracle, y aurait-il un bon Dieu pour les anciens croyants ? Quoiqu’il en soit, me voici de retour dans ce qui est ma tanière depuis des décennies, munie cependant d’un équipement qui a de quoi faire pâlir de jalousie beaucoup d’établissement hospitaliers de France.

Chez moi, cependant, la musique, les livres, les tableaux de ma famille de peintres,

mes « souvenirs » du monde, d’Afrique équatoriale en particulier.

La Tour Eiffel aux pieds de laquelle se trouvait l’école où Jean, mon père et son directeur, a enseigné la philosophie à des générations d’élèves qui jamais n’ont oublié. N’est-elle pas belle en ces aurores roses que j’aime aussi ?

Ma tanière où j’ai bien entendu accumulé tant de ce qui m’évoque ce, ceux et celles que j’aime et ai aimés. Il m’apparait que c’est un bon endroit pour continuer à vivre et à goûter chaque instant. Ensuite, si un improbable prodige de la science concernée, l’oncogénétique, ne dégotte pas une cible miraculeuse, dominante et accessible à une thérapie ciblée existante (!!), ce sera le sommeil entouré des miens, puis le départ pour Mussy où tout est ma foi préparé pour une belle réunion sereine pleine de vie de ceux qui m’aiment, les miens et les autres. Je manquerai ce rendez-vous, c’est dommage car ce devrait être de qualité.

Je n’ai presque pas parlé de la mort dans cette chronique. Ce n’est pas un parti-pris idéologique ou religieux – antireligieux. C’est que je ne vois pas la place intéressante qu’elle pourrait y tenir. Les thuriféraires de la morts me font horreur.

À suivre, quelques réflexions –aphorismes, tweets – de 240 signes ou moins qui précisent ma pensée.

Axel Le Loup a bien œuvré ces jours pour La Ligue @laliguecancer. Actuellement il serre les dents, silencieux.

 

Quand on a que souffrir À s’offrir en en partage Au jour du grand voyage Qu’est aussi notre amour, Quand il reste à donner Tant d’amour et de foi À décoiffer les montagnes qu’affronteront nos combats, toujours @laliguecancer sera avec toi, Ta souffrances et tes joies.

 

Jusqu’en avril, je planifiais les années civiles ; puis les saisons. Ce furent bientôt plutôt les semaines. Ce ne sont plus désormais que les aubes naissantes que je verrai, émerveillé, bleuir. Cela en vaut pourtant toujours la peine.

« La question à ne pas poser à une personne qui fait ses derniers pas est « comment ça va ce matin ? », « Ça va bien ? » La seule qui vaille est  « vis-tu bien ? Que faire pour que tu vives mieux ? » Or le fait religieux, rien ne sert d’apprendre à mourir. À vivre, si. »

 

Tous les matins du monde. Lorsqu’il adviendra que l’un me restera obscur, rien ne sera perdu de ces myriades d’étoiles allumées chaque nuit puis pâlissant sans lendemain pour moi seul. Elles prépareront des aubes bleuissantes pour ceux que j’aime, de principe ou de de cœur.

 

Pourquoi une personne serait-elle moins solidaire malade qu’en bonne santé ? Mes ennuis ne sont pas dus au tabac qui tue pourtant 9 fois + que mon mal. Avec @laliguecancer, tous mobilisés pour #JOURNEEMONDIALESANSTABAC La cupidité des industriels du tabac a tué 500 M personnes !

 

« La vie a une fin. Ne jamais commencer à vivre en dispense. Une vie riche et belle connaît une issue qui en fait partie, comme la ponctuation finale d’une belle histoire. Elle peut même en être l’enluminure signifiante. Un crépuscule flamboyant après tant d’aurores bleuissantes. »

Le soleil sur l’étang déserté

« Je m’adresse à vous, sœurs et frères qui craignez le cancer. Vous pouvez l’éviter (40% des cas), en assurer la guérison par un diagnostic précoce, l’espérer quand même grâce aux progrès. Et sinon, enchanter la vie qu’il reste à vivre. C’est possible et intense, j’en témoigne. »

Quel orage ! (4 juin)

Fatigué par la longue marche de la veille, depuis Murat et le Puy-Mary jusqu’à l’extrémité du haut plateau du Limon entre les enclos de vaches Salers rouges aux longues cornes en forme de lyre, à moins que ce ne soit seulement de ma tanière jusqu’à chez le coiffeur à 200 mètres de là – et retour -, je dormais profondément sous l’effet de produits appropriés. Les rêves se bousculaient sans doute dans ma tête sans que je ne puisse rien en retenir, assommé et paisible. Je m’imagine fantasmer sur la fournaise des volcans du Cantal, les coulées de lave qui se succèdent durant onze millions d’années, les gerbes de feu, les pierres ponces retombant comme des énormes grêlons incandescents. Il me semble m’éveiller, il n’est pas cinq heures, le tonnerre gronde, des éclairs illuminent par instant un curieux minaret que je n’avais pas remarqué la veille en montant ma tente. Un peu comme comme le piton basaltique – un neck – de Saint Michel d’Aiguilhe, près du Puy. Le vent se lève, il projette avec violence des gerbes de pluie sur mon abri, je ne suis pas tranquille malgré mon double toit et la réimperméabilisation récente de la toile. La tente est basse, fortement arrimée, celle d’un vrai randonneur habitué aux orages en montagnes mais il m’est arrivé au moins une fois de vivre le désastre dans ces circonstances de n’observer plus dans la tempête que nos corps couverts de duvets trempés, tout le reste m’apparaissant s’être satellisé au loin. Cette fois, je suis réveillé pour de bon, j’ai tout faux. Mon lit médicalisé ne craint rien, il est resté au sec. Un examen plus attentif me permet de reconnaitre par la fenêtre qui a résisté aux giclées de pluie la Tour Eiffel dont les éclairs accroissent l’aspect dégingandé et fantomatique. Dommage, mais c’était bien quand même ! Encore sous l’effet des drogues, je me ré-assoupi bercé par le vacarme, confortable et en sécurité sur mon tapis volant. Une belle matinée encore, ni bleue ni rose mais qui en valait la peine.

Et puis, maintenant je me le rappelle, c’est chez le coiffeur que je suis allé hier. Quel effort !

 

Axel le loup rêveur et campeur.

Certes la chair est faible mais ce n’est pas une raison pour nier que la chère soit parfois une œuvre d’art  (5 juin)

Je garde du Petit-Pressigny, le village d’Indre et Loire où je suis né et où j’ai grandi jusqu’à près de cinq ans, l’image d’un paradis terrestre. Je ne manquais de rien ni de personne, ma nourrice “maman nounou” était à la fois ma madone et ma véritable mère, ses bontés m’apparaissaient innombrables. J’ai eu du mal, lorsque mes parents biologiques m’ont amené à Paris, à avaler autre chose que ce que maman-nounou  me préparait et la grande ville m’est apparue un univers contre-nature et hostile qu’il importait de fuir par tous les moyens. J’étais à ce point infernal, campagnard jamais dégrossi, que l’on me mit bien vite aux louveteaux, aux scouts de France. J’ai réalisé plus tard que ma soif jamais apaisée des chemins  et de la nature équivalait à une quête obstinée, et même vitale, de retrouver le paradis terrestre de mon enfance, ou un autre qui me l’évoque.Ce fut d’ailleurs un plein succès et c’est l’une des raisons pour lesquelles ma vie fut belle, est belle puisque, sans marcher désormais, la beauté vient à moi. Toutes les beautés, en l’occurrence, même celle de la chère qui me ramène au Petit-Pressigny. Jacky Dallais, de trois ans mon cadet, habite là-bas depuis toujours. Sa mère était cuisinière dans le village, Jacky est devenu un grand cuisinier, son restaurant “La Promenade”, distingué au guide Michelin, est sans doute le meilleur du département depuis le déclin de la dynastie Barrier à Tours. Les Dallais eux aussi sont une dynastie puisque l’affaire est maintenant dirigée par Fabrice, son fils. Des deux enfants qu’il a eu avec son épouse Isabelle, le garçon est déjà en cuisine chez des maitres alors que sa sœur se destine à la sommellerie. Mes amis Dallais ont cherché à me manifester leur affection dans la période “intéressante” que je vis. Leur solution est une merveille ! Tous les matins j’ai droit à une photo de plats de leur carte, en voici quelques exemples. Je puis vous assurer que l’effet calmant sur mes douleurs et le pouvoir euphorisant ne le cèdent en rien à l’opium ! Jugez par vous-même.

                                                          Moules froides en gelée et salade de champignons brun bio 

 

  Morilles farcies de foie gras et asperges à l’orange

 

Coulis d’asperges vertes, fèves du jardin et safran

 

Oeufs de hareng, crème de pomme de terre ratte et tartine d’oignon blancs

 

Baba mandarine et crème glacée au thé Earl grey

 

Tous ces délices m’ont donné une idée : inviter par “paquets” ma famille entre 18h et 20h (je suis fatigué, quand même), chacun apportant en petite quantité un peu de ce qu’il aime. Moi, je les aime tous…..Ce soir, Jean-François et les siens, mes enfants et les leurs. Voyez, je n’exagère pas, elles ne sont pas mal du tout, mes journées.

Axel, le loup gourmand.

La famille, bien sûr, mais pourquoi ? (6 juin)

Profiter du temps qu’il reste à vivre pour rencontrer sa famille est une évidence. Mais pourquoi en est-ce une ? La version “famille je vous hais” des lien familiaux existe aussi, Hervé Bazin et sa Folcoche de “Vipère au poing’ l’illustrent de manière pour moi inoubliable, elle n’est qu’un des exemples innombrables des désunions et haines familiales de la littérature, peu exagérées par rapport à la vie réelle. Je suis en ce qui me concerne d’une grande banalité, j’aime ma famille, toute ma famille.

De G à D, Joëlle, Julien, Virginie, Isabelle, Solan, Sacha, Cécile, Jean-Emmanuel, Axel, Cléa, Rachel, Jean-François, Noah. Ludovic est le photographe.

Il m’importe tant que nous “fassions” famille qu’à plusieurs reprises depuis 16 ans j’ai pris l’initiative de réunir dans notre fief familial maternel aussi bien que paternel de Mussy-sur-Seine des “cousinades” aussi larges que je l’ai pu. En effet, l’affection, la solidarité familiale sont loin d’aller toujours de soi, même en dépit de ressorts favorisants. Les parents ne peuvent nier leur responsabilité dans l’être des enfants, ces derniers ont en général été “imprégnés” par l’atmosphère affective des soins parentaux, sans cependant.systématisme ni garantie. Je me sens bien entendu responsable de mes enfants, ils ont été, petits, jeunes et maintenant adultes des filles et des garçons qui m’ont passionné, qui me passionnent. Que j’aime sans restriction.

Cécile, Axel, Isabelle, Jean-Emmanuel

La responsabilité disparait le plus souvent du lien aux petits-enfants, l’inquiétude qui l’accompagne s’atténue d’autant, la disponibilité à l’émerveillement gratuit en est libérée. Ils sont craquants, ces  petits, disons-le.

Sacha, Solan, Axel, Noah, Cléa, enfants de Cécile

Craquants, les petits. Mais, pour un papy d’une famille de garçons, il faut reconnaitre que les petites filles…..

Cléa avec Papy, elle vient de lui donner son dessin…

 

Le dessin de Cléa. Papy n’est pas mort mais couché à l’hôpital.

Oh, cela mérite bien un énorme bisou…

Le bonheur fou de Papy

J’ai souvent de la difficulté à répondre à la question des personnes qui ont contribué à ce que je suis devenu car, en réalité, aucune ne m’est jamais apparue intellectuellement plus riche que Jean Kahn, mon père, n’a autant contribué à développer ma fantaisie et ma joie de vivre que “Millette”, ma mère. Exceptés mes frères. Olivier, avec qui j’ai été élevé à mon arrivée à Paris, à cinq ans. Jean-François, l’ainé plus lointain mais icône du grand frère journaliste aux mille histoires à raconter; aux informations de première main, aux mille talents.

L’ainé Jean-François et le benjamin, Axel.

Les enfants d’Olivier sont devenus les miens, à sa disparition prématurée. Je les recevrai bientôt.

Les cousins plus éloignés ne se connaissent le plus souvent pas. Or, s’ils se connaissaient, ils pourraient s’aimer, faire famille eux aussi.

Cousins germains, Cécile et Julien.

Telle a été la motivation des cousinades que j’ai tenu à organiser et à animer. N’était-il pas possible que se créât à cette occasion un lien fort justifiant alors tous les efforts déployés ? Je m’apprête par conséquent, autant que j’en ai la force, à partager un moment joyeux avec les membres de ma famille. Cela a commencé de prendre forme hier soir, vous l’avez constaté. Je poursuis.

Axel, le loup et une partie de la meute.

La vie, la mort et les sagesse antiques (7 juin)

Mon grand-frère Jean-François m’a dépeint à un journaliste de la chaine d’information LCI sous les traits d’un “philosophe stoïcien” occupé à philosopher pendant que s’écoule le sang de ses veines entaillées. Il signifiait par là mon “stoïcisme” en se référant plus, semble-t-il, aux thèses de Sénèque qu’à celles de Xenon de Kition, le fondateur de la doctrine stoïcienne dont l’enseignement fut donné à Athènes au 3e siècle avant notre ère. Le “suicide” stoïcien est une thèse et une pratique devenues surtout populaires postérieurement dans la Rome pré-chrétienne. Le stoïcisme des origines s’enracine dans l’idée que la vertu seule et l’insensibilité aux passions bonnes ou mauvaise, à l’exaltation des plaisirs comme à la douleur, garantissent la vie bonne et le bonheur. Le loup de Vigny “hominisé” est sans  conteste stoïcien…et stoïque, il témoigne des plus hautes vertus en faisant son devoir de “chef de meute”, il affronte les chasseurs et les chiens pour permettre à ses louveteaux et à leur mère de se mettre à l’abri, sachant qu’il va au devant d’une mort certaine qu’il ne recherche cependant nullement. Le loup aime sans doute la vie, éperdument, mais pas au prix du devoir impérieux de protéger les siens.Il n’est rien de suicidaire chez le loup, chez Axel le loup non plus. Je me réclamerais plutôt moi-même d’Épicure, la seconde  source majeure de la sagesse antique, voire même de l’hédonisme des cyrénaïques, adeptes du plaisir le plus débridé. Épicurisme et stoïcisme ne diffèrent l’un de l’autre pas tant que certains le pensent, la recherche épicurienne du bonheur et des plaisirs ne se limite certes pas à la poursuite de la vertu mais reste très sage, voire d’une certaine austérité. Tel n’est pas mon cas, je ne suis pas austère, j’aime les plaisirs, tous les plaisirs, la seule limite que je leur fixe est la valeur de l’autre, le respect de ses choix, la prise en compte de ses propres besoins et plaisirs. En d’autre terme, je me vois comme stoïcien face à la douleur, épicurien quand il s’agit d’intégrer la recherche d’un bonheur paisible à mes objectifs de vie, hédoniste dans mon goût pour tous les plaisirs, surtout partagés quoique je sois un marcheur solitaire. Je laisse hors de mon univers les cyrénaïques du sans-limite et le marquis de Sade pour lequel le franchissement de ces limites est une condition du plaisir.

Ma “chronique apaisée de la fin d’un itinéraire de vie” exprime d’abord ma perception très personnelle de cet épisode ultime et intéressant de mon existence. Le devoir aussi que je me suis reconnu d’offrir une autre vision de cette situation que la “culture de mort” qui m’apparait singulièrement prédominante alors que je la vois dépourvue de tout intérêt : je suis mort, il est mort, n’en parlons plus. Dommage, il y a tant de choses épatantes à faire si on n’est pas mort. La troisième dimension de mon témoignage est plus militante. Un cancer est diagnostiqué chez 400.000 personnes chaque année. La guérison sera obtenue après souvent un long combat chez 220.000 d’entre elles, quelques dizaines de milliers pourront compter sur une vie longue malgré leur cancer mais près de 150.000 autres mourront. C’est mon cas, j’étais jusqu’à il y a une semaine le Président national de La Ligue contre le cancer et je désire témoigner. Ce pronostic ne sonne pas tant un arrêt de mort qu’une mobilisation générale pour vivre, il existe une véritable urgence de vie. Alors, amies et amis, combattons, ne lâchons rien avant que ce moment n’en soit réellement, paisiblement venu. Seulement alors le loup desserre sa mâchoire, seulement alors nous renoncerons aux petits et grands plaisirs autre que le sommeil.

 

Axel, le loup philosophe et hédoniste

 

La mascotte et le loup (8 juin)

Quelle belle surprise, hier ! Un monsieur qui en fait collection m’a envoyé par la poste une fort belle photo d’Axel randonneur accompagné de Princesse mascotte, sans doute prise par le journal Nice matin à Plan-du-Var. Il désire que je le lui dédicace, ce que je m’apprête bien entendu à faire. Non sans scanner d’abord cette image possession du journal et  dont je regrettais de n’avoir pas un double.

Avec Princesse Mascotte, juillet 2014, Plan-du-Var

 

Princesse mascotte, c’est tout une histoire ! Entre autres activités, je suis aussi un homme de cheval, ma vieille jument Hélène en est un vestige qui me survivra. J’ai dirigé dans les années 90 un club hippique dans le Pays-de-Retz et côtoyé les différents métiers du cheval, éleveurs, cavaliers, sports équestres. À ce titre, je suis de la dizaine de “people”  à qui la Fédération française d’équitation demande fin 2013 de parrainer les jeux équestres mondiaux Normandie 2014. Cet événement considérable pour les milieux du cheval se déroule une fois tous les quatre ans, et pour la première fois en France. Acceptant ce parrainage, je préviens qu’en fait je traverserai de mai à juillet 2014 la France depuis la Pointe du Raz jusqu’à Menton et serai de ce fait incapable d’assister aux événements et réceptions de promotion de ces jeux mondiaux Normandie 2014. Je propose à la place d’accrocher la mascotte des jeux remise à chaque parrain, un poulain alezan vêtu d’un gilet vert,  et de l’accrocher à mon sac de randonneur de sorte que les gens de la pointe bretonne à la frontière italienne; dans les journaux nombreux qui me suivent, aient l’attention attirée par cette olympiade du cheval. Me voilà donc en route le 8 mai, direction la Baie des trépassés, par un temps de chien. Là, dans la tempête, une évidence s’impose : si le monde est masculin et féminin, mâle et femelle, j’ai pour ma part une constante préférence pour sa part féminine. Menton est encore loin, plus de 2000 km que je me vois mal parcourir en compagnie d’un petit mâle. La mascotte est alors  sur le champ rebaptisée “Princesse mascotte”, une compagne fidèle qui ne cessera de m’encourager. Partant en 2013 de la région natale de Rimbaud vers le ¨Pays basque, j’avais pleinement pris à mon compte la déclaration du jeune Ardennais selon laquelle “Je est un autre”. Or, ma vie trépidante m’avais peu donné d’occasion d’un dialogue approfondie avec cet autre qu’est je. La longue marche solitaire y remédiera. Et bien, en 2014, cet autre, partenaire du dialogue, sera personnifié par Princesse mascotte. Elle est moi, je suis elle; moi le monsieur dans sa soixante-dixième année, parfois épuisé, blessé, hésitant à relever le défi jusqu’au bout ; elle ma part féminine, jeune, jamais fatiguée (il faut dire que je la porte), optimiste. En une occasion au moins, dans le hameau de La Godivelle sur le plateau du Cézallier, elle m’a dissuadé vraiment d’abandonner.

Les journées que je vis sont un peu difficiles, fatigue et douleurs me découragent, parfois. Alors, j’ai sollicité ce matin l’intervention de Princesse mascotte, elle ne s’est pas défilée. Un beau sourire dans les géraniums, je souris aussi, quelques larmes au yeux mais ça passera; Merci, ma Princesse.

Princesse mascotte stimule mon courage

Axel, le loup que Princesse mascotte sauve de la défaillance.

Pensées en chemin entre deux mers et cheveux ras : voyage au bout de soi (9juin)

Mais pourquoi fichtre ai-je ressenti l’impérieux besoin, dès ma sortie de l’hôpital il y a une semaine, de me trainer péniblement chez le coiffeur et de lui commander une coupe ras ? C’est à dire exactement comme les 6 mai 2013 et 2014 avant de m’élancer dans mes deux traversées diagonales tardives du pays, des Ardennes au Pays basque puis de la Pointe du Raz à Menton ?

Givet, le 8 mai 2013, direction la Rhune et Saint-Jean-de-Luz

Chaussée de la Pointe du Raz, le 8 mai 2014, direction Menton

Boulevard Pasteur à Paris, le 4 juin 2021, direction “voyage au bout de soi”

La démarche a été pour moi évidente et j’y ai déjà fait allusion dans le titre même de cette nouvelle chronique. Je m’engage dans un itinéraire intéressant et inconnu hormis son terme, parfois difficile et d’autres fois source d’ineffables joies. Cette impression m’avait déjà envahi en me mettant en route depuis la Pointe du Raz le 8-5-2014, puis presque parvenu au terme de l’itinéraire, à l’extrême pointe de la montagne ligure, le vide devant moi. Cette fois encore je vous offre mes pensées en chemin entre deux mers – la vie et rien -, en un ultime voyage au bout de soi. J’ai même convoqué Princesse mascotte pour les moments difficiles.

Bien entendu, il me faut puiser dans les ressources presque infinies de ma mémoire, de mon imagination et des métaphores pour donner consistance à la similitude entre mes itinéraires antérieurs et celui dans lequel je suis engagé et dont je vous rends compte presque chaque jour. Il y a peu, ma moyenne était de trente kilomètres de marche par jour, parfois bien plus, des dénivelés impressionnants. Aujourd’hui quelques centaines de mètres à parcourir représentent un défi que je ne pourrai bientôt plus relever, au moins éveillé. J’ai des vertiges de ma propre hauteur, le pas est mal assuré, je me tiens aux branches – aux meubles pour être plus exact. En revanche, chaque nuit, à l’occasion de chaque assoupissement, mes exploits et mes plaisirs sont exceptionnels. Je suis en juillet dans l’adret de la vallée de Freissinières, vers 2200 mètre d’altitude, l’eau est rare mais de petits torrents permettent opportunément de remplir les gourdes. Dans la pente sèche, c’est une explosion de lys orangés, d’œillets et d’innombrables autres fleurs.

Lys orangé, adret de la vallée de Freissinières.

 

Enfin à Dormillouse, infatigable je continue vers le col, je glisse plutôt et ne ressent aucune fatigue, aucune lassitude. “Temps suspends ton vol”, il l’a suspendu, le temps s’étire à l’infini. Je fais pourtant une courte halte pour me rassasier de framboises sauvages, je renonce à la sieste, elle pourrait me réveiller. Je longe les crêtes du cirque immense, passe au dessus des cascades, sous l’une d’entre elles protégé par une dalle inclinée. Brulé de soleil, je décide de descendre en ubac, les lys martagon abondent ainsi que de somptueux bluets des alpes.

Lys martagon, ubac.

Bleuet des Alpes en ubac.

Plus bas, les orchis m’apparaissent immenses, les prairies sont devenues plus grasses, des moutons y paissent, je m’étends au milieu d’eux …et me réveille. Mais il me reste tant à faire dans les jours qui viennent que, j’en suis sûr, je veux en être sûr, demain sera beau.

Axel, le loup en chemin entre vie et vie.

Carpe diem, cueillir le jour présent et ses fruits succulents sans se soucier du lendemain n’est guère possible au loup (10juin)

Carpe diem, jouis de l’instant sans t’inquiéter de ce qui pourrait arriver demain est l’une des références d’essence épicurienne les plus citées. Pas sûr cependant que ce précepte doive être entendu de la même manière par le loup qui va mourir bientôt et par le petit lapin sorti de son terrier à l’aube naissante et qui s’enivre joyeux de l’odeur et du goût du serpolet. perlé de rosée. Savoir profiter des délices de l’instant sans en être barré par les sombres perspectives du lendemain peut certes valoir comme sagesse universelle ; cela revient à protéger les petits bonheurs possibles tout de suite de la contamination par le malheur à venir. Il couvrirait sans cela très tôt toutes les couleurs de la vie du sombre voile du drame et de la mort, caractéristique de la mélancolie, poison mortel du bonheur.

Pourtant, carpe diem  un jour ordinaire suivi en principe d’innombrables jours ordinaires n’a pas du tout la même signification qu’à l’approche de la mort certaine, pour le petit lapin et pour le loup, pour Axel le loup et pour la jeune Delphine éclatante de santé dont nous venons de fêter les vingt ans. La notion de délai, de priorité, d’urgence fait toute la différence. La certitude que nous sommes tous mortels reste un concept longtemps abstrait dans une existence, et cela est une chance. Si bien que la notion de la brièveté d’un temps imparti ne se vit guère que chez les cadres dirigeants, les élus conscients de ce que le temps leur est compté pour réaliser un programme qui porte leur empreinte. Ou simplement l’amoureux qui sait ne pas disposer de plus que les mois de l’été pour convaincre l’objet de son inclination de s’engager. L’enseignant ayant un programme à traiter durant l’année scolaire. Le président d’université ou de La Ligue contre le cancer persuadé  que des réformes sont indispensables mais assez lucide pour se persuader qu’il est le seul à pouvoir les faire aboutir.

Lorsque l’incertitude anthropologique sur la durée d’un vie fait place à un calendrier beaucoup plus resserré et raisonnablement fiable, soit la personne se juge de ce fait libérée de tout engagement ou projet de vie antérieur, elle part seule sur le chemin qui doit la conduire au terme de son existence, soit elle affronte un redoutable défi d’urgence. S’il me faut le faire, c’est maintenant, et vite. Carpe diem, certes, mais le choix des fruits, des fleurs et des plaisirs à cueillir aujourd’hui ne peut évacuer la dimension du choix, ne peut éviter que l’on se pose la question de ce qu’on a ce faisant négligé,  abandonné. Carpe diem sans l’insouciance, avec moins de fantaisie, et pourtant dans une recherche ardente du bonheur possible. Je désire goûter une dernière fois la fraicheur de la marée lorsque, peu à peu, elle enveloppera mon corps allongé pensif et serein sur le sable  chaud et sous un soleil ardent. Non, pas le temps, il va me falloir pour connaitre cette jouissance m’avancer au devant de la mer encore basse, dans trois heures il sera trop tard. Aux sources de l’Aube, pas très loin de Langres, en pleine forêt, l’eau sourd sur un terrain où poussent en mars des jonquilles, puis des narcisses, du muguet, des ancolies ….chaque année. Carpe diem, la floraison du jour me ravira, ce sera une autre flore dans deux semaines, je me rattraperai l’an prochain pour les jonquilles. Mais non, je dois cueillir les images et impression du jour, elles se seront demain évanouies pour moi. L’exigence du bonheur face à la mort qui se manifeste chaque jour un peu plus est en fait un combat exigeant, elle exige une mobilisation active : carpe diem certes, mais pas seulement ce qui vient, d’abord ce que je privilégie dans le choix limité qu’il me reste, ce que j’ai encore le pouvoir de vouloir et de réaliser. Parfois épuisant, il semblerait si aisé de laisser aller. Ce serait dommage, j’abandonnerais alors des occasions de joie, des impressions de bonheur alors qu’il m’en reste si peu à connaître. L’hédoniste ne laisse rien, rien de ce que la vie peut lui offrir.

Axel, le loup au combat pour quand même la joie.

 

L’œuvre et l’âme de l’auteur (11 juin)

Mon livre « Et le Bien dans tout cela ?»  doit-être publié dans une nouvelle édition incluant la préface datée du 14 août 2020. Rédigée après que le diagnostic de mon cancer me faisait envisager toutes les évolutions possibles, je prenais en octobre de la même année la décision de ne pas l’inclure dans le manuscrit remis à l’éditeur à qui je cachais ces circonstances particulières. Le traitement entrepris, je l’ai dit plus haut, était des plus efficaces. Les données statistiques laissaient espérer une accalmie (une rémission, dit-on) de plusieurs années. Des considérations sur mon état de santé n’étaient pas nécessaires à la lecture de l’ouvrage et risquaient de troubler inutilement le lecteur. Il me sembla suffisant de noter dans l’introduction seule publiée que s’approchant de la fin de sa vie, le besoin d’un inventaire se fait fréquemment sentir, et notamment à moi à qui une injonction de manière d’être a été lancée cinquante ans auparavant. Pourtant, sans cette connaissance que j’étais affecté d’un cancer certainement fatal à terme, soit le livre n’existerait pas, soit il serait très différent.

Peut-être cela n’a-t-il pas d’importance, une œuvre doit se suffire à elle-même, il importe plus qu’elle renseigne le lecteur sur l’âme supposée de l’auteur, celle qu’il tient à montrer, plutôt qu’elle exige pour être appréciée d’en connaitre déjà les méandres. Cette discussion est cependant maintenant, en ce qui concerne ce livre et son auteur, sans objet. La publicité obligatoirement faite par La Ligue contre le cancer à mon retrait de sa présidence et à ses causes rendait caduque la stratégie du secret privilégiée d’abord. Puis, assimilant le chemin de vie qu’il me reste à parcourir à l’un de ces grands itinéraires géographiques de 2013 et de 2014 à travers la France dont j’ai écrit la chronique, de procéder de même pour cet ultime voyage. Et comme dans les ouvrages reprenant ces chroniques, concevoir ce récit comme un hymne à la vie quand même, à la joie possible, aux instants de bonheur malgré tout conquis de haute lutte. Comme « Ma France des Ardennes au Pays basque », « Entre deux mers », ce cheminement de la vie à la vie – après, ce n’est plus un sujet – rencontre une audience qui m’impose de revenir à l’influence de mon état d’esprit en août 2020 sur « Et le Bien dans tout ça ? »

Je n’avais guère l’intention d’écrire un autre livre après l’autobiographie posthume de Jean, mon père, puis mon autobiographie à travers ma vie sur les chemins. L’urgence d’un bilan final a emporté mes hésitations. Depuis mon adolescence, j’ai posé la question du devoir, de sa reconnaissance et de sa réalisation. Mon engagement final à La Ligue donnait une nouvelle actualité à cette quête d’une vie. C’était le moment ou jamais de faire le point. Sans concession. Enfoncer le clou exigeait d’en considérer les conditions d’efficience dans les situations du monde réel, d’aujourd’hui et de demain, celles qui s’imposeront à tous. On ne ment guère, on ne biaise pas à la veille de mourir, la sincérité des choix de sujets traités et des analyses proposées ne peut être contestée. J’insiste sur ma sérénité face à la mort, rappelle qu’elle est la fin de toute fragilité mais reconnais que le chemin qui y conduit peut lui fragiliser les personnes. Enfin l’épilogue pouvait sembler étrange avant la contextualisation du livre ; parlant de la beauté, il se termine ainsi : « La beauté n’est pas le bien, elle ne l’a jamais été. Pourtant, l’émotion qu’elle provoque, et qui rend beau ce que l’on éprouve tel, est de même nature que celle qu’engendre en mon âme l’aspiration au bien. La beauté existe, la question du bien ne sera jamais résolue, elle vaut la peine de continuer à se la poser, il me reste à vivre. Même un jour. » Plus rien n’est étrange, désormais, ce cri final est le sujet de cette chronique.

Axel, le loup écrivain  

 

Bouquet final (12 juin)

Quelles images aimerais-je emporter inscrites en mon esprit s’il me fallait me résoudre au voyage dans une île déserte où il n’y a rien. La mort, par exemple. La malle de ma mémoire est immense, jamais on ne me laissera tout prendre, quelques effets seulement. L’ordre des sentiments, des amours, des attachements, des fidélités se dit avec des mots, forcément infidèles à ce qu’ils veulent exprimer. Ils fournissent le gros des troupes des textes littéraires qui s’efforcent par leur nature, leur association, leur musicalité, leur capacité à tirer de la mémoire des épisodes chargés d’émotions de même type, de faire naitre chez le lecteur des sentiments de l’ordre de ceux évoqués. Mais l’univers qui sépare un sourire tendre, ému, amoureux et les mots qui se proposent de le décrire reste immensément riche de nuances et de signifiants. Je ne pourrai de ce fait prendre avec moi que quelques images rares qui me permettront, comme Robinson sur son île à partir des débris de son bateau, de construire un semblant de possible. Avec le cœur, bien entendu, sinon comment ? Au Petit  Prince en quête de lui-même dans le monde, le renard apprend à voir vraiment : “On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible avec les yeux”. Mes images sont virtuelles et symboliques, fermez bien vite les yeux après les avoir vues, vous  trouverez peut-être  en vous ce qu’elles évoquent.

Je choisis donc pour commencer Princesse Mascotte triomphante au sommet du Col des Terres blanches. Elle a été témoin de tant de mes pensées, de mes désespoirs et de mes renaissances ; le col peu accessible symbolise à ce point l’effort, la retraite, le lien que l’image mérite d’ouvrir mon bouquet final.

Princesse mascotte fait la fière au col des Terres blanches

J’emporte aussi dans ma malle la splendeur de l’ordinaire, non pas les lys somptueux et rares, les edelweiss, les plantes exotiques de l’Île de la Réunion mais les fleurettes de nos chemins, qui poussent par millions, selon la latitude et l’altitude. La scabieuse – knautia est de ces humbles fleurs dédaignées, ignorées, “les jupons d’Hélène”…et pourtant, genou à terre, émerveillez-vous, si vous en êtes capables. J’aurais pu choisir aussi les chicorées ou les sauges sauvages, les catananches bleues dans le Sud, les digitales dans les terres granitiques…Avec elles, la beauté, la joie, la sensation de bonheur sont accessibles à tous.

 

La beauté des fleurs si banales que l’on ne voit plus : Scabieuse des champs

Pour rester dans les fleurs banales, il me faut ajouter les jonquilles de mai dans les bois de Mussy-sur-Seine. Leur floraison  suit de peu celle des nivéoles, elles précédent celle des pervenches. À la saison, j’y consacrais de longues promenades matinales avec l’une de mes juments insensibles à leurs charmes, revenais l’après-midi avec ma compagne qui partage mon émotion. Le fond du Val de Réveillon et ses pentes en sont couverts, c’est dur de laisser cela.

Jonquilles en majesté.

J’ai pleuré devant des centaines de bâtiments, ému de leur beauté, de leur harmonie, de ce qu’elles disaient du génie des concepteurs et bâtisseurs, de la profondeur de la foi qui les avait inspirés. Le choix de ce que je prends avec moi est particulièrement difficiles. Je privilégie cependant, comme pour les fleurs, l’humble splendeur, illustrée par Saint Michel d’Aiguilhe déjà évoqué. Cette humble basilique du Xe siècle honore un vœu de l’évêque du Puy Gotescac, l’un des premiers pèlerins connus de Saint Jacques de Compostelle. Elle occupe tout le sommet d’un piton basaltique de 84 mètre et est de tout ce que j’ai vu ce qui m’apparait correspondre le mieux à la perfection.

Saint-Michel d’Aiguilhe

 

Quelle œuvre picturale me faut-il placer dans ma malle ? Elle doit être inspirée et de qualité, évoquer bien plus qu’elle-même. C’est le cas du tableau d’Armand Guillaumin : la vallée cristalline de la Creuse, les ruines près de Crozant sur l’éperon de confluence avec la Sédelle est selon moi l’un des plus beaux sites du monde.

Armand Guillaumin, les ruine de Crozant

Comment oublier d’emporter une image évoquant mon amour du cheval ? Impensable.

Ce doit être monté sur Dame…

Il ne me reste presque plus de place, je puis juste caser deux images. L’une illustre l’émotion provoquée par l’innocence de la jeunesse, des animaux humains comme non-humains, et la force de la maternité. Ici, sur les crêtes d’Iparla dans les Pyrénées basques, deux poulains dorment. La mère est attentive, des vautours pourpres tournoient en permanence au dessus d’eux. Deux mètres en avant, et c’est la chute vertigineuse de sans doute 500 m sur la plaine de basse Navarre française.

Somme au sommet, surveillé

Cette fois, la malle est pleine. Puis-je ne pas chercher à rajouter un souvenir de mes activités professionnelles, de mes engagements ? Ils ont été très nombreux et divers, je les ai presque tous aimés.Cependant, la présidence d’une université m’a particulièrement marqué. Fidèle à ses traditions depuis le XIIIe siècle, l’université bâtit le futur et en explore les champs dans toutes les disciplines : philosophie, humanités, sciences, pratiques professionnelles notamment du soin, elle forme les jeunes qui auront les responsabilités dans l’avenir. Il n’existe en réalité pas de position plus belle. J’ai rétabli à l’université Paris Descartes la traditionnelle cérémonie de collation solennelle des grades. La première cérémonie s’est déroulée en Sorbonne en 2009.

Collation solennelle des grades universitaires de l’université Paris Descartes, 2009, dans les grands escaliers de la Sorbonne. Les professeurs et le président sont au premier rang dans leurs tenues traditionnelles.

Je vous vois, amies et amis, perplexes : que cela veut-il dire, Axel le loup est-il près de desserrer les mâchoires qu’il se croit obligé de préparer sa malle avant de se rendre sur l’île déserte où il n’y a rien ? Pour être franc – et comment pourrais-je ne pas l’être ? il s’est posé la question, cruellement mordu par la douleur et tenu de demander à ses  médecins d’augmenter beaucoup les doses de morphine et autres produits similaires. Le temps du sommeil n’était-il pas venu ? Ne serait-il pas de toute façon si amoindri intellectuellement par les produits que la notion de moments heureux deviendrait incertaine. Bon, venant-en au fait. La douleur est tenu en respect, l’esprit fonctionne, je compte encore avec gourmandise sur de bons moments à vivre. À bientôt.

Axel, le loup qui se souvient

Les autres et soi à l’approche du terme : les chemins qui divergent (13 juin)

Chacun de nous ne peut-être institué en lui-même qu’au contact des autres. La carence d’une telle relation, son échec aboutissent à de graves troubles de la personnalité qui ne peut jamais se développer de manière strictement autonome. De tels troubles culminent dans les exemples des « enfants sauvages », thème de mon ouvrage « Être humain, pleinement ». On ne saurait sans les autres, paradoxe apparent, être autonome puisque, de même qu’il n’existerait pas de Bien sans la liberté de faire le Mal, l’autonomie n’est perçue et ne s’affirme qu’à partir du moment où la relation à l’autre nous a permis d’en ressentir le besoin et de la craindre menacée.

Une fois pleinement humanisé grâce à la relation aux autres au sein de la cellule familiale puis de la cité, chacun de nous selon son expérience de vie, ses particularités psychologiques, peut-être génétiques, assurément l’influence réciproque des unes sur les autres, sera extraverti, introverti, solitaire, craindra la solitude. Veuve ou veuf, il vivra son veuvage comme une nouvelle expérience ou bien s’efforcera de convoler le plus vite possible. Ce sera un anachorète ou bien il se révèlera totalement dépendant du groupe. Dans tous les cas, il peut manifester cette diversité de comportements parce que les autres l’ont construit et qu’il leur a rendu la pareille.

Marcheur, j’ai longuement cheminé en groupe, en couple ou seul. Mon édification sociale m’avait préparé aux trois attitudes. Je rends compte de la route que je suis en train de parcourir comme s’il s’agissait d’un itinéraire de plus, c’en est un. Pourtant, je l’achèverai seul, heureusement, il est essentiel qu’il en soit ainsi. Ma chronique n’a de sens que parce qu’elle s’adresse en majorité à des personnes à qui il reste plus de chemin à parcourir qu’à moi, qui porteront après que je serai passé dans l’ile déserte évoquée un peu de ce qu’ils auront retenu de mes propos, de mes émotions, qui prolongerons mes joies et mes bonheurs sauvés, parfois dans la bagarre, du totalitarisme de la mort. Je fais allusion ici à la possible conquête impérialiste par la mort de ces bribes de vie heureuse qui ne lui appartiennent en rien.

J’ai plaisir à échanger de bons moments, à faire la fête quand même, comme cela me reste accessible, avec tous ceux qui m’importent, ma famille dont j’ai parlé avec un certain détail, mes amis qui ont été par le seul fait qu’ils existent et que leur existence a rencontré la mienne, des pièces maitresses de la beauté de ma vie. Lorsque je marchais seul sur les chemins, leur rôle dans ma joie d’être n’en était en rien amoindrie, leur présence en mon esprit gardait toute sa place. J’ai conté dans mes livres l’omniprésence de mes enfants les jours de fête des pères durant lesquels chaque fois j’étais en chemin. En fait, j’emmenais avec moi toujours en pensées toutes celles, tous ceux qui comptent pour moi. Je ne pourrais le faire après ma mort, raison de plus pour qu’eux soient alors ardemment vivants.

C’est pourquoi, ce trajet-là est par essence solitaire puisqu’il faut que les chemins divergent pour que la mémoire de celui qui s’arrête éclaire ceux qu’il reste à parcourir. Vivez, amies et amis, êtres qui me sont chers, je vous accompagne encore un peu et cela me réjouit.

Nous avons emprunté ensemble ce chemin, derrière nous, ce fut prodigieux. Je pars maintenant seul à gauche ; ne me suivez pas, il n’y a rien. Allez d’un bon pas sur la droite, forts de ce que vous êtes, et aussi de ce que vous êtes devenus avec moi. Ainsi, un peu de moi continuera à vous accompagner comme j’ai moi-même toujours été un être composite. Merci de vous, je me suis efforcé que vous ayez matière à me remercier de moi.

Axel, le loup solitaire amoureux de vous

La justice est une vertu humaine. Je ne suis pas victime d’un cancer injuste (14 juin)

Je suis emporté par un méchant cancer dans ma soixante-dix-septième année, c’est l’âge. J’ai souhaité samedi 12 juin un bon anniversaire à mon frère Jean-François, il entre dans sa quatre-vingtième-quatrième  année et vient de publier le premier tome de ses mémoires, un superbe livre de 650 pages qui remporte justement un grand succès chez les lecteurs. C’est amplement mérité, sa lecture a adouci mes quinze jours d’hospitalisation et a contribué à les rendre beaux, à apaiser la perception de mes souffrances. Le second tome est déjà largement rédigé, il traitera des analyses et combats plus politiques de mon cher grand-frère, puissant patron de presse. Malgré cette célérité fraternelle, je ne pourrai sans doute hélas pas le lire, je le regrette sans suspecter la moindre injustice dans ce désagrément.

Notre père Jean n’avait pas encore 56 ans à sa mort. Ecrivain et poète d’une exceptionnelle élégance, philosophe profond, presqu’aucune de ses œuvres n’a été publiée de son vivant. C’est là EN PARTIE le résultat de décisions humaines injustes, j’ai tenu à rendre justice à papa en faisant connaitre certains de ses textes et sa pensée dans l’autobiographie posthume que je lui ai consacrée : « Jean, un homme hors du temps ».

Olivier, le cadet de la fratrie Kahn, est décédé d’une crise cardiaque à 59 ans. Nulle question de justice, là. La catégorie de l’aléa y est irréductible.

C’est la raison pour laquelle il ne me viendrait pas à l’idée de me lamenter de ce que sportif, non-fumeur, non buveur habituel, adepte d’une alimentation riche en fibres et en fruits, par conséquent en antioxydants, dépourvu d’antécédent génétique de susceptibilité aux cancers  j’ai été violemment agressé par l’un d’entre eux alors que nombre d’amis et de parents observant plutôt moins les préconisations sanitaires et plus âgés que moi ne sont pas concernés par le terrible crabe. Ce ne sont que des affaires de statistiques : quoique mes risques à priori de développer un cancer aient été inférieurs aux leurs, je suis frappé et pas eux, il n’y a rien à dire, l’injustice n’a rien à voir là-dedans, juste la malchance. Je tente même de ne pas m’indigner des cancers des enfants qui ne peuvent être mis sur le compte de pratiques individuelles, j’en suis juste révolté.

Des cancers injustes existent, bien entendu, sur un plan statistique. La pauvreté et les  comportements à risque qu’elle induit parfois, la moindre éducation à la santé, la distance des centres de soins les plus performants sont des injustices humaines, elles sont responsables d’une forte augmentation de l’incidence et de la gravité de cancers en ce sens injustes. Il en va de même des cancers professionnels dont le risque connu n’a pas été suffisamment pris en compte, de l’activité criminelle des marchands de tabac et d’alcools, de certaines pratiques agroalimentaires, de retards à des vaccinations protectrices, de pollutions insouciantes, toutes conséquences de décisions humaines injustes.

Pourtant, rien de tout cela ne peut être évoqué dans mon cas comme dans celui de la plupart des cancers, vraiment rien.  Je n’ai pas eu de chance et me réjouis sans aucune réserve de ce que le sort soit plus propice à de nombreuses connaissances. Face à cette malchance, j’ai formulé pourtant le vœu d’être vengé, non pas du sort mais du cancer lui-même. Il est un ennemi « en nous » d’une particulière sauvagerie, il n’épargne en réalité personne. Alors, la réaction juste à ces drames n’est pas de se lamenter contre l’injustice, elle est de combattre le cancer sans faillir, d’en guérir toujours plus, de récolter pour cela les moyens nécessaires, d’être en mesure progressivement d’aider de mieux en mieux les victimes du cancer qui ont besoin d’aide. Mobilisation plutôt que lamentation !

Axel, le loup combatif.     

Chronique sans filet d’un itinéraire pas tout à fait comme les autres (15 juin)

J’ai débuté ce chapitre de mon blog sans idée préconçue, simplement pour faire le point de ma situation nouvelle fin mai et de mon état d’esprit. Puis, dans la succession des épreuves liées à mon hospitalisation, de réveils aux aurores, des suites d’anesthésie, souvent entre songes et rêves, dans des états de conscience limite, j’ai pianoté sur mon téléphone portable des mots bourrés de fautes d’orthographe, ajouté des images censées leur correspondre, mû par une seule certitude : je suis vivant, encore pour quelques temps, et c’est quand même chouette de l’être.

Malgré l’actualité, il n’y a aucune intention militante dans cette chronique, un simple témoignage vécu. La question de la fin de vie étant des plus polémiques, nous pouvons lire souvent les messages des personnes malades qui témoignent de leurs souffrances et de leur choix de les abréger en requérant qu’on mette un terme à leur vie, ou bien qu’on les aide à le faire elles-mêmes. Ce choix leur appartient, il est une décision intime, en lien, je l’ai rappelé, avec la lecture tardive, romaine du stoïcisme. Il se trouve que vivant cela, tout cela (maladie sans espoir, d’évolution inexorable, entrainant de vives douleurs que seule une combinaison d’opiacés à des doses conséquentes permet d’atténuer), mon ressenti de cette situation n’est pas du tout celui-là. La croyance n’y est pour rien, on me sait irréductiblement mécréant. L’amour de la vie explique tout, y compris prenant en compte le coût de cette vie dans les circonstances où je l’affronte.

Pour l’instant je n’ai pas biaisé, j’ai tenté, de retour à mon domicile et mon ordinateur près de mon lit médicalisé, de partager les instants de joie et de bonheur que je préservais, parfois de haute lutte, dans une sincérité absolue. Sans masquer les obstacles que je rencontre ni peindre mon plaisir de vivre encore d’autres teintes que celles que je lui vois. Cependant, les caractéristiques propres de cette chronique de voyage de la vie à la vie ultime ne donnent aucune garantie quant à la manière dont je poursuivrai et terminerai mon récit. En effet, à la différence de tous mes textes précédents, celui-là ne se prêtera à aucune inflexion, aucune révision après qu’il aura cessé d’être rédigé. Suivre cette chronique éclaire et éclairera par conséquent les éventuelles modifications de mon ressenti de la vie qu’il me faut vivre, avec ses contraintes et les plages lumineuses que j’ai pu y ménager. J’ai indiqué quelque part, après m’être choisi pour ce trajet final le loup de Vigny comme totem, que le loup, les mâchoires serrées, ne parlerai pas de lui. Je tiens parole mais suis amené à donner des indices dont dépend l’écriture de cette chronique. Elle ne saurait désormais se prolonger beaucoup. Les doses de morphine et d’opium qu’il faut utiliser pour éviter que les douleurs n’envahissent tout mon univers mental ne me laissent déjà plus que des plages d’éveil entrecoupées de voyages ondulant sur le tapis volant de l’opium, pas désagréables au demeurant. Du moins en général. Je suis plutôt gagnant dans cette évolution du cours des choses puisqu’elle m’offre deux occasions potentielles d’impressions agréables. En mode veille active, des rencontres avec des gens que j’aime ; un clin d’œil complice à Princesse mascotte qui veille sur moi, assise et souriante sur un radiateur à côté de mon ordinateur (photo)…

Attentive, Princesse mascotte veille à ce que je ne parle pas mal d’elle.

…des évocations en chaine de fleurettes provoquées  par les géraniums exubérants de mon balcon que j’ai eu la force de planter fin avril ; les tableaux et objets de ma maison claire, les toits de Paris, de la Tour Eiffel aux Invalides et au Sacré-Cœur ; la satisfaction d’écrire cette chronique, bien entendu ; toutes les marques de tendresse in silico et peau contre peau, main dans la main. Plus de lecture possible, en revanche : au bout de deux phrases, je dors puis, me réveillant, tache de retrouver les lignes en question. J’ai débuté un excellent livre après celui de Jean-François. En ayant lu 8 pages en 12 jours, je crains de ne pas parvenir à sa fin avant la mienne, ce qui est dommage mais ne suffit pas à dégrader l’appréciation de la vie que je mène.

Axel; le loup obstiné dans son goût de vivre

Sur mon tapis volant au pavot… (16 juin)

Samedi 12 juin vers 2h et jusqu’à l’aube, une fête joyeuse était organisée en bas de chez moi comme, j’imagine, en maints endroits en France et dans le monde. Après tant de mois de contraintes, le désir en était irrépressible, tout le monde, j’imagine, l’a bien compris. Ça chantait, riait, s’apostrophait gaiement, jouait de la musique, c’était formidable. J’ai regretté que mon lit spécial ne fût pas aussi un tapis volant mais, l’opium aidant, il le devint au petit matin. Je ressentis d’abord une vive émotion, presque de la panique : le tapis persan ondulait vers un trou de lumière entre deux grands arbres décharnés par l’hiver, le portail des enfers, imagine-je d’abord.

Dans la réalité, lever de soleil brumeux depuis le domaine d’hiver des chevaux, sur la colline face à la la Seine et à l’est.

Plus loin, l’entrée de la grotte démoniaque  m’apparut conforter mon appréhension, le tapis s’y engagea …

Dans la réalité, grotte dei Saraceni dans l’Île éolienne de Salina

…et déboucha en effet sur un univers effervescent  de feu et de soufre.

Dans la réalité, cratère du volcan dans l’Île de Vulcano

 

. Ce n’étaient là en fait qu’une mise en condition moqueuse des effets de la fleur de pavot destinée par contraste à augmenter la félicité que me promettait mon tapis ondulant. D’abord un paysage doux et surprenant, mille fleurs et mille eaux dans un vallonnement presque tendre…

Dans la réalité, la tourbière de Longeyron avec ses plages de callunes

…parsemé de croix de pierre sans âge (photo).

En réalité, croix de Chamboux sur le plateau de Millevaches

Le tapis tournoya, me donna un peu le vertige, puis se posa un instant près d’un antique moulin

En réalité, l’un des moulins de Razel sur la plateau de Millevaches

, d’où il m’amena, à une encablure de là, vers le petit étang couverts de nénuphars.

En réalité, l’étang des Houssines, plateau de Millevaches

Il sembla alors presque se poser, resta à 20 centimètres de la surface, de sorte que rien ne me dérobé des splendeurs recélées par l’endroit. Des fleurs immaculées de nénuphar, blanches immaculées…

En réalité, sur l’étang des Houssines

…roses.

Sur l’étang des Houssines

 

Dame et Hélène, ailleurs, semblaient se moquer de tout cela, tout à leur tendresse réciproque.

Que tu es belle, Dame ; que tu es belle, Hélène !

La fille menant Dame au pré, insouciante et joyeuse, participait elle aussi à la beauté du monde…

Que la vie et belle !

…l’oiseau de même, au petit matin dans le marais.

Dans le marais (étangs de la Brenne), la vie et l’avenir m’appartiennent

. Aucune poigne aussi robuste soit-elle ne pourra suffire jamais à saisir et contraindre cette profusion de merveilles…

Sperlunga,, Grotte – villa de Tibère, Ulysse et polyphème.

, expliquais-je à Juliette et Antoine qui n’avaient pu se joindre au reste de la famille samedi dernier.

Avec Juliette et Antoine

Un éclair du soleil levant frappa le tapis. Craignant qu’il ne s’écrase, je sautai.

Avec Hélène, je sautais….

 

Axel, le loup, au sortir de la fumerie d’opium

 

Pensées en ce chemin-là (16 juin, bis)

Le chemin – sentier, il faut l’admettre, est plus divers, que celui que je parcours. Dans le premier cas, les stimuli de la pensée sont innombrables qui viennent des odeurs, des couleurs, des reliefs, des sons et autres perceptions du monde environnant. Ce dernier est pour moi devenu plat, persistent seuls les sons musicaux enregistrés, les images des écrans et des livres, quelques odeurs, des rencontres. Des milliers de contacts virtuels me parviennent sous toutes leurs formes, certains incroyablement beaux et riches. Je ne suis hélas pas en capacité de prendre connaissance de tous et d’y répondre, c’est un crêve-cœur.  L’immense majorité des émotions ressenties aujourd’hui trouve bien entendu sa source dans ma vie psychique, pas dans les vallons ni sur les crêtes, je m’étais déjà fait cette réflexion au début de mon parcours actuel. Pourtant, je n’ai pas à forcer le trait pour trouver quelques similitudes entre mes itinéraires géographiques et celui dans lequel je suis engagé. Sans en être obnubilé, sinon l’assèchement de l’esprit est certain, le marcheur au long cours pense à la douleur, il tâche de n’en être pas prisonnier au risque de perdre toute disponibilité à la joie. Je me rappelle avoir consacré un long paragraphe à ce type des pensées qui assaillent le marcheur en repartant de l’Allier pour la seconde partie de mon voyage vers Saint-Jean-de-Luz en 2013. J’ai l’année suivante, puis dans mon autobiographie « Chemins », insisté sur les plaintes bavardes du corps, surtout celui du chemineau vieillissant, du risque qu’elles ne fassent barrage aux perceptions, sensations et émotions engendrées par les beautés extérieures. Ma situation actuelle n’est pas si différente, la douleur est intégrée à mes jours, je me dois juste de la maitriser  suffisamment pour ne pas supprimer ma soif de moments heureux et ma capacité à les accueillir.

Je n’ai guère à penser à la mort car elle est une sorte de non-événement. Jamais elle ne m’a obsédé mais moins encore maintenant où je l’ai intégrée aux données du moment, je puis avoir la tête à tout autre chose. De plus, je le rappelle, elle n’est guère pour moi que la fin de la vie sans que j’ai rien à en dire, aucune incertitude ni crainte spécifique la concernant ne m’habite. Je puis me concentrer sans aucune arrière-pensée à l’usage le plus paisible et plaisant possible des tranches de vie qu’il me reste. Les deux termes paisible et plaisant importent. Le sommeil est paisible, il ne peut-être dit plaisant. Difficile dans ma situation d’envisager le plaisir sans une certaine paix intérieure excluant la souffrance trop vive. Je me trouve à la croisée des chemins et sens bien que les doses d’opiacées nécessaires à une certaine sérénité croiseront sous peu celles compatibles avec une lucidité suffisante. Mon tapis volant a déjà beaucoup servi, je vois bien qu’il me sera sous peu d’un piètre secours. Je m’assoupirai alors et cesserai  de témoigner. Puis, je m’endormirai.

Le moment n’en est cependant pas encore définitivement venu et avec un jeu de cartes à la donne extérieure de plus en plus pauvre, bien plus riche en ce qui concerne les cartes tirées de ma vie mentale, je continue pour l’instant à jouer la partie. Elle ne se limite pas à l’évocation des moments heureux du passé, elle n’hésite pas à évoquer l’avenir. Pas le mien, il n’a pas de sens pour quelqu’un qui s’apprête à ne plus être et serait déraisonnable de se préoccuper de ce qui n’existera plus. Seuls les survivants peuvent avoir des projets de cet ordre, ils les regardent et ne regardent qu’eux. Pour enfoncer le clou, j’affirme que tout ce qu’il adviendra de mon image après ma mort m’indiffère même si cela en préoccupe peut-être d’autres.

En revanche, l’avenir de tous ceux dont le chemin aura bifurqué d’avec le mien peut mobiliser ce qu’il me reste à donner si ce sont mes compagnons de lutte, les sujets de mes engagements et ceux que j’aime. Je sais tant qu’une phrase, une attitude, un sourire, un baiser, une décision, une déclaration peuvent laisser une trace profonde chez ceux pour qui je comptais que le loup ne desserrera ici la mâchoire que sombrant dans le sommeil. Quatre lignes de mon père avant de mourir ont transformé ma vie, je ne saurai faillir à mon devoir envers les miens, La Ligue, toutes les personnes malades, moins ou plus malades que moi. En ce registre des pensées sont bombardées en permanence en ma conscience et je me reconnais un devoir d’absolue vigilance.

Ultime combat d’Axel, le loup           

Axel, le loup reconnaissant, desserre les dents, son sourire n’est pas crispé (17 juin)

Je n’avais aucun projet à l’hôpital en partageant des images émouvantes et belles qui s’imposaient à moi malgré la douleur et les étranges réveils d’anesthésie. Par la fenêtre de la chambre d’hôpital, les aubes bleues recelaient des promesses que je faisais connaitre. Du 7e étage sur la butte de Suresnes, on voyait ce que Paris a conçu de plus inventif et souvent harmonieux depuis le XXe siècle, je le faisais remarquer au même titre que j’aime attirer l’attention sur les beautés inattendues du bord du chemin. Dans un univers où la mort possible est omniprésente, j’évoquais la vie très naturellement tant elle me semblait seule en valoir la peine.

De retour en soins palliatifs à domicile, j’observe les mêmes tendances, enrichies des ressources d’innombrables images en mémoire des disques de mon ordinateur et du cloud. Les rencontres sincères, les reconstitutions illustrées de merveilleux souvenirs, les retrouvailles improbables et délectables, un met apprécié arrosé d’un breuvage qui lui convient à la perfection m’apportent de multiples confirmations que plus la vie promet d’être brève, plus il importe d’en faire une œuvre d’art inouïe. Je n’avais à l’hôpital nul dessein de prosélytisme. Vivant une situation de ce type, j’ai senti poindre puis monter en moi une irritation indignée d’une sorte de promotion presque exclusive de la mort parée dans ces circonstances de bien singulières « vertus », comme si elle pouvait vraiment être vertueuse. J’ai alors non pas grossi mais au moins souligné le trait, seule la vie est belle.

Un phénomène d’une ampleur imprévue s’est alors développé sur ce blog, sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook et leurs messageries spécialisées, par courriels, lettres, messages SMS, voire appels téléphoniques : des centaines, sûrement des milliers de personnes se sentent en résonance avec ce vécu et cette manière de le rapporter, ils tiennent à en témoigner. D’autres profitent de cette occasion pour m’envoyer un message d’intérêt pour mes analyses, parfois de fidélité ou d’amitié, voire d’affection. Des salariés et bénévoles de La Ligue s’ajoutent par d’autres canaux à ce mouvement de sympathie, pour la vie autant que pour un homme. Ils témoignent alors collectivement de l’importance pour les personnes malades d’une démarche qui ne présenterait plus la mort comme seule désirable pour celles qui ne guériront pas. Je profite de cette observation pour lancer dans les départements et au niveau fédéral de La Ligue l’idée d’une grande action de promotion du concept d’une fin de vie qui se consacre à la vie elle-même  et à ce qu’elle peut apporter de positif tant qu’elle est maintenue.

Les centaines ou milliers de messages qui me sont adressés permettent de découvrir un autre aspect des réseaux sociaux. Ils ne sont pas par nature cantonnés à l’aboiement, à l’injure, à l’étalage de l’inculture, aux insanités, aux mensonges et aux absurdités. Les réponses à mes billets sur mon blog, sur Twitter et sur Facebook sont quantitativement plus importantes que mes billets, certains ne le cèdent en rien en poésie, cohérence, pertinence, profondeur de l’analyse, étalage de solidarité, affection perceptible. Des éditeurs y trouveraient de la matière. Leur nombre m’empêche d’y répondre, ce serait de ma part un investissement presque à plein temps de fin de vie. Pardon, amies, amis, pardonnez-moi ce silence qui n’est pas de l’indifférence mais seulement de l’émotion si profonde qu’elle conduit Axel le loup à sourire, et ainsi à desserrer la mâchoire.

Le rideau de ce blog est de ce fait maintenant tiré. J’y ai exprimé ce qui m’importait le plus, les exigences de l’atténuation de la douleur poussent mes médecins, en accord avec moi, à augmenter les doses d’opiacés qui m’éviteront de n’être qu’un corps martyrisé. Puis, je l’ai dit, la main dans la main des miens qui seront transpercés de mon amour, moi-même nimbé de leur amour, je m’endormirai, ils me verront m’endormir. Je ne serai bientôt plus, ils seront encore, je les accompagnerai. Eux et les autres dont je me suis efforcé d’honorer la confiance.

Axel, le loup, s’apprête à laisser se faire les choses qui doivent se produire, souriant.        

Axel Kahn, le 17 juin 2021, 12h.

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675 thoughts on “LA CHRONIQUE APAISÉE DE LA FIN D’UN ITINÉRAIRE DE VIE

  1. Cher Axel, toute votre existence vous vous êtes battu comme un lion et au soir de votre vie comme un loup, mais pas un loup solitaire car très nombreux sont ceux qui vous aiment et vous accompagnent même si ce combat que vous menez se mène seul. Vous vivrez longtemps dans nos cœurs et sur tous les chemins que avez parcourus. En pensée et en amitié. Fabrice

      • Merci pour tout M. Kahn. Il y a longtemps que je vous suis et vous admire, tout comme votre frère, Jean-François.

    • Ce texte est absolument magnifique et très émouvant, cher Axel Kahn. Non seulement nous ne saurions vous oublier mais vous resterez un compagnon de voyage cher à nos cœurs. Merci de vos précieux partages.,merci d’être vous.

      • Je suis médecin, je sais de quoi je parle.
        Et je peux Vous dire que de Votre lit ou de Votre fauteuil, Vous faites autant de bien à ceux qui Vous lisent que lorsque Vous meniez Vos recherche.
        Grand médecin mais aussi grand philosophe.
        Merci

  2. Ravie de vous savoir de nouveau dans vos murs, votre tanière.
    Nous ne sommes jamais aussi bien que près des nôtres… quoi s qu’il nous arrive.

    • Quel plaisir de vous lire, nous ne sommes pas avec vous mais vous vous l’êtes assurément avec nous, vos mots font du bien. Merci

  3. Merci pour vos mots plus doux que toutes les prophylaxies de nos maux. Je me souviens bien s’use notre huis clos avec Hélène que vous chérissez tant et qui le temps de quelques photos a franchi un obstacle à sa hauteur à savoir quelques rondins colorés et vous donnez la fierté du cavalier de la vie.
    Thierry Samuel

  4. Cher Professeur,
    Je suis admirative et respectueuse de ces chroniques tellement vivantes…Tant de positivisme et d’amour de la vie! Merci pour ces partages.
    Chérissons cette vie qui nous est si précieuse.
    Toutes mes pensées vous accompagnent, puissiez-vous quitter ce monde comme vous le souhaitez.
    Si vous me le permettez et bien que l’on ne se connaisse pas, je terminerais par:
    “Affectueusement”
    Françoise

  5. Je garde précieusement tous vos messages.
    Tout l amour qu ils transmettent .
    Je vous accompagne par la pensée
    Vous êtes exceptionnel. J aurai aimé vous rencontrer mais je l ai fait à travers vos livres et vis interview et conférences.
    Amitiés

  6. Merci M Kahn, vous avez été une boussole pendant la pandémie, je lirai vos mots quand moi-même je serais apaisée.

  7. Votre témoignage me bouleverse. Mon mari a depuis 10 ans un cancer bien soigné . Il a toujours eu une vie saine: pas de tabac, alcool etc…..je vous suis sur twitter Facebook merci beaucoup d’avoir aidé les malades .

    • Je suis boulversé de votre récit vous faites corps avec le cancer qui vous ronge à chaque fois que vous apparaissez à la T V je vous est écouté avec ferveur , je vous souhaite une fin de vie apaisée et merci pour votre engagement sur le cancer durant toutes ces années .
      Bien amicalement si je peux me permette Cher Professeur
      Jeanpierre

      • Merci à vous
        Pour tout ce que vous avez fait et ce que vous faites encore
        Je me permets de vous embrasser
        Courage

        • Monsieur ,il y a longtemps que je vous écoute et vous lis. Tout ce qui émane de vous n’est que richesse, grandeur, sagesse ,intelligence, délicatesse. Le grand scientifique que vous êtes allie poésie, philosophie, littérature. Peu d’hommes avec un grand H , requièrent autant de qualités. Jamais vous ne mourez, tant vos écrits resteront des guides. Respectueusement

          • Cher Axel Khan . Avant tout merci pour tout ce que vous avez fait. Bravo pour ce merveilleux parcours et pour toutes vos interventions télévisées . Atteinte moi aussi d.un cancer très rare, je n’épiloguerait pas. 23 ans de lutte avec récidives et j’attend le scan du 5/7 et nous verrons . Vous me donnez une leçon merveilleuse pour le jour où il faudra tout quitter. Merci et vivez bien ces moments précieux. MH

  8. Merci beaucoup pour tout ce que vous nous avezoffert… Mieux qu’Oscar Wilde…

  9. Quand la lumière s’éteint
    Il reste sur la rétine
    Les couleurs et les formes
    De ce que l’on a regardé avec amour.

    Quand la lumière s’éteint
    Il reste au creux des mains
    Le satin des caresses
    De ceux que l’on a aimés.

    Quand la lumière s’éteint
    Il reste au fond de l’âme
    Les mots murmurés
    Par ceux qui nous aiment.

    Avec mes prières et mon admiration pour ce que vous êtes.
    Eve

  10. Merci cher Axel pour tous ces mots doux, apaisants qui consolent de nos chagrins et de nos morts, mes morts qui, hélas, me font encore pleurer trop fort. Qui pourrait avoir votre sagesse et votre serein apaisement?
    Nous ne nous connaissons pas mais si vous saviez le bien, le calme et la joie que vous m’apportez!
    Bon voyage, Axel et merci du fond du cœur pour votre vie entière à lutter contre tous les méchants crabes. Soyez heureux !

    • Cher professeur Axel, oh combien vous m’accompagnez ! Que ne puis-je vous accompagner à mon tour !
      Fier de vos valeurs et de vos enseignements..

  11. Un grand merci à vous! En plus d ‘être un humaniste, un grand médecin, vous êtes un poète. Amitiés.

  12. Bonjour et adieu, Monsieur Khan.

    Tout comme vous, je savoure mes derniers moments sur cette jolie planète (adénocarcinome du cardia std4, échec chimio et anticorps). Vos mots n’en ont bien sûr que plus d’écho.
    Nous partageons également le même agnosticisme (j’affectionne particulièrement à ce sujet les mots de Fabrice Balle « Dieu n’existe pas : il me l’a dit »…).
    Ma sérénité est, je dois l’avouer, nettement moins assurée et plus fluctuante que la vôtre, mais tout comme vous l’amour de mes proches et de mes prochains me comble, à l’instar de la beauté de ce monde que nous ne sommes pas encore parvenus à totalement détruire malgré nos efforts constants.

    À bientôt donc, dans le néant ou dans le quoi que ce soit d’autre.

    Chaleureusement,

    Yves Depouilly

    • Vous êtes un grand homme je vous admire..
      Je vous souhaite un bon et doux voyage
      Affectueusement

  13. Je pleure et sourit en même temps face à votre sérénité et vitalité d’esprit malgré un corps meurtri . Amicalement

  14. Monsieur Kahn,
    Vous m’avez fait changer positivement et beaucoup évoluer, grâce à la lecture de vos libres, principalement “raisonnable et humain” . Je vous en suis éternellement (si je puis dire ) reconnaissant.
    Merci.

  15. Cher Axel Khan,
    Vous êtes parmi mes “amis” Facebook un des rares que j’aurais voulu avoir comme ami véritable.
    Quoi qu’il en soit, vous m’avez apporté beaucoup.

    Alors, merci tout simplement.

  16. Merci Monsieur pour toute la bonté que vous avez distribuée répandue, semée .
    Votre visage empreint de douceur me touche particulièrement , votre sourire à la même intensité que celui de ma maman magnifique elle aussi dans son attente et les regards qu’elle parvenait à nous adresser, tristes mais encore et toujours bienveillants à notre égard.
    Je ne vous oublierai jamais et j’aurais eu le bonheur de vous lire faute d’avoir eu l’honneur de vous connaître.

  17. Respect et grands remerciements pour tout ce que vous nous transmettez et offrez en inspiration.
    De tout coeur avec vous et votre totem le loup.
    Reconnaissance.

  18. Professeur Kahn,
    Quel magistral exemple de vie vous nous donnez ! J’avais écrit initialement “leçon de vie”, mais vous vous exprimez plutôt sous le sceau du témoignage n’est-ce pas,non sous celui de la leçon…
    En acceptant de partager ainsi avec nous ces moments si intimes que représente le cheminement sur nos derniers arpents, nos derniers raidillons, après lequel il s’agit simplement, selon vos mots, de ne plus être, vous nous permettez de nous élever avec vous vers ce que l’être humain a de plus noble et de plus beau, la bienveillance. Soyez-en remercié, infiniment remercié.

  19. Raisonnable et humain dès la première rencontre avec cet homme fin des années 70 au fond de l’amphi de Cochin il reussit pas quelques phrases à apaiser la colère de centaines de carabins contre un Professeur de chirurgie orthopédique rattrapé par son passé Nazi manifestement en burn out ou malade psychiquement : un exemple vivant d’humanité.

  20. Internautes, amis et proches nous vous accompagnons sur votre chemin. Je penserai à vous lors de mes pratiques de méditation. Voici quelques mots d’Osho que je vous adresse (Un art de vivre et de mourir)

    “La mort la vie sont les 2 pôles d’une même énergie, d’un même phénomène. Le flux et le reflux, le jour et la nuit, l’été et l’hiver. Elles ne sont ni séparées, ni opposées, ni contraires: elles sont complémentaires. La mort n’est pas la fin de la vie, c’est en fait l’accomplissement d’une vie, son crescendo, le point culminant, le point final.

    Une fois que vous connaissez ce qu’est la vie, vous comprenez ce qu’est la mort. Si vous savez bien vivre, vous saurez bien mourir”

    Je vous embrasse tendrement Mr Kahn et MERCI pour tout ce que vous faites.

  21. Cher Axel, ces chroniques de vos derniers jours sont un immense service rendu à tous: nous montrer qu’il est possible (avec de la chance…) d’apprivoiser “notre soeur la mort”, ou plutôt de vivre lucidement et sans réserves cette viemortelle, cette vie à l’ombre de la mort…. En vous lisant, en vous méditant, je pense que vous avez réussi à réaliser ce qui fut la prière, pour vous le souhait de Winnicott, cet autre médecin: “(o God), May I be alive when I die ! ” ( ” (mon Dieu), pourvu que je sois vivant quand je mourrai !”). Soyez vivant !

  22. Merci pour votre témoignage de vie. Une belle pensée qui signifie la magnifique puissance de l’esprit.

  23. Cher professeur,
    Comme votre témoignage est important et ne peut qu’aider le mortel que je suis à passer ce voile le moment venu, qui me sépare de c’est instant où je serais seul à mon tour face à la mort.
    Merci beaucoup.

    • Monsieur, je n’ai jamais eu la chance de croiser votre chemin, je vous lis, je vous écoute, je regarde votre regard et je vous remercie de vous.

  24. je n’ai que du respect pour vous…. l’homme que j’ai vu à la tv il n’y à que quelques mois, avant je ne savait rien de votre existence, et je suis tombé sur vos paroles, sur votre humour, sur votre humilité et votre altruisme….je me suis dit “cet homme est bien, cet homme est bon” je voulais juste vous dire ….MERCI

  25. À l’ami poète ,

    Je pense, en vous lisant à ces quelques vers de Paul Eluard :

    “La nuit n’est jamais complète
    Il y a toujours puisque je le dis
    Puisque je l’affirme
    Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
    Une fenêtre éclairée
    Il y a toujours un rêve qui veille”.

    Et je prends la liberté de subtiliser le “chagrin” au profit d’un possible chemin …

    Merci, Monsieur, pour votre humanité, votre humanisme, votre altruisme, vos batailles ; vos balades, et vos transmissions. Merci pour toutes ces graines semées en chacun de nous !

    Respect, admiration et une immense gratitude vers et pour vous, et puis encore de belles aubes bleuissantes au firmament de votre Vie, pour éclairer votre chemin de la beauté
    qui vous nourrit.
    Que vos sentes soient belles …,

    fraternellement,
    K. C.

  26. Difficile de trouver les mots alors que vous nous offrez les vôtres, avec tellement de générosité, de bienveillance et de vie. Une envie simplement, qu’une petite partie de ce que vous avez donné vous soit donné en retour. Vous ferez partie de ceux qui m’accompagnent et qui m’accompagneront.. Profitez de ces instants précieux de vie…. Promis, je garderai votre exemple…. Pour l’instant, je m’autorise à vous pleurer. Affectueuses pensées

  27. Que dire, sinon une admiration sans bornes, depuis très très longtemps. Comment faire pour avoir votre sagesse, votre état d’esprit si positif. Je vous admire monsieur kahn. Votre combat pour le vaccin, n’a pas été inutile, car au tout début de la campagne, j’hésitais à me faire vaccinée, mais votre persuasion et votre humanité, m’ont convaincue, merci pour tout cela. J’espère au moment de partir, que votre courage ( sans doute un mot, que vous n’aimez pas) et votre dignité, me reviendrons à l’esprit et m’aideront à passer le cap. Merci à l’humaniste que vous êtes et resté dans ma mémoire. Ch B

  28. Mr KAHN,
    Comme tant d’autres de nos semblables, je dois dire que votre vie, votre engagement, votre bonté, votre douceur, vos échanges m’obligent à vous dire combien votre humanité me transperce et me porte.
    Je me permets de vous envoyer toute l’affection d’une inconnue qui se sent si proche de vos propos.
    Avec mon plus grand respect.

  29. Que dire qui n’ait été dit ? Courage et leçon de vie (ou de mort ?), pédagogie, humanité et humanisme… Face à la maladie, la complexité humaine se fait toute simple. Garder la tête haute, tenter de moins souffrir, et raconter jusqu’au bout vos sentiments, sensations et autres moments vécus face à la maladie, près des vôtres qui vous soutiennent sans doute. Vous voilà fort et grand dans votre faiblesse. Car il n’est plus question de lutte, juste de dire, juste de vivre les derniers moments. Il n’y aura jamais assez de remerciements et de reconnaissance pour l’homme que vous êtes ! Mais simplement, MERCI, Axel !

  30. Quel réconfort de vous lire Cher Axel .Votre vision de la vie est si enthousiasmante que j’ai envie de crier avec vous Merci la Vie!Je vous embrasse affectueusement .

    • Bonjour Monsieur Khan…. Quel être formidablee vous êtes….. Merci de nous livrer vos émotions à l aube du dernier soupir….Vous nous donnez une force extraordinaire …. Que la souffrance vous soit légère , profitez de vos instants si précieux en famille , encore merci Monsieur Khan pour TOUT, j espère vous lire encore très longtemps, je vous embrasse bien affectueusement.

    • Quelle émotion à vous lire, votre fin de vie est tellement emplie de vie.

  31. Monsieur le Professeur
    Le destin vous a érigé en Guide !
    Vous avez toujours été mon Maître à penser.
    Votre intelligence, votre pertinence n’ont d’égale que votre générosité !
    Lorsque la fin se fera jour, je penserai à votre exemplarité.
    Que la sérénité vous reste chevillée.
    Votre empreinte restera.
    Cordialement Axel le Loup.

  32. Cher Monsieur Kahn,
    Je vous connaissais indirectement professionnellement.
    Je m’incline aujourd’hui avec respect et reconnaissance pour l’homme que vous êtes.
    Merci pour tout ce partage.
    Mes pensées vous accompagnent, bien sincèrement.
    Danielle Geldwerth

  33. Merci pour tout Monsieur Kahn.
    Vous avez été pour moi un pilier en cette ère pandémique, providentiel et précieux pour quelqu’un qui n’a plus de famille. Vous allez me manquer, votre dignité, votre amour de la vie et de la beauté, de ces traits qui font que l’humain inspire encore quelque chose qui nous dépasse, qui nous aide à nous dépasser nous-mêmes.
    Je vous souhaite le meilleur dans les instants précieux qu’il vous reste à vivre, puissiez-vous être soulagé de la douleur physique.
    Au revoir l’ami virtuel…

  34. Bonjour Monsieur,

    Votre sérénité me donne le courage, le jour venu, d’oser la sérénité à mon tour.
    Vous m’otez un poids.

    Je vous admire, monsieur, et je vous remercie

  35. L ´amour est plus fort que la mort . Vous allez partir , nous laisser mais vous vivrez à travers toute l ‘œuvre accomplie . Merci , Professeur, pour tout .
    Que la sérénité vous accompagne jusqu ‘au bout du chemin .

  36. que dire ? merci pour vos engagements … et pour vos ecrits passés et present.. bon voyage le Loup

  37. L’amour de la vie si vivace
    on le prend
    Mais la douleur si tenace
    qui s’en charge?
    Personne d’autre que le loup.
    Je pleure.

  38. Merci monsieur le professeur pour tout . J envoie dans le ciel bleu un peu ennuage de ce jour de juin charentais , par le chemin de ronde de notre église fortifiée de Charras toute ma gratitude et mon respect afin qu ils vous parviennent .

  39. Merci Le Loup pour ces partages forts et émouvants.
    Un ancien petit texte inspiré par un beau dessin de loup et qui me fait tellement penser à vous :

    Tout en haut de la dune,
    Oreilles couchées, les yeux fermés,
    Museau droit vers le ciel pointé
    …… Il est là …… Le loup !…
    Son cri venu du plus profond de son être
    au-dessus des plaines plane en longue plainte
    Qui déchire l’infini.
    Tout en haut de la dune,
    Le loup chante à la blanche lune
    Et se fond dans le noir de la nuit.
    Dans *l’obscure clarté*, n’est plus que son cri
    Et ses yeux dorés en milliers d’étoiles
    Renvoient l’écho de son chant d’amour
    A l’Univers entier.

  40. Cher Axel Kahn,

    Vous êtes un chef-d’œuvre d’humanité…

    À grande échelle, vous avez tellement « donné » à autrui, puissiez-vous aujourd’hui, « recevoir » tout autant…

    À ma petite échelle, vous m’avez tant « apporté », que je vous « envoie » aujourd’hui, toute la reconnaissance que je ressens pour l’homme lumineux que vous êtes!

    Affectueusement,

    Une anonyme (Emeline).

  41. Merci Monsieur
    Pour votre soif de vie jusqu’au bout oui vive la vie,
    Vos mots poésies lumières votre grand humanisme effaceent un peu les mots noirs de certains
    Mais espoirs la terre est bleue comme une orange
    Je vous envoie le soleil et le mistral de Marseille

  42. je Voudrais partager avec vous le nom du loup. J’ai eu l’incroyable bonheur de le rencontrer voilà 20 ans au col de l’Iseran. Le voir si près… enfant, je l’avais choisi pour totem.
    Merci Mr Kahn de partager avec nous tous votre sérénité et votre regard lumineux sur notre monde. Merci Axel le loup de nous initier à aimer les mots, les moments, les paysages, et nous rappeler l’importance d’être en paix avec soi et les autres.
    Au revoir et belle rencontre entre loups dans un incertain mais possible au delà sait-on jamais ! Marguerite en Lavedan

  43. Bonjour Monsieur. J’ai depuis longtemps éprouvé un grand respect pour vous et pour votre action. Et une grande sympathie, j’ignore pourquoi. Une grande affection. Votre situation actuelle n’y change rien, parce qu’au fond rien de change. Est-il possible, dans cette partie de la vie qui est toujours la vie, où il y a toujours de la vie, de croire encore que rien ne change jamais ?
    Je vous embrasse.
    Christian.

  44. Belle leçon de vie. Je vous admire professeur pour tout ce que vous avez réalisé dans votre vie.
    Il n’y a rien à ajouter.
    Je penserai souvent à vous.
    Affectueusement

  45. Je garderai précieusement cette si généreuse et apaisante chronique et je vous en remercie infiniment. Mes meilleures pensées sont pour vous.
    Anne Eyquem

  46. Vivez-vous bien ? que faire pour que vous viviez mieux ? … J’ai lu vos textes et écouté vos paroles depuis l’entretien de Lea Salamé.
    Vous êtes depuis mon guide spirituel.

  47. Je ne peux m’empêcher d’être triste quand je vous lis chaque jour. Aussi parce que votre maladie, son timing, ses accélérations, me rappellent mon Papa a bien des égards. Cela doit être le cas pour beaucoup de gens il me semble. Et pourtant, vos mots sont emprunts d’un tel positivisme et réalisme qu’ils me font du bien. Je voudrais juste vous dire Merci aussi pour ça, pour ce partage avec nous de ces moments-là, qui sont toujours un peu tabous. Bien a vous

  48. Axel,
    Vous êtes un grand, vous expliquez les choses compliquées avec des mots simples , vous décrivez des instants merveilleux… vous donnez un courage exceptionnel…
    Vous êtes beau ,vous êtes vrai.
    Je vous remercie infiniment et vous resterez toujours présent dans ma vie…
    Yves bertrand

  49. Merci Axel pour votre regard, votre amour de la vie, votre témoignage. Merci de partager encore avec nous jusqu’à la fin, si possible, s’il vous en reste le courage qui ne vous manque pas.

    Depuis 2010, je suis soignée à l’Hopital européen Georges-Pompidou pour un cancer du rein métastasé poumon et…tibia.. Et, grâce à cette maladie , qui ne vous lâche pas facilement, j’ai découvert aussi le prix de l’existence et compris qu’il fallait vivre chaque instant, intensément. Et réaliser ses rêves jusqu’au bout.

    J’ai un projet humanitaire que j’espère initier bientôt avec l’UNESCO autour de l’éducation des enfants, et pour la paix.

    Nous ne nous connaissons pas malgré que j’ai fut journaliste.
    J’ai 63 ans. J’ai dû affronter d’autres combat (je suis une femme trans), mais la lecture de vos traversées à pieds à travers ce beau pays de France m’ont rappelé les miens.
    Les Français n’ont d’ailleurs pas assez conscience de vivre dans ce pays si varié et riche de ses cultures. Au lieu de râler comme trop souvent, ils devraient voir vraiment ailleurs et voyager hors des sentiers battus, comme je les ai effectué, en France mais aussi dans des contrées lointaines (Moyen-Orient, Asie, Afrique du Nord) et de différentes manières.

    J’aurais tellement voulu échanger avec vous. On n’oubliera pas de sitôt votre sensibilité, votre intelligence, votre humanité, même lorque vous serez parti pour le grand voyage,

    Alors, l’ami que je ne connais pas, je vous dis simplement : Au revoir.”. Et MERCI.

    Caphi

  50. Cher Monsieur, votre témoignage est touchant de sincérité et d’humilité. Ne connaissant pas “Le loup” d’Alfred de Vigny qui vous tient à coeur j’ai cherché et ai trouvé un document particulier publié par “la revue des 2 mondes” (?) qui s’intitule “La Confession d’Alfred de Vigny” (ndlr : à la toute fin de sa vie)
    [ doc : dc8df925b382ceaf13395c7990352ecd.pdf ].
    On y trouve “La mort du loup” mais également les états d’âme d’Alfred de Vigny à ses derniers instants avec ce revirement de situation extrême, ainsi qu’un flash back de sa vie dès l’adolescence. Vous seul pourrez juger la véracité de ce document compte tenu de votre proximité de coeur avec Alfred de Vigny. Qu’il puisse vous aider à “rajouter la Vie à la vie”, entreprise que vous menez déjà avec beaucoup de dignité et de poésie. Les liens d’Amour que nous tissons ici bas sont éternels car leur origine est hors du temps … Meilleures pensées.

  51. Je suis émue par votre courage.vous êtes un modèle pour moi et vous avez donné votre nom à la promotion de ma fille Claire, et à son mari Renaud à INRA. Nous vous accompagnons dans votre chemin final

  52. Chapeau bas Monsieur. Nous partageons à la fois la passion pour la Marche mais aussi pour la génétique et la recherche. Vous m’avez inspiré durant mes études et ma carrière et vous me motivez à reprendre la Marche. Je n’aurais fait que vous croiser lors de congrès mais mes pensées sont avec vous.

  53. Heidegger a raison au moins sur un point : plus on est confronté, plus on se confronte à notre finitude, et plus on est à même de donner sens à notre vie par l’exercice incroyable de notre iberté. Votre vie a tellement eu de sens, de générosité, de vérité, d’amour et de souci des autres que vous parvenez encore à donner sens, intensité, authenticité à ce qui vous reste à vivre, par delà un corps qui cède.
    Votre vie a été et est encore admirable d’humanité.
    Nous aimerions tant, le moment venu, avoir votre force, mais comment savoir de quoi nous serons capables ? Notre vie a-t-elle été aussi bien “remplie” que la vôtre ?
    Sachez en tout cas que nous autres, inconnus de vous, vous lisons avec attention, respect et une profonde amitié.
    Nous sommes auprès de vous,

  54. Cher Monsieur Axel Khan, j’ai toujours admiré vos combats, et vos interventions (radio, télé, articles) et je lis vos chroniques parfois si parfois si poétiques, avec une attention très émue, celle de vous savoir au bout de la route, si vite, si tôt…je ne peux que me joindre à tous ceux qui vous ont témoigné leur admiration pour votre immense culture, votre amour de la vie, votre courage, votre détermination, et enfin votre sérénité face à cette ultime échéance, celle qui nous fait si peur et qui nous pose parfois lorsque nous y penchons, tant de questions métaphysiques…car voyez vous, agée de 66 ans, je viens d’apprendre aujourd’hui, j’ose peut être une certaine impudeur, que je suis guérie de mon cancer du sein..je me souviendrais toujours de ce médecin, à l’annonce de ma maladie, m’ayant un peu brutalement déclaré : “lorsqu’il y a le feu, on envoie la lance à incendie” ! aussi, j’ai accepté tout le protocole à la lettre (ablation, chimio, rayons) espérant être sauvée de ce désastre, en taisant de côté mon angoisse et mes craintes, car je fais une immense confiance en la médecine. alors, j’ai pu trouver en moi une force de vie incroyable dont j’ignorais même la puissance…Ce soir j’ai mis mon Tamoxifène de côté définitivement, et hop un de moins avec joie et soulagement…alors je voulais juste vous exprimer ma reconnaissance et ma gratitude, car si je peux jouir de cette guérison, c’est aussi grâce à la Ligue dont vous étiez le prestigieux Président, grâce à la médecine française du service public. Je me sens comme une rescapée et si je suis bien vivante, c’est aussi grâce à vous…j’ai adhéré à toutes vos prises de position, à tous vos “coups de gueule, tout cela va beaucoup me manquer désormais.. j’ai témoigné ici de mon expérience, j’espère surtout ne pas avoir été indécente,(mais je suis certaine que vous me comprendrez si vous me lisez) pour vous manifester ma reconnaissance et mon grand respect, je vous souhaite une fin douce et paisible avec l’amour de vos proches, celle que vous méritez vraiment; cependant sachez bien que vous survivrez au délà de votre disparition prochaine, à travers tous ceux qui poursuivront votre combat et qui célébreront votre mémoire j… un denier grand merci cher Monsieur Khan, j’étais une de vos “fans” ! vous savez, je suis quand même bien triste, même je sais que personne ne vous oubliera, c’est pourquoi je ne vous dis pas Adieu, mais simplement Aurevoir…

  55. Merci Monsieur. Pour tout ce que vous avez fait. Pour tout ce que vous faites. Ce que vous partagez est tellement généreux, tellement précieux. Merci à vous, infiniment merci..!

  56. La thérapie ciblée…une merveille… comment remercier ???
    Vous le savez que c’est une merveille …

  57. Monsieur Kahn,
    Lors de votre dernier passage sur France Inter qui m’a profondément touchée. Vous y parliez notamment de transmission. Je voulais, à ce titre, vous remercier d’avoir su expliquer pendant des années via les médias, l’éthique, les sciences. Et tout cela avec enthousiasme solaire, limpidité, panache et une éloquence toujours accessible.
    J’ai fait mienne la phrase de votre père « Sois raisonnable et humain(e) »
    Au soir de votre vie, vous nous offrez une leçon de sagesse magnifique, et des pistes de réflexion sur la vie, la mort.
    Si vous avez choisi le loup pour totem, je vois un peu de Cyrano en vous pour son élégance morale et son panache.
    Merci d’être passé dans nos vies.
    Bon chemin Monsieur Kahn avec votre Opinel et un morceau de ficelle dans votre poche

  58. Si je devais vous décrire en un seul mot, chose extrêmement difficile, ce serait HUMANITÉ ou HUMILITÉ ou…. Ce n’est décidément pas simple.
    Belle fin de vie à vous, je vous la souhaite apaisée et pleine des beautés de ce monde, beautés simples mais qu’il faut savoir voir,et vous le faites à merveille.
    Bon voyage….

  59. Rien n’est plus beau qu’un homme qui s’en va regardant la vie et tournant le dos à celle qui l’attend.
    Il ne part pas à reculons, il sourit encore à la vie et veut rester un homme.
    Je calquerai mes pas sur votre regard humain rempli de sagesse…

  60. Vous êtes un Grand Monsieur.

    Merci pour tout ce que vous avez fait.

    Je vous souhaite d’éternels chemins de nuages et de vent, au-dessus de rochers, d’eau et de fleurs.

  61. Même quand tout semble noir, quand tout semble perdu, foutu… il y a toujours l’espoir d’un miracle que vous restiez encore un peu plus avec nous…

    • Oui si seulement! Un miracle.
      Tellement de souffrances! qui mérite ça?
      Je trouve que c’est injuste d’avoir tant travaillé et aimé et terminer sa vie avec des souffrances aussi intenses.
      Quel courage de pouvoir encore écrire!
      Merci pour vos articles positifs et réels mais je ne suis pas rassurée sur la suite de ma vie……….

  62. Je vous embrasse très fort, Axel, qui fut un jour mon patron , un patron très stimulant, un jour de fête nous nous sommes même embrassés amicalement .

  63. Comment ne pas vous remercier du fond du cœur de partager votre vie et vision ainsi, oui il est possible de partir sereinement. Je nous le souhaite à tous. C’est une magnifique leçon que vous donnez. Tous mes vœux de paix vont vers vous.

  64. Très cher Axel Kahn,
    Vous avez été pour moi l’un de mes maîtres à penser au coté d’Edgar Morin.Vous faites parti de ces hommes phares qui nous guident et nous éclairent.Je vous ai lu et je vous relirais et vous ferais lire aux plus jeunes.Professeur(e) de Svt j’ai souvent parlé de vous à mes élèves.Mais je parlerais de vous surtout à ma fillotte qui n’a que 5 ans mais qui vous comprendra j’en suis certaine.Vous ne pouvez pas avoir d’appréhension au moment du grand saut car votre vie est riche et pleine.J’ai eu la chance de vous rencontrer- club Inserm lycée Voltaire- et j’ai été émerveillée par votre vive intelligence et votre accessibilité.
    Je tenais à vous dire merci.
    Frédérique

  65. Merci cher Axel Kahn de nous faire partager votre « expérience » de fin de vie habituellement totalement taboue. La vôtre, est généreuse, lumineuse et chaleureuse à l’image de votre existence bien remplie au service de la science et de l’humanité.
    Il y a longtemps que je vous estime à travers vos écrits et vos témoignages audiovisuels. Vous y transmettez passionnément et avec talent votre enthousiasme, et votre énergie infatigable.
    Votre amour de la vie, de la beauté du monde avec ses aubes bleutées, ses crépuscules flamboyants, ses paysages grandioses, ses fleurs sauvages, et celui des plaisirs simples, comme marcher dans la nature, partager un bon repas, se réunir en famille, entre amis, vous rapproche des gens.
    Vous resterez un modèle pour une foule d’anonymes qui vous suivent grâce aux réseaux sociaux, avec une grande émotion mêlée d’admiration et d’affection.
    Nous vous accompagnons , nous sommes là, en pensées tout près de vous et je suis sûre que vous ressentez toute cette fraternité.

  66. Je partage avec vous l’amour de la marche. En vous lisant j’aspire à partager un jour votre sagesse. Merci de continuer à nous faire profiter de vos pensées qui ne cesseront de nous nourrir.

    Merci pour tout, vos combats et vos mots.

  67. Quelles belles paroles de vie, cher Axel Kahn
    Quel bel encouragement qui, j’en suis persuadé, sera aussi profitable à nombre de ceux que nous soutenons
    Accompagnement et amitiés
    Thierry Schmitt, bénévole ligueur @ Ligue CD42

  68. Comme la chèvre de Monsieur Séguin vous voici paradoxalement vous le Loup à espéré l’aurore. Je vous souhaite de splendides aubes, ainsi que les couchers de soleil du Petit Prince à l’infini

  69. Que la force de vie et de beaux regards vous accompagnent jusqu à votre dernier souffle .
    Vous aurez profondément changé mon regard sur l’instant de la mort, le rendant plus réel et plus doux à la fois .
    Cela sera une aide pour nous tous .
    Chaleureux merci .

  70. Cher Axel,
    Je me permets de vous appeler ainsi alors que nous ne nous sommes jamais rencontrés.
    Je vous connais par vos interventions dans les médias et je suis depuis toujours admirative de votre enthousiasme de votre volonté de convaincre. Pas toujours d’accord à 100%.
    Depuis quelque temps c est avec une grande émotion que je vous écoute et vous lis.
    Je fais partie de celles et ceux que la camarde effraie tant qu’elle les empêche de vivre pleinement.
    Je veux vous dire mon respect et, j’ose, mon affection.
    Mes pensées vous accompagnent. Merci Axel Kahn.

  71. Monsieur, Merci pour vos messages empreints de tant d’humanité, merci de nous aider ainsi à travers vos paroles si belles et si simples ,merci de nous communiquer cet amour de la vie.Si j’osais,pourrais-je vous faire une suggestion ?: Que tous vos messages que nous sommes nombreux à lire (et à attendre tous les jours ) soient rassemblés et publiés par La Ligue ,ce serait une belle transmission.
    Que le chemin vous soit doux !

  72. Professeur, je suis tellement triste car je pleure en vous lisant, j ai du mal a accepter un jour votre disparition, je vous demande de m’excuser, car vous êtes un homme inoubliable , je vous souhaite du courage dieu et grand merci Irène
    ,

  73. Au Petit-Pressigny les collines calcicoles portent orchidées sauvages et mille herbes folles sur lesquelles les azurés bleu célestes volent en tous sens… Pensées amicales

  74. Waouh, Prof. Axel Kahn! Quel courage! Stay blessed! Je vous lis et écris du fin fond d’un quartier africain, à Brazzaville, au Congo. Gloire à Dieu pour les nouvelles technologies! Jeune, j’ai apprécié vos prises de position sur la notion de “race”. Lorsque vous déboutiez tour à tour toutes les théories obscurantistes qui tirent vers le bas, afin de faire prévaloir la beauté du vivre ensemble. Merci! Je découvrais la France dans sa diversité : belle, carrefour des cultures, résiliente, complexe MAIS pas compliquée. Vraiment, je rends grâce à Dieu pour votre précieuse vie au service des autres. Dieu Seul sait les épreuves de la vie par lesquelles nous passons. Someone would say, “Challenges are bread for us”. Au milieu de l’une d’elles un jour, je me suis posé(e) cette question, “Où passerai-je ma vie après ce monde ?…” . Ainsi, l’éternité a commencé à faire écho en moi. Non, je ne parle pas de religion. Je crois en Dieu, en la relation avec Dieu j’entends!… J’ai cherché, et j’ai trouvé que l’accès à un au-delà paisible et éternel est possible, existe bel et bien. Il me fallait faire la paix sur terre, ET être réconcilié(e) avec Mon Créateur, Dieu!… Beaucoup de choses à dire… MAIS Christ est Seigneur dans les cieux et sur la terre. « Oh Seigneur Dieu, je crois de tout mon coeur en Jésus Christ, Fils du Dieu vivant. Je crois qu’Il est mort pour moi et Dieu L’a ressuscité des morts. Je crois qu’Il est vivant aujourd’hui. Je confesse de ma bouche que Jésus Christ est le Seigneur de ma vie à partir d’aujourd’hui. Par Lui et en Son Nom, j’ai la vie éternelle; je suis né(e) de nouveau. Merci Seigneur d’avoir sauvé mon âme! Je suis désormais enfant de Dieu. Alléluia! ». Ce que je sais, c’est que depuis le jour où j’ai confessé (“voiced”) cette prière, dans ma chambre ou en public, le plus important pour moi était que Dieu l’entende, et comme je le sais omniprésent… depuis, je vis dans une paix divine, la peur a quitté ma vie, elle a changé de camp, je n’ai plus peur ni de la mort, ni de quoi que ce soit, sinon que de Dieu par la personne de Christ, qui désormais vit en moi par Son Esprit Saint, qui me donne/nous donne cette force surnaturelle.
    Cher Grand, il me fallait écrire ces quelques lignes pour vous encourager. Nous rendons grâces à Dieu de ce qu’Il vous fortifie! Grand merci pour tout! God bless you, Sir.

  75. Au revoir M.Kahn : messager de vie que vous êtes. Je garde en mémoire cette marche à Vagney dans nos Vosges et cette belle journée à votre contact. La salamandre …Bientôt orpheline …Vous resterez précieux à mes yeux… Que votre départ soit adouci….Pensées en chemin de vie….Bien à vous, Malou

    • Toutes mes pensées pour vous, vous représentez beaucoup à mes yeux. Ma mère parlait souvent de vous, elle a lutté contre le cancer par 3 fois, le cancer l’a finalement emportée. Nous admirions votre action, votre philosophie. Je suis de tout cœur avec vous. Le Loup, de Alfred de Vigny, si beau poème.
      Bien à vous.

  76. Cher Axel, je suis en rémission depuis 4 ans. Je me suis battue chaque jour pour voir ma fille, aujourd hui âgée de 10 ans, grandir. La méditation et mon regard sur la Nature , être là , dans le réèl m ont beaucoup aidée. C’est ce que vous faites. Vivre l instant.
    Merci pour vos partages qui nous enrichissent.
    Votre Amour inconditionnel de la Vie, de l’Autre est immense.
    Soyez remercié chaleureusement.

  77. Cher Axel Kahn,
    Merci infiniment pour vos textes magnifiques.
    Il serait présomptueux de vouloir emprunter le sillon tellement riche d’humanité, de savoir, de sagesse que vous avez tracé. Mais chacune de vos pensées nous inspire pour tenter d’en tracer un qui lui soit “raisonnablement” parallèle.
    Nous nous y efforcerons avec l’aide du Loup qui reste à nos côtés dans ce cheminement.

    Un louveteau anonyme parmi tant d’autres, qui vous assure de toute son amitié et de sa profonde admiration.

  78. Monsieur Kahn,

    Nous ne nous sommes jamais rencontré, et pourtant je pense parler au nom de toute ma famille en affirmant que vous avez été une lumière, un guide, durant toute notre vie. Par les journeaux, la radio, la TV et les livres. Jusqu’à la mort, vous êtes une inspiration. Nous vous souhaitons un beau voyage. Mille fois merci.

  79. Cher monsieur Khan,
    Comme tous, je suis admirative et reconnaissante.
    Je ne vous connais pas et pourtant vos mots créent un lien d’humanité très fort entre nous, entre nous tous.
    Merci infiniment.
    Anne

  80. Cher Axel,
    Ma pensée, et celle de mon épouse que vous ne connaissez pas, vous accompagne sur ce chemin que nous sommes tous destinés à arpenter, tôt ou tard, j’espère avec autant de sérénité que vous.
    Je vous embrasse
    François A

  81. AU REVOIR MR KAHN AU REVOIR. JE PRIE EN PLEURANT . VOUS AVEZ MENÉ UNE BELLE CAUSE. A VOUS REGARDER VOUS ÊTES SEREIN . UN BEAU SOURIRE QU ON OUBLIRA JAMAIS. MR KAHN . JE VOUS SOUHAITE UN TRÈS DOUX PASSAGE VERS L AU DELÀ. JE PENSE A VOUS MR KAHN ET JE VOUS EMBRASSE. TENDREMENT. PARTEZ EN PAIX .

  82. C’est beau, cela donne courage à toutes celles et tous ceux qui lisent en pleurant votre dernière marche en avant. J’ai ignoré jusqu’à avant hier mercredi que vous alliez ainsi ponctuer votre carrière de marcheur et de biologiste. Merci de cette leçon pour le temps qui reste et pour embellir encore votre présence dans mon souvenir.

  83. Et la vie dans tout ça? Elle est là, distillée quotidiennement.. les mots, la poésie, les images qui en émanent, tout est là et c’est beau. Merci Monsieur Axel Khan .
    les injonctions de votre père? J’en avais et j’en fais miennes; et vous, par ce que vous êtes, m’aviez fait insufflée le mot ” JUSTE” pour compléter cette ” devise” . Pour ce que vous nous donnez encore maintenant? Cette devise va s’enrichir d’autres mots, et le fil conducteur en sortira enrichi.
    Merci! Merci! Merci! De la part d’une ” petit d’homme” nourrie et élevée par Un Loup .

  84. Vous avez été un brillant Scientifique et aujourd’hui,
    vous nous donnez un très bel exemple et vous nous éclairez sur ce que nous devons faire afin de vivre notre vie pleinement.
    Merci Monsieur Kahn.

    Vous restez vivant dans nos esprits

  85. Grand merci, Professeur pour votre humanité. Merci pour tout ce que vous avez réalisé tout le long de votre parcours terrestre. Avec mes respectueuses pensées. Eric

  86. Mon cher Axel, tu es bien plus sage que moi, je t’admire et t’embrasse de tout cœur, ton vieil ami Luc

  87. Tout finira dans la clarté
    Tout finira dans la beauté
    Beauté devant moi
    Beauté derrière moi
    Beauté au dessus et en dessous de moi
    Beauté tout autour
    Dans mon vieil âge
    Je veux marcher
    Sur un chemin de beauté.

    Poème navajo repris par yacoub.

    Une anonyme en rémission.

  88. A l’âge où tout ce qui n’est pas donné est perdu
    vous montrez avec sagesse
    ce qu’est une fin aussi digne que généreuse.
    Merci .

  89. A l’âge où tout ce qui n’est pas donné est perdu
    vous montrez avec sagesse
    ce qu’est une fin aussi digne que généreuse .
    Merci

  90. Des textes magnifiques , un courage à toutes épreuves, des mots d amour et un amour de la vie. La sagesse et l’humanité.
    C est vous qui nous accompagnez. Une belle preuve de votre amour pour les autres
    Respectueusement.

  91. Très heureuse de lire cette chronique signée par le Loup souriant et coquin !

    Vous avez réussi à éclairer par la beauté, la poésie et un soupçon de malice cette nuit parisienne bien orageuse.

    Merci encore pour tout ce que vous avez déjà accompli et ce chemin que vous continuez à parcourir… Vaille que vaille ou plutôt vaille que vivre !

    Votre courage, votre élégance et votre dignité forcent l’admiration et le respect… Vos chroniques sont celles d’un Loup-poète pleinement humain et raisonnable !

  92. Axel Khan ,merci . Votre longue carrière de medecin,de chercheur est exemplaire . Votre travail a la Ligue contre le cancer est le point d’orgue de ce magnifique parcours . Nul doute que ,en plus d’avoir soigne tant de patients ,vous avez aussi su inspirer et guider de nombreux jeunes qui s’engageaient derrière vous pour apprendre et reprendre le flambeau. Vous avez aussi fait un travail remarquable dans votre pelerinage a pied a travers la France . J’ai lu les récits de vos pérégrinations. Ce travail a fait date .
    Et aujourd’hui ,bien que touche par la maladie ,vous trouvez les mots pour parler de la vie ,de la nécessité de profiter de tous ces moments précieux pour instiller des messages philosophiques que vous partagez avec nous . Cher Axel Khan ,vous avez su vivre mille vies en une vie . Infiniment merci pour ces cadeaux partages .

  93. j’ai pensé à mon père
    j’ai pensé aussi malheureusement qu’étant seule ce n’est pas ma solution

  94. Monsieur Kahn , vous etes mon compere de marche et d optimisme .
    Je vous lis . Je vous ai ecouté par mes 2 oreilles et mon cerveau a retenu vos conseils . Vaccin compris
    Je me ris des pronostiques qui m ont deja enterree plusieurs fois . Mes cancers ont ete terrassés par une radiotherapie qui a viré en accident médical . Grele court et sondes d uro …a vie . Mais la vie est belle meme dans un lit .
    Votre dernier message évoque un reve que la vie m a en quelque sorte fait vivre : deux gros orages dans la descente de l Etna jusqu a un petit abri qu il fallut partager avec des brebis . Nuit inoubliable ! Et inoubliable notre arrivee , trempés , au premier village ou les siciliens nous ont reconforté de cafés succulents .
    Aujourd hui l actualite de la volcanologie enchante mes reveils grace à ma petite bande de passionnés .
    Amitiés et raisons de vivre s ajoutent à des soignants competents et heureux de me soigner . Alors je suis bien et je vous lis ce soir encore . A bientot

  95. Quelle belle leçon vous continuez à nous donner , Monsieur le Professeur !
    Tout mon respect à vous

  96. Vous etes merveilleux et inspirant.. J ai toujours été en phase avec vos prises de positions..courageux,et determine, vous suivez votre chemin avec émerveillement, humour et amour de la vie.. Vous faites partie de ceux qui guident. Chapeau bas cher Monsieur… en souvenir d’une rencontre à Sablet.. Nous pensons à vous tous les jours.

  97. Axel , j’ai eu la chance que nos chemins se croisent à de rares occasions.. Ta clairvoyance dans beaucoup de domaines, aussi bien scientifiques que philosophiques, a toujours été remarquable et impressionnante . Tu es aussi un grand marcheur et tes deux traversées de la France resteront dans les mémoires… Tu es à nouveau sur une longue route… Toute mon admiration pour ce dernier chemin …et merci pour ton exemple

  98. Vive l’oncogénétique! Une lueur d’espoir …

    En vous lisant je repense à mon ami très cher, Jean-Marie Hullot, inventeur du iPhone, sa vie faite de hasard, attaqué il y a quelques années par un cancer foudroyant.

    http://edu.wataproof.com/jmh/youtube

    Un informaticien qui vous suit depuis de nombreux mois. Ma femme est généticienne. Grâce à elle j’ai assisté à une de vos conférences sur Bordeaux, il y a plusieurs années … ne me demandez pas sur quel sujet!

  99. « Mortels, mortels, nous sommes immortels
    Je ne t’ai jamais dit
    Mais nous sommes immortels »

    Tout d’abord, pardon cher Axel KAHN pour ce tutoiement familier que la fidélité au texte m’impose, mais j’ai pensé que ces quelques paroles de la chanson éponyme écrite par Dominique A vous allaient à merveille ; magistralement interprétées par A.Bashung, contrairement à Oscar Wilde voilà quelqu’un qui a fait de sa mort en chantant mais sans se plaindre un chef d’oeuvre de dignité nul doute qu’Axel le loup continue à marcher sur cette même longue route sans se plaindre avec grandeur et égale dignité.

    Vous comme moi, marcheurs au long cours, nous ne nous sommes pourtant hélas jamais ni rencontrés ni même croisés et pourtant que j’aurais aimé faire un bout de chemin avec vous, chercher LE CHEMIN ensemble quelques heures quelques jours.

    Et même s’il semble difficile d’y croire, je formule le vœu que ce dernier chemin emprunté, mais non choisi, ne soit qu’une fausse piste, un cul de sac vous obligeant à revenir sur vos pas et reprendre le chemin de vie.

    Que de chemin parcourus dans chacune de vos vies : médecin, chercheur, randonneur …
    chaque homme a bien sûr sa part d’ombre et de lumière, mais chez vous la lumière est au zénith et l’ombre est donc réduite à néant et il ne fait aucun doute que vous continuerez à accompagner mes pas et à marcher discrètement dans mes souvenirs car vous êtes IMMORTEL.

    • Oui à la fausse piste, au cul de sac, au retour à la vie en bonne santé, peut-être par un miracle de l’oncogénétique auquel Axel Kahn fait allusion ici-même sur son blog!

  100. Cher Axel. Vous savez combien j’ai de l’affection pour vous. Je viens de mettre sous plexiglass la photo au Restaurant de la Cloche à Dijon où nous etions avec quelques amis. C’etait en 2017. Mon fils Felix etait avec nous…il etait en Paces et aujourd’hui il passe en 5eme annee de Medecine. Il vient de finir « Et le Bien dans tout ça ». Il vous decouvre. J’adore vous lire car si vous etes un brillant medecin vous etes un grand ecrivain, un poete…et je suis sur que Jean ne passera pas a cote de son fils cette fois-ci. Vous vous retrouverez dans cet Amour infini qu’est la mort. Nous vous rejoindrons tous un jour ou l’autre. Vous avez ete un phare pour moi. Il m’arrivait parfois de ne pas vous suivre sur telle ou telle idee mais j’ai toujours admire votre erudition scientifique et philosophique. Bref je me sens bien triste de vous voir si fatigué vous qui sembliez plus solide qu’un Roc. Quand j’irai sur l’ile de la Reunion la prochaine fois j’ecrirai votre nom pres d’une cascade et pres de fleurs. Je pense a vous cher Axel. ❤️

  101. Bonsoir Axel,
    Un mois de Mai 2019 en voyage dans les fjords de Norvège
    ce fut extraordinaire de vous rencontrer et de partager vos conférences. Je vous suivait de loin dans vos livres et-j’ai découvert qu’elle belle personne vous êtes , je ne marchais pas autant que vous loin de là , mais je regardais les paysages, la nature et après avoir lu vos récits de voyages en France, mes marches ont redoublés d’intérêts et maintenant je pense à vous à chaque marche, je vous emmène avec moi !
    Comme vous me l’avez gentiment écrit en dédicace pendant ce voyage de mai 2019 ” Accompagnez moi donc sur ces “chemins de beauté” et de vie, on y trouve le Bonheur ! je vous adresse ce poème d’un livret sur les couleurs qu’une amie à écrit & offert. J’ai chois la couleur JAUNE ( Soleil ) rien que pour vous Axel , je trouve que cette couleur vous va bien !

    Tu es lumière et tu coules comme une rivière,
    Tes flots, tes halos, tes reflets font des ombres.
    On les perçoit avec nos ondes .
    Sûr de toi,tu glisses en éclats,
    Lisses, merveilleux, tes fils de soie
    Que l’on devine à travers les eaux, la pluie, le soleil
    Font naître en nous la chaleur.
    Partout où tu passes,
    Le temps nous en laisse la trace par d’innombrables secondes.
    Elles parcourent dans tous les sens le monde.Et pour satisfaire les regards,
    Et pour plaire à la terre, à l’atmosphère.
    Tu cours plus vite que le vent,
    Puis tu t’étales sur le courant,
    En scannant les environs du monde,
    Et tu éblouis par la luminescence de ta couleur.
    Vous resterez pour moi une belle rencontre et vous allez beaucoup me manquer !
    Le ligue continuera et arrivera à de belles choses pour vaincre le cancer et j’y crois !
    Permettez moi de vous embrasser avec affection et respect
    Ghislaine Guérin de la Drôme Provençale – le Tricastin

  102. Pour vous Monsieur, ce couplet d’une chanson de Calogero :

    “…Nous sommes comme les feux d’artifice
    Vu qu’on est là pour pas longtemps
    Faisons en sorte, tant qu’on existe
    De briller dans les yeux des gens
    De leur offrir de la lumière
    Comme un météore en passant
    Car, même si tout est éphémère
    On s’en souvient pendant longtemps…”

  103. Qu’ ajouter qui ne soit . . superflu de
    vous Témoigner si ce n’est le Bonheur
    silencieux délicieux de goûter encore
    quelque Temps vos Propos : ceux mêmes
    que votre Attention de PARTAGE , Poésie
    de CONTEUR sait transmettre —– POUR
    LE BEAU LE BON LE BIEN . On vous
    embrasse et vous prie de transmettre les
    Salutations émues au @ Loup de Vigny .
    BEAUX MATINS Du Monde du Ponant à
    L’Orient . Des ” Tapis volants ” vous y
    attendent que vous pilotez si joliment en
    Re enchantant le Monde ——- MERCI.

  104. Bonjour cher Monsieur Kahn ,
    Un grand merci pour les beaux sentiments que vous lire fait naitre en chacun de nous, un beau partage vraiment , vous êtes aimé, pas seulement par vos proches, vous êtes aimé et votre absence ne rimera pas avec souffrance car vos jolis mots et belles pensées sont immortels de même que votre belle âme, l’amour vous enveloppe, c’est l’essentiel. Je vous embrasse, de tout mon cœur. sara

  105. Bonjour Monsieur Kahn.

    J’ai une incroyable admiration pour vous. Vous êtes une belle âme et une belle personne. Vous forcez le respect. Soyez toujours heureux. Vous avez réalisé tant de belles choses, vous serez toujours dans le coeur de ceux qui vous aiment. Je vous embrasse bien fort,

  106. PS A découvrir votre savoureux ( vraiment ) Epilogue
    du Jour et certains Commentaires : permettez ce
    complément à mon Message .. Qu’il eût été magnifique
    magique de : “vivre Life ” à vos Présences de Conférencier
    (je découvre) Quelque Navigation en Haute Mer . VÉCU :
    j’ai eu ce bonheur d’un pétillement de vie de … connaître
    le Spectacle ” Matin du Monde” ( parfois senti Vierge
    D’avant la venue de l’Homme ! ) : des Fjords de Norvège
    et de Patagonie chilienne , tantôt la traversée Atlantique
    Pacifique du Canal de Panama ( le PetitFils d’un des
    architectes en Conferencier ) .Tantôt ces confins d’Alaska
    jusqu’à Juneau ( la désormais .. ” mascotte Aiglon” : SI )
    Que dire de cette vie entre ” Navigations OnSEA ”
    et Escales narrées en un Quotidien ON BOARD — ! Cette
    anecdote BELLE si vous me permettez : aux A M. PIANO
    Entertainment ( I was ” on Crew : Singer ” ) : un Homme
    distingué toujours assis , nœud Pap ‘ mais .. simple –
    À le voir consulter ce qui avait tout l’air d’une carte d’État
    Major ( pas : touriste ) , partageant un verre IL ME CONFIA
    “:je suis à bord avec mon Epouse et nos deux Enfants ” –
    ” voyez- vous : j’ai navigué tout jeunot Pêcheur à a la morue
    dans ces Fjords jusqu’ à Terre Neuve — Ce sont les Enfants
    Qui nous ont offert cette Croisière : ils voulaient que leur
    Maman voie … où le Papa a passé sa jeune vie de Pêcheur! ”

    OUI Elle sait être si belle , la Vie — quand les Hommes
    n’ont pas oublié la Saveur de l’ HUMAIN . Celle que VOUS
    transmettez Monsieur@ALeLoup … de souffle en souffle
    en Pas Altruistes et Décidés . THANK YOU Et Bonne
    Dégustation Professeur. R e s p e c t u e u s e m e n t

  107. Merci de partager avec nous ces pensées et photos alléchantes, qui nous donnent l’eau à la bouche (Bravo Loup malicieux : il est l’heure de déjeuner !).

    Si le Loup gourmand le souhaite, il peut aussi être un convive de choix pour les grands gastronomes de la littérature française en suivant cette piste : https://youtu.be/HS7pre1E70w
    Cette vidéo de la Comédie française est un régal, qui vaut bien des brebis, chèvres et autres agneaux !

    Faites bien le plein d’énergie pour pouvoir accueillir vos proches et profiter d’eux (et qu’eux puissent jouir pleinement de votre compagnie).

    En espérant vraiment que vos chroniques ne s’arrêtent pas de si tôt !!!!

  108. Merci monsieur de votre puissant témoignage.
    La mort fait partie de la vie et la paix intérieure que vous diffusez, restera un exemple de dé-dramatisation.
    Depuis des années j’ai mis en ligne une pétition pour la légalisation de l’aide médicale à mourir (500 000 signatures aujourd’hui) et ce qui compte à mes yeux est que chacun puisse terminer sa vie de la manière qui lui correspond.
    Nul ne sait comment nous aborderons ce rivage lorsque nous nous en approcherons, merci de briser le tabou du silence sur la mort.
    Mes pensées sont avec vous,

    Nathalie Debernardi

  109. J adore cette chronique et les photos qui mettent l eau à la bouche.
    Toujours de belles idées et des mots si merveilleux
    A demain

  110. Monsieur Kahn, c’est encore vous qui parvenez à nous faire sourire avec le récit de cet orage vivifiant. Merci. Très respectueusement.

  111. Réussir sa fin de vie, c’est probablement réussir sa vie. C’est du moins ce que les autres en retiendront par dessus tout. C’est un paradoxe un peu schizophréniant. J’y pense souvent, et je crois que c’est très difficile à réaliser, et même à admettre. Pourtant, idéalement, c’est donc ce qu’il faut faire. Vous y arrivez comme si c’était une évidence. Vous avez toute mon admiration pour cette réussite et toute votre carrière.
    JL Loup

  112. Bonjour Monsieur Kahn,
    C’est par hasard que j’ai appris le mal qui vous touche. Cela m’a remis en mémoire tous ces bons moments passés sur la mise en place de votre Intranet à Cochin avec l’exquise Marie-Pascale Corneloup Brossolet. Nous avions beaucoup appris à votre contact et au sien. Depuis, l’heure de la retraite a sonné mais les souvenirs restent et le meilleur est toujours à venir. Merci pour votre courage.
    Bien cordialement.

  113. Merci cher monsieur de partager votre expérience si singulière avec une joie de vivre non feinte, avec votre lucidité, avec votre bon sens et votre sens de l’humour, avec bienveillance… cela est une aide précieuse… merci

  114. Cher Monsieur Kahn,
    biologiste de formation, amoureuse de la nature et de la vie, j’ai lu tous vos livres et même offert à des amis certains d’entre eux que je trouvais particulièrement utiles et/ou beaux. Ce que vous avez écrit, qu’il s’agisse de questions d’éthique, de questionnement sur l’Homme ou de contemplation, a toujours fait écho en moi et m’a toujours beaucoup touchée. Je voulais simplement vous dire que je vous accompagne par la pensée sur ce bout de chemin. Je pense à vous souvent depuis l’annonce de votre maladie. Moi aussi j’ai eu un cancer et j’ai la chance d’être pour l’instant en rémission. Je ne sais pas si je serais capable de parcourir le bout du chemin comme vous le faites si un jour la patrouille venait à me rattraper moi aussi. Je ne me sens pas prête pour l’instant… Ceci dit, je m’imprègne de vos écrits récents qui sont si beaux et positifs et qui comme toujours me parlent. Merci pour ce que vous apportez au monde, pour votre humanité. Je suis heureuse d’avoir la possibilité via cette page de vous transmettre ce message. Merci !
    Catherine Barjot

  115. Merci infiniment Cher Axel pour votre chronique intime de votre fin de vie, si magnifiquement écrite et illustrée.
    La fin de vie est aussi un passage difficile pour les proches et les ami-e-s, vos partages permettent aussi de les accompagner dans la douceur grâce à votre élégance ❤️

    Vous êtes un Loup attachant, un humaniste.

    Merci pour toute bonté et tout ce que vous avez entrepris et apporté à la Ligue.

    A bientôt à travers votre chronique.

  116. Bonjour Monsieur, je vois que nous sommes du même département, je ne vous connais que par la télévision, je sais que mon message sera anodin parmi tous ceux que j’ai pu lire qui vous vouent une telle empathie je suis fière de vous avoir connu, vous avez l’âge de ma Maman qui m’a quitté il y a 4 ans de la maladie de Charcot, je l’ai vue chaque jour partir peu à peu vers d’autres lieux, ce qui est difficile c’est l’acceptation du départ de la personne que l’on aime mais après en avoir discuté ensemble, le passage de l’autre côté du chemin est beaucoup mieux accepté, qui sommes nous pour empêcher un départ qui finira tôt ou tard par arriver, ne soyons pas égoïste, accompagnons, partageons les derniers moments , ne soyons pas triste, tenons la main de l’être cher jusqu’à son dernier souffle. Axel en latin veut dire “celui qui nous guide”, Merci pour celà. Comme je dis à mon fils, la vie fait partie de la mort. Quelle chance d’avoir connut cette vie et qui sait ce qu’il y a après. Un religieux, lors d’une messe avait dit” Même si l’on ne croit en rien et que la vie s’arrête et qu’il n’y aura pas de retour possible, pourquoi ne pas penser l’inverse ce qui adoucit le départ. Chacun de mes proches disparus ont une fleur baptisée de leur prénom, dans mon jardin . C’est comme un moment de recueillement lorsque je passe devant ces fleurs, c’est leur visage souriant qui m’apparaît, ils sont délivrés de leurs souffrances, comme vous le serez, Axel. Je ne pourrais tenir votre main mais je penserais à vous. Bon voyage et à bientôt. Nadia

  117. Cher Axel,
    Je me permets ce message et ne sais si vous pourrez trouver le temps de le lire, j’imagine combien vous devez en recevoir …
    Cela fait 3 ou 4 ans que je vous suis sur FB, sans doute suite à une lecture inspirante, il faut bien dire que vous êtes prolixe et soyez-en remercié.
    Lecteur, auditeur et téléspectateur de votre frère, Jean-François, je vous ai identifié qu’après. Il faut dire que ma culture familiale est bien plus axée sur la “politique” que sur les “sciences”, mais quel bonheur que votre qualité de vulgarisation des choses, ce doit être un don familial, ou plutôt un effort guidé par la volonté de transmettre au plus grand nombre son expertise et son expérience. Hubert Reeves et Michel Serres sont aussi pour moi des paroles inspirantes qui contribuent à l’œuvre, politique celle-ci, de l’émancipation… Je crois savoir combien ces efforts doivent parfois ou souvent être difficiles, car ils nécessitent, ce que je n’ai pas su faire jusqu’ici (il n’est jamais trop tard me direz-vous), d’affronter le monde des faux-semblants. Je m’explique en forme d’interrogation : comment atteindre les tribunes nécessaires à l’action puis à la vulgarisation alors qu’il me paraît qu’elle ne sont accessibles qu’à la condition d’accepter un temps des chemins et des règles du “jeu” dont la sincérité et la loyauté sont si peu présentes (les arcanes de la politique, les jeux malsains auxquels il faut se confronter sans se faire exclure dans tous les types d’organisations et de surcroît sans être certain de ne pas finir par en sortir corrompu au regard des idéaux que l’on cherche à servir) ?
    Vaste question, à moins que vous n’ayez là aussi une réponse … ?
    Je me permets 2 autres demandes :
    – comment avez-vous structuré votre temps (j’adorerais connaître un emploi du temps d’une année comme ceux que vous avez eux … où il me semble que vous avez aussi su vivre avec les vôtres, dans votre sphère privée)
    – quelles seraient les 10 lieux ou itinéraires de randonnées pédestre que vous conseilleriez ?
    Ces 2 demandes si peu philosophiques me sont venues en lisant le commentaire FB qui espérait un recueil de vos posts auquel vous avez répondu que nous les trouverions sur votre blog.
    Quoiqu’il en soit, je voulais vois dire merci d’être là, de l’avoir été si puissamment et de l’être avec nous tant que vous le pouvez, le pourrez !
    Bien à vous avec mon plus grand respect Monsieur.

  118. Toute mon admiration et ma gratitude pour cette leçon de VIE.
    Merci infiniment!

  119. Merci, cher Axel, de ce cadeau bouleversant de ta chronique d’une mort annoncée, qui rappelle le titre du si beau livre de Gabriel Garcia Marquez… Ton stoïcisme est vraiment impressionnant et c’est un fascinant exemple à suivre pour les morituri que nous sommes tous et qui ne pouvons que « te saluer » ! J’espère avoir la même sérénité et la même dignité que toi le moment venu mais comment en être sûr ?
    Je ne sais plus – pardonne ma défaillance de mémoire – si je t’avais en son temps envoyé mon “Cour traité de l’âme”, cet essai où je définis notre « âme » de façon purement matérielle comme le réseau qui nous associe à tous ceux qui nous connaissent de quelque façon que ce soit : j’ai en moi quelque chose de matériel qui « s’appelle » Axel Kahn, c’est une parcelle de ton âme, et cette parcelle bien sûr ne disparaîtra pas lors de la fin de ta vie. Et les si nombreux messages que tu reçois montrent à l’évidence que ton rayonnement fait que ton âme est d’une dimension exceptionnelle et qu’elle le demeurera tant qu’il restera un souffle de vie à ses porteurs.
    Axel nous sommes nombreux à t’admirer et à t’aimer, ta mort nous sera douloureuse mais tu continueras à vivre en nous et par nous. Ce n’est pas une « consolation », c’est juste le constat de ce que tu nous auras apporté. Et qui perdurera.
    Je t’embrasse

    Philippe

  120. Professeur Kahn, quel défi vous portez à cette fin de parcours si riche, visionnaire et généreux! Ce “sacrifice médiatique” est une nouvelle donne apportée à notre Humanité : voir le beau, clamer son émerveillement des plus belles pensées de toutes une vie pour mieux enlacer les affres et les tourments de cette maladie qui, si elle ronge les fonctions physiologiques du corps, par magie, laisse l’esprit si clairvoyant. Merci de nous offrir toute cette énergie qui soutiendra bien des malades et des familles.

  121. Merci pour ce texte émouvant et inspirant. Il aidera d’autres personnes, de la même manière que vous avez consacré votre carrière scientifique à le faire. En bref, merci pour votre vie remarquable.

  122. Bonjour cher Axel Kahn que je me souviens bien avoir croisé le soir de l’élection de François Hollande sur la place de la Bastille, vous étiez simplement là parmi la foule, heureux et rayonnant, ouvert aux autres par un échange de sourire bien vivant qui reste gravé dans ma mémoire.
    Comme reste gravé dans ma mémoire ce dimanche où rendant visite à ma vieille Maman, elle me mis un livre entre les mains, « le second livre de lézard », me demandant instamment de lui lire le poème situé à la page qu’elle avait marqué, page 15, dont le titre est Mourir.
    J’avais eu du mal à contenir mon émotion quand j’ai fait cette lecture face à ma Maman vivante, et elle m’écoutait avec attention et approbation.
    Je m’étais et lui avais alors fait la promesse de le lire pour son ultime hommage, ce que je fis donc face à son cercueil.
    Je me permets de vous le partager car il va bien avec votre état d’esprit, qui était celui de ma Maman déjà étonnée d’avoir atteint ses 90 ans
    “Penser à la mort,
    Y penser simplement, à la fin de sa journée.
    Elle n’est pas laide ; elle n’est pas triste ; grave seulement, entourée d’inconnu.
    C’est la porte qui s’ouvre – un peu plus tôt pour les uns, un peu plus tard pour les autres – sur le pays mystérieux vers lequel nous allons tous.

    Pourquoi mourir ? Pourquoi ?
    Personne ne peut répondre.
    Personne ne sait ce qui suit la mort ;
    Comme personne ne sait ce qui précède la naissance.
    Devant le mystère de l’au-delà et de l’en-deçà de la vie, le plus intelligent et le moins intelligent sont égaux : muets, silencieux, tout petits.

    Il faut mourir,
    La mort viendra pour toi et pour moi ; demain ou après-demain ; dans un mois ou dans une année…
    La vie n’est pas longue ; elle n’est pas éternelle ; mais je l’aime telle qu’elle est, avec sa joie et sa souffrance, l’effort qu’elle exige et cette grave tristesse qui l’entoure.

    Penser à la mort,
    Y penser simplement, à la fin de sa journée.
    Elle n’est pas laide ; elle n’est pas triste ; grave seulement, entourée d’inconnu.
    C’est la porte qui s’ouvre – un peu plus tôt pour les uns, un peu plus tard pour les autres – sur le pays mystérieux vers lequel nous allons tous.

    Mourir… s’en aller.
    Es-tu prête ?
    Es-tu assez forte pour supporter la plainte de ton corps ? L’angoisse de ta chair attachée à la vie ?
    Es-tu assez forte pour t’en aller toute seule ?

    Si je devais mourir demain, il me semble, qu’en une vision rapide je verrais autour de moi, tous ceux que j’ai fait souffrir, sans le vouloir – il y a tant d’insouciance en nous, si peu de bonté.- Tous ceux que je n’ai pas su aimer. Tous ceux que j’ai aimés sans jamais le leur montrer.
    Cette richesse enfouie.
    Cette joie perdue.
    Ce bonheur qui aurait pu être et qui n’a pas été.
    Et ce sera ma souffrance de la dernière heure, de sentir que je n’ai pas été ce que j’aurai pu être, ni fait ce que j’aurais pu faire.

    Pourquoi ne pas aimer ceux qu’on aime ?
    Pourquoi ne pas aimer aussi ceux qu’on n’aime pas ?
    Pourquoi ne pas offrir tout ce qu’on a ?
    Jusqu’à l’épuisement du trésor.
    Jusqu’au tarissement de la source ?
    Pourquoi attendre ?
    Pourquoi compter, calculer, partager, réserver ?
    Ne peut-on pas tout donner à tous, dans la mesure de ce que chacun réclame et si possible au-delà ?
    Le jour viendra assez tôt où l’on ne pourra plus rien pour les autres, parce qu’ils seront partis…parce qu’on sera parti …

    Penser à la mort,
    Y penser simplement, à la fin de sa journée.
    Elle n’est pas laide ; elle n’est pas triste ; grave seulement, entourée d’inconnu.
    C’est la porte qui s’ouvre – un peu plus tôt pour les uns, un peu plus tard pour les autres – sur le pays mystérieux vers lequel nous allons tous.

    Si je devais mourir dans une année,
    Cette dernière année serait la plus belle de ma vie.
    Je la vivrais lentement jusqu’à son dernier jour,
    Sans hâte, sans hâte ; regardant les choses ; aimant les hommes.

    Je sais qu’on ne peut pas aimer tout le monde.
    Ca ne fait rien.
    On peut ne pas faire souffrir, et c’est déjà aimer.
    Mes actes ne sont pas inspirés par l’amour, parce que j’en ai bien peu ; ni par la pitié parce que je la méprise ; mais par ce besoin plus fort que tout de ne pas faire souffrir.
    Il me semble toujours que l’homme a droit au plus grand bonheur possible dans ce monde où la vie l’a placé ; et que les autres hommes n’ont pas le droit de la lui diminuer, de le lui amoindrir.
    Avant d’agir, pourquoi ne pas se demander :
    « Ferai-je souffrir « ?
    C’est si simple et c’est déjà aimer.

    Penser à la mort,
    Y penser simplement, à la fin de sa journée.
    Elle n’est pas laide ; elle n’est pas triste ; grave seulement, entourée d’inconnu.
    C’est la porte qui s’ouvre – un peu plus tôt pour les uns, un peu plus tard pour les autres – sur le pays mystérieux vers lequel nous allons tous.
    N’aie pas peur de la mort.
    C’est une loi naturelle.
    Elle met fin à la vie sensible que nous vivons.
    Elle commence autre chose que nous ne pouvons ni comprendre, ni concevoir.

    Si cela n’était pas ..
    Si la vie n’était pas autre chose que ce qu’il y a entre la naissance et la mort, elle n’aurait aucun sens et il ne vaudrait pas la peine de la vivre. Et qui donc aurait le courage de mettre au monde un petit enfant pour lui imposer une semblable vie ?
    Mais la vie n’est pas seulement ce qu’il y a entre la vie et la mort.
    Elle est davantage.
    Car nous venons de plus loin que le corps de nos parents.
    Et nous allons plus loin que nos propres corps.
    A cause de cela ;
    A cause du mystère d’avant qui chante en nous, confus et lointain ;
    A cause de ce mystère d’après qui déjà nous environne,
    J’accepte le présent ;
    Le jour d’aujourd’hui et celui de demain ;
    Et toute la vie ; la vie …

    Mourir… qu’est-ce que cela veut dire ?
    Je n’en sais rien.
    Mais je suis prête à m’en aller ;
    Prête à disparaitre comme la fleur qui a fleuri ;
    Comme le blé qui a mûri ;
    Comme l’herbe verte du printemps.
    Prête à renaître aussi et à revivre
    Dans une autre forme
    Sous une autre loi.

    Penser à la mort,
    Y penser simplement, à la fin de sa journée.
    Elle n’est pas laide ; elle n’est pas triste ; grave seulement, entourée d’inconnu.
    C’est la porte qui s’ouvre – un peu plus tôt pour les uns, un peu plus tard pour les autres – sur le pays mystérieux vers lequel nous allons tous”
    Bon courage
    Bien à vous, éternellement

  123. Axel Kahn
    Bonjour, je suis votre combat contre le cancer par médias interposé, moi-même je suis atteint d’un cholangiocarcinome découvert en janvier 2020, pronostique très défavorable.
    Je vous écris car je me sens en communion avec vous face à ce combat en concordance avec vos convictions humanistes.
    D’après « google « je n’en avais pour que quelques mois, les cancérologues ne me donnaient aucun pronostique « c’est à vous de faire monter les statistiques » dixit mon oncologue le docteur Y. Molin de la clinique de la Sauvegarde Lyon.
    Heureusement dès le début les gastroentérologues ont posé des prothèses dans 3 voies biliaires. Il a fallu 6 interventions pour localiser le cancer.
    Ensuite 35 séances de chimiothérapies. En ce moment je fais une pose en attendant un IRM et la poursuite des traitements (très fatiguant comme vous le savez).
    Personnellement je suis issu d’une famille catholique très croyante sur 5 enfants, 3 sont rentré dans les ordres : un missionnaire au Cameroun décédé d’un AVC à 72 ans, un aumônier décédé à 60 ans d’un glioblastome après six mois de souffrance, et un moine bénédictin fondateur de l’abbaye de Ganagobie Alpes de haute Provence décédé à 77 ans des suites d’un hématome sous-durale, décédé après 4 mois sans boire ni manger ni parler, mais avec toujours son esprit vif.
    Je ne suis pas pratiquant en disant comme Astérix « je suis tombé dans l’eau bénite quand j’étais petit », personnellement, je compte plus sur ma femme, ma famille ainsi que sur les médecins que sur Dieu, hypothétique recours.
    Malgré tout il me reste l’humanité plus importante que toute croyance, j’ai pu voir sur mes frères le résultat des prières des uns et des autres !!!
    Je vous souhaite la sérénité dans votre combat en vous remerciant de votre témoignage.

  124. Merci Monsieur Kahn
    Je suis admirative devant votre chronique apaisée
    j’y décèle votre sourire et votre joie de vivre jusq’au bout entouré de vos enfants et petits-enfants
    Je n’oublierai jamais tout ce que vous nous avez apporté
    Je suis triste de devoir vous dire au revoir

  125. Merci pour toutes ces pensées partagées. Merci pour cette transmission qui vous est chère.

  126. cher Axel; vous avez une magnifique famille aimante et aimée ; vous êtes tous les jours dans nos pensées ; recevez nos plus affectueux baisers : on vous aime ; Roselyne ; Benjamin et son papa ; et des câlins de mon merveilleux Gugus qui nous réconforte tant

  127. Je suis avec tristesse et empathie chaque commentaire de cet homme que j’admire depuis longtemps,et je ne rate surtout pas ces tout derniers ,qui nous informent de son quotidien de convalescent.Malheureusement,et j’ignore pour quelle raison,depuis le 6 Juin,je ne peux plus rien lire,or les 2 ou 3 lignes sur Facebook.Le blog reste figé au 6 Juin. Quelqu’un peut m’aider? Merci.

  128. Bonsoir professeur, je vous admire et vous affectionne particulièrement voir enormément.Vottre bienvieillance me boulerverse et m’appaise à la fois.Ce ne sera qu’un au revoir…Je vous Aime.

  129. Mr Axel Kahn, c’est un grand respect et une grande admiration que je tenais à vous témoigner pour tout le travail que vous avez accompli en tant que généticien, à la Ligue contre le cancer. Vos livres m’ont accompagnée, m’ont donné envie d’aller visiter des coins de France jusqu’alors inconnus. Depuis mes premières années de chercheurs (j’ai 45 ans aujourd’hui), je suis votre travail, vos avis sont précieux, vous m’avez donné envie de m’investir dans le monde exaltant de la recherche. Vous laisserez une marque indélébile dans ma vie. Mes chers parents, mon papa est mort il y a 3 ans d’une leucémie, vous portent aussi une profonde admiration. Respectueusement!

  130. Fidèle lecteur à vous depuis longtemps , abonné à votre compte Tweeter depuis peut être 3 ans vous êtes un de mes maîtres à penser indispensables. L’annonce du mal qui vous accable et l’épreuve que vous traversez me bouleversent. La façon dont vous le vivez encore plus mais ne peut pas surprendre tant elle est cohérente avec l’homme . Je vous adresse mes adieux en vous promettant de reprendre vos livres ; ils ne me quitteront pas

  131. Fidèle lecteur à vous depuis longtemps , abonné à votre compte Tweeter depuis peut être 3 ans vous êtes un de mes maîtres à penser indispensables. L’annonce du mal qui vous accable et l’épreuve que vous traversez me bouleversent. La façon dont vous le vivez encore plus mais ne peut pas surprendre tant elle est cohérente avec l’homme . Je vous adresse mes adieux émus en vous promettant de reprendre vos livres ; ils ne me quitteront pas

  132. Bonsoir cher M.Kahn
    J ai trouvé appui, pour débattre avec mes élèves au sujet du clonage, dans vos écrits et une interview dont France Télévision avait bien voulu m envoyer une cassette vidéo. (.Pas de replay à l’époque)
    J’ai toujours aimé vos points de vue éclairants.
    Je lis les pensées d’Axel le loup avec admiration. Merci pour ce regard pacifié sur les jours et les nuits, sur la maladie et la fin prochaine qui m aideront à essayer d’être encore plus heureuse de vivre avec appétit et joie chaque jour de ma vie.
    Je me dis souvent que ma mort infligera un.chagrin à mes filles, et que je ne serai plus là pour les consoler.Vos superbes photos entouré des vôtres me disent qu il faut les accompagner et en étant soi même serein, en témoignent les sourires paisibles Ui illuminent ces photos.
    Merci . Que les aubes soient belles pour vous.
    Nicolr

  133. Cher Axel Khan
    Je voulais vous dire merci. J’ai eu la chance de vous écouter à plusieurs reprises lorsque j’étais en thèse aux St Pères. De vous lire aussi. Votre enthousiasme et votre énergie à transmettre ont sans nulle doute contribué à faire ce que je suis aujourd’hui, chercheuse en biochimie. Merci infiniment
    Merci aussi pour avoir en ce début d’année sans relâche écumé les plateaux pour la vaccination Vous avez réussi à faire bouger les lignes et nous voilà, je veux le croire, sur le bon chemin.
    Profiter de vos petits enfants.
    Avec toute mon admiration

  134. Cher Axel Kahn,
    Dans des temps où les Hommes se déchirent de partout, entre Gaza et Israel jusqu’aux sujets les plus débiles au sein des Familles (“tu vois bien que ces œufs sont trop cuits, merde quoi !!”), vos mots sont une leçon de courage, de sérénité, de dignité. Alors merci. Merci du fond du coeur pour ce témoignage très émouvant. Pour cette espérance que vous ne formulez pas mais que vous démontrez, chaque jour plus encore alors que l’inévitable se rapproche. Incroyable force que vous avez là, alors que votre corps est de plus en plus fatigué. Immense témoignage qui place la barre si haute. Puissions nous nous placer dans vos pas, si jamais. En tout cas, nous savons que la route existe.
    Je vous souhaite de continuer à vivre aussi intensément que possible, puisqu’il n’y a que cela qui compte.
    Permettez moi néanmoins de vous serrez dans mes bras, à distance, temps de pandémie oblige pour le moins.

    • J’espère un jour avoir le courage de vous lire, j’essaie pourtant mais c’est plus fort que moi.
      Les premières lignes me rappellent de trop mauvais souvenirs que je pensais pouvoir surmonter 5 ans plus tard mais force est de constater que non… je continue malgré tout à vous suivre et vous admire et admire ce que vous faites.
      Merci M. KAHN

  135. “J’emploie ce que j’ai d’intelligence à voir de loin et de plus haut ma vie, qui devient alors celle d’un autre”. Cette pensée de l’empereur Hadrien sous la plume sublime de Marguerite Yourcenar me fait penser à ce que votre démarche pour savoir si vous avez bien tenu le fil d’Ariane que votre père vous a laissé : “Sois raisonnable et humain”. Vu de l’extérieur, il semblerait que vous ayez parcouru le labyrinthe sans rien céder au Minotaure. Et la chemin ressemble à l’arithmétique des plaisirs, si chère effectivement aux épicuriens et aux hédonistes… Oui au plaisir si par la suite, il ne conduit pas à un déplaisir plus grand pour les autres ou pour moi…

    Quant au loup de Vigny, devenu votre totem, il protège sa famille, c’est pour elle qu’il combat. Swann, chez Proust, utilise ses dernières forces pour convaincre de l’innocence d’Alfred Dreyfus. Et vous, pour les malades du cancer, leurs proches et tous ceux qui luttent contre cette maladie. Puissiez- vous continuer encore longtemps, cher Loup philosophe combattant et combatif!

  136. Cher Monsieur le Professeur,

    Je vous lis avec tant d’émotion, de plaisir et d’admiration!
    Votre précieux témoignage est une leçon de vie, d’amour
    de la vie et de courage. Une leçon d’amour magnifique et bouleversante.
    Merci de votre partage précieux.
    Je voudrais vous lire encore, très longtemps.
    Merci
    Corinne

  137. La chronique d aujourd’hui me plaît tout particulièrement.
    Merci Monsieur Kahn .
    J attends avec impatience la chronique de demain.
    Belle er riche journée

  138. Que craint le Loup dans un nuage d’opium quand il se sait immortel dans le coeur de ceux qui l’accompagnent sur ce dernier chemin …il y tellement d’humanité,de douceur grâce à vous ..nous ne vous connaissons pas et pourtant ,c’est tout comme

  139. Cher Axel Khan
    Je n’ai jamais eu le bonheur de vous rencontrer. Mais j’ai suivi vos ouvrages ,vos propos, vos prises de position : votre parcours de scientifique et d’humaniste et je l’ai toujours grandement apprécié . Je partage votre amour des fleurs, des animaux et des humains. J’ai 73 ans , 4 petits enfants que j’adore… Et j’aimerais vivre encore quelques belles années pour partager avec eux ce que j’ai de meilleur ! Je suis en pleine forme à ce jour… mais je sais que la maladie et la mort peuvent survenir n’importe quand … Et lorsque cela arrivera, même si ce doit être bientôt, croyez bien cher Axel, que vos merveilleuses chroniques apaisées éclaireront ma fin de vie !
    Merci, merci, merci !!!

  140. J’espère un jour avoir le courage de vous lire, j’essaie pourtant mais c’est plus fort que moi.
    Les premières lignes me rappellent de trop mauvais souvenirs que je pensais pouvoir surmonter 5 ans plus tard mais force est de constater que non… je continue malgré tout à vous suivre et vous admire et admire ce que vous faites.
    Merci M. KAHN, belle continuation

  141. Cher professeur, pour moi vous êtes un passeur. Grâce à vous j’ai pu cheminer dans des pensées complexes parce que vous avez su mettre en mots compréhensibles pour tous des sujets qui me paraissaient assez inabordables intellectuellement.. J’ai pu vous accompagner dans vos randonnées en France grâce à vos livres. Sans vous je n’aurai pas compris tant de choses. Vous avez été ma boussole dans toutes les joutes autour des vaccins anti-covid. Encore aujourd’hui, vous mettez votre souffrance et sans doute votre pudeur au second plan pour rendre accessible à tous ce que peut être pour chacun de nous un des derniers chemins de vie. Je vous admire, et j’ai également beaucoup de peine à penser qu’un jour je ne pourrai plus vous lire au fil de cette chronique ou vous entendre. Mais c’est un sentiment égoïste et je m’en excuse. Profitez de tout et de tous aussi longtemps que vous le pourrez parce que vous le valez bien. Merci.

  142. Cher Professeur
    J”ai eu la chance de vous connaître dans les années 1995-2000 alors que vous étiez directeur de l”un des labos qui dépendaient de ma délégation du Cnrs. J”ai aussi eu la chance de connaître Olivier fréquemment invité lors de conseils scientifiques alors que j”avais muté à Toulouse . Deux belles rencontres jamais oubliées.
    Merci pour ce que vous êtes, merci pour ces chroniques . Je vous admire et vous respecté.

  143. Merci Monsieur. Pour toujours dans nos cœurs. On vous aime comme un ami.

  144. Bravo pour tout , je ne trouverai pas de mots assez forts pour vous dire… tout l amour que vous dégagez , par votre savoir ,votre altruisme , le pouvoir d xpliquer avec des mots simples ,
    La complexité de votre travail de medecin, chercheur , généticien. Vous donnez , donnez ……
    Vous le faite sans chichi , tout naturellement , Merci cher Axel Kahn , cher Docteur , je suis près de vous en pensées , et vous remercie de votre partage , je vous offre un peu de ma force .

  145. Je vous remercie pour votre témoignage généreux cher Monsieur Kahn et dire merci pour tout votre travail et votre engagement résolu pour traiter les cancers. Mon fils a quinze ans aujourd’hui et il se porte bien. Mais bébé il a eu cette terrible longue maladie et je n’oublierai jamais les soignants et soignantes qui lui ont prodigué tous les soins pour le sortir de là. Il a déjà des idées sur ce qu’il veut faire dans sa vie. Il est délégué de classe et il est un excellent élève. Je ne suis pas la seule Maman qui a vécu cette épreuve et je mesure ma chance que mon fils ait survécu. Merci, merci pour votre générosité et votre disposition au bonheur. Vous êtes un exemple pour nous tous.

  146. Cher Axel,
    Que vos mots sont beaux. Vous avez dû avoir une belle vie pour parler ainsi. En tant que bonne épicurienne, je comprends votre émerveillement devant un lever de soleil, un arbre en fleurs, un bon plat, ou encore les moments partagés avec amis et famille. Ces petits et grands soleils vous permettent de partir serein. J’espère qu’à l’heure du grand voyage, j’aurai votre sagesse et sérénité. Votre témoignage est précieux tant vous êtes digne de la vie que vous avez vécue et dont vous vivez chaque instant. Merci de nous partager vos écrits. Bien à vous, Fanny

  147. Merci monsieur et cher professeur pour vos encouragements et vos témoignages de vie. Un regret, celui de ne pas avoir pris le temps ou l’audace de vous avoir serré la main lors de votre prestation lors du congrès du RIFRESS (Rabat , mars 2019).
    J’intervenais moi-même comme conférencier le lendemain avec quelques appréhensions…
    La référence au poème d’Alfred de Vigny me parle puisque mon père y faisait référence très souvent au cours de mon enfance…
    Je suis votre blog régulièrement…
    Avec tout mon respect,

    Alain, un loup africain

  148. Monsieur le professeur , je me souviens de vous alors que je vous recevais en conférence avec les jeunes de l antenne inserm d Angoulême en conférence et nous avions imaginé un journal avec vous sur la pile de livre en couverture . J étais avec. Des béquilles . Ce fut une journée merveilleuse et les jeunes sont devenus chercheur à pasteur, chercheur à cochin , chirurgienne , bio informaticien .. je suis si heureuse de vous savoir en famille et je vous envoie toutes les forces des grands chênes de la forêt au milieu de laquelle je vis . Il suffit de les embrasser pour qu ils vous donnent cette énergie si douce . Merci pour cette belle leçon de vie de chaque jour que je partage avec vous moi aussi atteinte en 2O05… la recherche avance et là aussi dans votre laboratoire les plus jeunes de notre club avaient suivi les expérience de thérapie génique et leur compréhension me stupéfiait . Vraiment il est dans la vie des moments extraordinaires et j en vis un en vous lisant . Du fond du cœur merci et à demain donc . Quelle leçon de vie ! Merci Monsieur le professeur . Que les nuits et jours à venir vous soient doux et paisibles . Marie pierre chevalerias

  149. Cher Axel, nous nous sommes souvent rencontrées à Montpellier, autour d’un micro pour la Radio ou pour des débats organisés par la librairie Sauramps.
    J’ai toujours été impressionné par ta présence, ta générosité, ta pertinence. Ce que tu nous montre et dit, est vertigineux, et en même temps d’une grande douceur, d’une force qui me laisse sans voix.
    Je souhaite que la sérénité qui est la tienne saura, un jour m’atteindre.
    Quelle leçon. Merci pour tout

  150. Cher Axel, quel plaisir d’avoir pu rassembler votre meute familiale. Vos petits enfants sont magnifiques!
    Tous ces messages d’inconnus ou d’amis qui témoignent de l’importance de votre passage et de votre dévouement à la ligue contre le cancer, montrent à quel point vous êtes un homme précieux, paisible, goûtant la vie comme un trésor.
    Mes deux parents ont sans doute bénéficié des traitements et des soins que vous avez initié. Ils sont partis, j’espère sans trop de douleurs.
    Je ne doute pas que la ligue continuera ses recherches et que d’autres avancées viendront au monde.
    Pour tout cela, pour votre sourire inébranlable, pour votre leçon de sagesse inouïe, pour le goût de la vie que vous continuez à faire votre, pour vos mots réconfortants et votre chronique, je vous remercie du fond du cœur. Vous êtes un phare dans la tempête et quand mon heure sera venue j’essaierai de suivre votre exemple.
    Je vous embrasse affectueusement, en tout bien, tout honneur!!
    J’espère vous lire demain.
    Bonne nuit

  151. Cher Monsieur,
    Les pensées sont invisibles mais immensément puissantes. Les miennes vous sont toutes dévouées à l’heure de votre ultime combat. « Mais, quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue, parce qu’il sait qu’il meurt, et l’avantage que l’univers a sur lui, l’univers n’en sait rien ». N’oubliez pas, comme Pascal, que même à votre aube dernière, vous êtes plus fort que l’univers. Et que cette force vous nous l’avez léguée par votre exemple. Elle est inaltérable et éternelle.
    Une amie parmi tant d’autres du loup apaisé et victorieux que vous êtes. Mon esprit vous accompagne.

  152. Oh oui Princesse Mascotte…sympathique ambassadrice..Nous
    attendons les J.O de Tokyo pour vibrer avec nos cavaliers, comme la dernière fois ! (Bosty et les autres…). Merci pour vos chroniques, nous vous aimons!

  153. Bonjour Monsieur Kahn
    Merci pour ce que vous nous avez donné par la Ligue.
    Vous écouter (depuis des années) était un bonheur, une paix.
    Merci pour votre rire communicatif.
    Merci pour votre dignité, vous avez eu une “belle” vie.
    Je pense à vous de Dordogne.

  154. Chère Princesse Mascotte,
    C’est grâce à toi, qu’Axel et moi sommes devenus amis.
    Je ne t’ai pas oubliée. J’ai chez moi, ta soeur jumelle.
    Aussi chuchote à Axel au creux de son oreille, au fond de son coeur, que je ne l’oublie pas et le suis fidèlement, jour après jour, sur son sentier, comme alors, pendant la grande traversée de la France. Et que surtout, il ne perde pas courage!
    Donne lui, de ma part, “un doux baiser de peluche”…

  155. Princesse Mascotte se doit d’aider le Loup à rester en selle et à sécher ses larmes… Et un joli sourire permet bien souvent de surmonter ses défaillances face à un obstacle !

    Un grand merci à vous de prendre du temps pour écrire vos chroniques. J’espère que cela vous fait du bien ; la lectrice que je suis le souhaite de tout coeur !!!! Et sachez que cela est précieux pour ceux qui ont le plaisir de vous lire…

  156. Monsieur Khan bonjour, petit salut du Tarn et brassées d’ondes positives et chaleureuses pour vous accompagner dans votre périple.
    La lecture de vos récits de randonnées m’a conduite moi aussi sur les chemins entre Tarn et Finistère en 2017. Ces semaines de marche solitaire sur les “chemins noirs” de Sylvain Tesson, restent inoubliables.
    Je vous les dois en partie .
    MERCI pour vos compétences multiples et votre engagement des années durant. Merci aussi de votre partage depuis la mi-mai. Votre interview sur France Inter m’a bcp parlée. Souvenir d’un cheminement partagé avec ma Maman dans sa maladie, un cancer également, avant son départ. Richesse et puissance infinies.
    Je vous souhaite de trouver le petit sentier merveilleux qui vous conduira à l’ouverture du petit portillon ouvrant sur un jardin extraordinaire…

  157. Princesse mascotte vous accompagne ainsi que tous ceux qui vous suivent. Merci même avec les larmes dans les yeux Axel le loup écrit pour nous ces mots extraordinaires.
    Belle journée à vous.

  158. Notre rencontre journalière est en effet un moment précieux dont nous ne pourrons jamais assez vous remercier ..une caresse à princesse mascotte au doux pouvoir apaisant ,et un câlin affectueux à notre loup Généreux

  159. Notre rencontre journalière est en effet un moment précieux dont nous ne pourrons jamais assez vous remercier ..une caresse à princesse mascotte au doux pouvoir apaisant ,et un câlin affectueux à notre loup Généreux

  160. Mille merci pour votre lettre quotidienne qui est le plus merveilleux moment de ma journée. Mais vous y glissez aujourd’hui vos douleurs et épuisements et je peux vous dire” je comprends, un peu, je crois…”.
    Pour moi c’est dû à la fibromyalgie depuis plusieurs années. Alors quand vous serez parti, je lirai vos randonnées et resterai main dans la main avec vous. Vous serez mon Prince Mascotte. Que tout concourre à votre mieux être quotidien. A demain, je vous attends déjà.

  161. Cher Professeur,
    Un grand merci pour tout ce que vous avez fait.. merci aussi de donner de vos nouvelles. Avec tout mon soutien. Que la soirée vous soit douce !!

  162. Cher Axel, je voulais vous envoyer une petite vidéo du jardin bas-normand pour vous faire voyager un peu et parce que des perles d’eau salée sont montées aux yeux du loup nostalgique ce matin… mais nous ne sommes pas amis sur Facebook. Imaginez les roses anglaises en fleurs, puis la serre aux tomates, les trois buttes potagères en permaculture et le carré des fraisiers, framboisiers, cassis et groseilles!.
    Pensées affectueuses.

  163. Bonsoir Monsieur Khan,
    Je vous lis avec une grande émotion. Je vous souhaite de souffrir le moins possible.
    Vos pensées, réflexions, point de vue vous survivront.

  164. Cher Monsieur Kahn,

    parce que pour moi, avant même le professeur que j’ai eu le plaisir de croiser furtivement pendant ma fin de doctorat (j’étais à Necker), vous êtes un Homme digne du plus haut respect, je vous remercie pour vos engagements au long de votre vie. Merci aussi pour votre confiance que vous nous témoignez en nous partageant actuellement ces moments qui sont aussi pour moi porteurs d’enseignements (et d’évasion avec la randonnée… ah, la rando!!).

    Peut-être est-ce une déformation professionnelle, mais au delà de la philosophie, je trouve quelque chose de l’approche scientifique dans votre façon d’aborder votre quotidien… et c’est belle métaphore d’un “soyons curieux” (en toute circonstance) qui me semble très réjouissante.

    Je vous souhaite de profiter tant que vous pouvez des gens et beautés dont peuvent receler votre logis (sympa, le camaïeu de roses des géraniums sur le balcon!) et des calmes et fureurs de la météo, même en ville.

    Et si je peux aller marcher cet été dans les Alpes, je vous dédicacerai mon moment de pensée rituel et païen au passage du plus haut col du parcours.

    Merci encore pour tout ce que vous faites depuis des décennies.

    Karine

  165. Je voudrais tout d abord vous remercier pour toutes les pensées positives que vous nous envoyez dans les moments difficiles que vous traversez et aussi pour cette belle leçon de courage. Vous êtes pour moi un grand Homme, une belle personne. Et quelle leçon de courage et quelle belle leçon de philosophie vous avez la gentillesse de partager.
    Je suis de tout cœur avec vous. Et vous souhaite de pouvoir profiter au mieux de tous ces bonheurs quotidiens que le vie vous offre…Respect MONSIEUR.

  166. Que la nuit vous soit douce, calme, reposante et apaisée et que la terrible mâchoire des douleurs lâche prise…

    Petit clin d’œil musical : Regardez “Du sommeil à mon sommeil 1987 -Barbara- Subtitulada” sur YouTube
    https://youtu.be/WfaaucPigQI

    Quand j’allais mal, je passais ma nuit à écouter la sonate pour arpeggione et piano de Schubert (version de Jean-Guihen Queyras et Alexandre Tharaud)…

    Bonne nuit et plein de beaux rêves !

  167. Cher Axel,
    Quel plaisir d’avoir fait campagne à vos cotés en 2012 dans le 5e arrondissement de Paris. Une énergie décoiffante à monter sur les plots de la place de la Contrescarpe en hurlant dans un mégaphone pour héler les attablés aux terrasses, leur expliquer pourquoi il fallait voter et ne pas se tromper de vote. Arrivé en tête dans le 5e, dans cette 2e circonscription taillée pour la droite puisqu’elle comprend une partie du 6e et du 7e, c’est finalement François Fillon qui l’emporta, lui qui n’avait rien à voir avec l’esprit du quartier latin, la suite nous l’a montré.
    Je me souviens de votre fougue, de votre intelligence rapide, de votre volonté de ne jamais trop s’attarder aux embêtements ou freins que connaît toujours une campagne (un groupe humain qui se donne collectivement des directions).

    La section PS du 5e pense bien à vous. Vous avez notamment le bonjour de l’inénarrable François Beaujeu, qui moustache au vent continue d’argumenter sur ses fondamentaux que sont l’économie et la lutte contre les inégalités.

    Les fleurs, les amis, la famille, la bonne chère, finalement tout ce qu’on aime et dont on oublie parfois l’existence. J’aime votre attitude presque stoiciste matinée de Jankélévitch. La mort à laquelle je pense régulièrement depuis tout jeune, c’est l’ineffable. Profitez bien de la vie. Vous laisserez indéfectiblement intellectuellement, affectivement une marque, qui par ailleurs vous survivra. Notamment chez nous, au PS 5e.

    Amitiés,

  168. Cher Pr Kahn ce petit mot pour vous remercier de m’avoir permis par votre soutien de Doyen de déroger pour effectuer en sus le DESC d’onco. Sachez que votre don est bien employé tous les jours, je m’attelle à bouter carcinomes et mélanomes hors de peau
    #Axel (Gengis) K(h)ahn le loup bleu, Champion de la (première) Ligue

  169. Cher loup,
    Quel cadeau vous nous faites en partageant cette fin d’itinéraire….Quelle vivacité d’esprit, quelle lucidité…Vos mots me touchent. Moi qui vis dans l’anticipation quasi constante et angoissante de ma propre mort alors que rien ne l’annonce pour l’instant. Vous parvenez à m’entrouvrir une fenêtre sur une vision différente de la vie. Certes il me faudra du temps pour y parvenir comme vous, mais j’y travaillerai.
    Quelle tristesse de vous voir souffrir physiquement et psychologiquement…Ne vous découragez pas, vous êtes si bien entouré.
    Et profitez, profitez encore.
    Bien affectueusement

  170. Monsieur le Professeur Axel khan,
    Monsieur le Professeur, oui, car avec cette ” Chronique apaisée d’une fin de longue vie “, vous méritez plus que jamais, pour chaque être humain, ce titre. Pour les patients du cancer, bien sûr, pour les étudiants, pour ceux que vous avez formés mais pour nous tous qui, vivants jusque-là épargnés par ce que vous avez combattu et combattez encore, en pressant vos doigts, hélas endoloris sur les touches de votre clavier, car nous tous hélas, comme celle qui vous écrit, votre aînée de quelques années et qui a vu partir son papa, sa soeur plus jeune, sa nièce à l’aube de ces 40 ans, son amour caché, menacées son autre soeur et son autre nièce, mais à quoi bon s’attarder sur une liste si semblable à celle que tout un chacun pourrait, inutilement, dresser ici ?
    Professeur, vous l’êtes pour nous tous car vous êtes un Professeur de Vie, de cette vie têtue qui, chez vous, s’affirme si fort ! Soudain je pense au titre du film de James Dean “la fureur de vivre “. En vous existe, bat cette vie et c’est là votre plus essentiel message. Il ne s’agit pas des folles virées de James Dean mais d’une persistance à être, à demeurer dans la beauté “en sa haute et pleine majesté” comme disait Pascal mais pas seulement !
    Comme vous, j’ai été très pratiquante, je ne le suis plus et pourtant dimanche surtout, je me suis surprise à supplier de prier Dieu, s’il existe de vous venir en aide.
    Je me suis surprise à souhaiter pour vous un miracle de la science, une découverte soudaine et fulgurante…
    Hier et souvent, votre souffrance physique m’est intolérable et totalement révoltante ! Oui, je sais vous êtes le Loup de Vigny, un poème appris par coeur, il y a bien longtemps !
    Merci, Monsieur le Professeur !

  171. Monsieur le Professeur Axel khan,
    Monsieur le Professeur, oui, car avec cette ” Chronique apaisée d’une fin de longue vie “, vous méritez plus que jamais, pour chaque être humain, ce titre. Pour les patients du cancer, bien sûr, pour les étudiants, pour ceux que vous avez formés mais pour nous tous qui, vivants jusque-là épargnés par ce que vous avez combattu et combattez encore, en pressant vos doigts, hélas endoloris sur les touches de votre clavier, car nous tous hélas, comme celle qui vous écrit, votre aînée de quelques années et qui a vu partir son papa, sa soeur plus jeune, sa nièce à l’aube de ses 40 ans, son amour caché puis menacées son autre soeur et son autre nièce, mais à quoi bon s’attarder sur une liste si semblable à celle que tout un chacun pourrait, inutilement, dresser ici ?
    Professeur, vous l’êtes pour nous tous car vous êtes un Professeur de Vie, de cette vie têtue qui, chez vous, s’affirme si fort ! Soudain je pense au titre du film de James Dean “la fureur de vivre “. En vous existe, bat cette vie et c’est là votre plus essentiel message. Il ne s’agit pas des folles virées de James Dean mais d’une persistance à être, à demeurer dans la beauté “en sa haute et pleine majesté” comme disait Pascal mais pas seulement !
    Comme vous, j’ai été très pratiquante, je ne le suis plus et pourtant dimanche surtout, je me suis surprise à prier Dieu, s’il existe, de vous venir en aide.
    Je me suis surprise à souhaiter pour vous un miracle de la science, une découverte soudaine et fulgurante…
    Hier et souvent, votre souffrance physique m’est intolérable et totalement révoltante ! Oui, je sais vous êtes le Loup de Vigny, un poème appris par coeur, il y a bien longtemps !
    Merci, Monsieur le Professeur !

  172. Bonjour monsieur Axel Kahn, bonjour très cher professeur,
    M’adresser à vous ici ressemble à l’une des nombreuses marches que vous avez entreprises à travers notre pays. En ce qui me concerne, ça ressemble à une ascension dont je n’atteindrai jamais le sommet tant la seule lecture de votre bio sur ce blog démontre l’étendue de vos connaissances, l’extraordinaire expérience que vous avez acquise sur tous les plans, scientifique et relationnel pour le dire rapidement. C’est cette réalité, la vôtre, votre parcours exceptionnel, que chacun veut, certainement, ici et là, honorer et j’en fais partie. Vous avez partagé depuis longtemps cette richesse incomparable et aujourd’hui tout autant alors que la maladie vous assaille. J’ai été touchée par vos mots mi mai, entendus sur le plateau de Càvous, puis par ceux que j’ai lus sur FB. Chacun d’eux est si juste. Il y a une telle justesse et une telle humanité digne, ce qu’il y a de plus digne et de beau. Le beau est une notion subjective, j’en conviens. Le beau est forcément ce que je trouve beau et que de nombreux autres comme moi partagent avec vous. Vous avez expliqué avec raison et coeur. Je vous ai découvert, ou peut-être rencontré, car si, bien sûr, je connaissais votre nom et votre qualité, je peux bien reconnaître que je n’avais pas conscience de tous les trésors que vous partagiez, publiez, offriez. L’urgence d’un temps que l’on sait court, qu’en faire? Vivre. Vivre bien, aller mal, mais vivre. Oui. C’est l’exactitude de l’instant comme d’une vie tout entière. Et moi, dans cette vie que je ne sais pas condamnée par une sentence que j’aurais apprise de tel ou tel médecin, comme cela arrivera sans doute un jour, comme à d’autres, comme à vous. Que puis-je faire comme Princesse Mascotte, si belle et si symbolique. Quel joli nom. vous lui avez donné. Quel joli texte vous avez écrit hier à son sujet. L’accompagnement féminin. Je trouve extraordinaire de pouvoir lire jour après jour la façon dont vous transmettez à la fois ce qui a compté pour vous (et la richesse du “stock” de souvenirs que vous avez su récolter) et de pouvoir communiquer avec vous par différents messages, sur ce blog ou sur le fil twitter. Cela vous rend si proche, si amical, et pourtant si extraordinairement érudit. Ce n’est pas que je veuille opposer l’amitié et l’érudition mais c’est que vous avez su trouver tant de clés de ce qui constitue la vie, de ce qui fait l’existence que cela force le respect et ne peut qu’inviter à une infinie humilité. Extraordinaire, voilà le mot simple qui me vient en tête, comme Princesse Mascotte, sur le haut de votre sac à dos. Je suis venue faire une petite étape sur votre terre comme un terreau fertile pour les humains que nous sommes. Ce terreau que l’on ne cultive jamais assez, il me semble… Je vous serre les mains.

  173. Merci Monsieur quel courage et leçon de vie quel exemple quelle route…
    les mots me manquent…

  174. Se faire couper les cheveux c’est une renaissance, c’est le respect de soi-même, c’est la valorisation de notre corps.
    Vous en avez encore beaucoup à dire, cher Monsieur!

  175. On est dans l’héroïsme !
    Quelle lignée !
    Mais Axel l’héritier spirituel de Jean nous emporte.
    ”Sois raisonnable et humain” lui dit son Père. Il en fait sa devise.
    Toute sa vie, il s’oubliera pour donner le meilleur de lui-même.
    C’est un Christ d’ aujourd’hui.

  176. Je suis triste de vous voir souffrir et très reconnaissante de ce partage. Merci pour les partages, pour les photos pour toutes ces réflexions que j apprecie et que je garde précieusement.
    Belle journée avec princesse mascotte.

  177. En espérant que la présence de vos proches, vos beaux souvenirs, le soutien de Princesse Mascotte (et chut… quelques volutes d’opium en compagnie d’une mystérieuse magicienne orientale !) vous aident à apaiser vos douleurs et bleus au cœur et vous permettent de profiter des petits et grands bonheurs rencontrés sur votre chemin.

    Puissiez-vous rester longtemps entre la vie et la vie !

    Une lectrice fidèle et admirative aux cheveux très longs mais vraiment très longs

  178. M. Kahn, je redoute avec grande tristesse , le jour où votre blog s’arrêtera. Mais votre témoignage me donne la force de franchir le cap pour devenir accompagnant de personnes en phase terminale.Puisse un jour apporter aux malades la même écoute et accompagner dignement chaque personne dans cette fin de parcours.

  179. C’est fleurs…quelles merveilles!….nous voulons encore vous lire ….vos randonnées ce sont les meilleures des séries …

  180. Monsieur Kahn, Axel… J’ose aujourd’hui vous dire, à l’aube de votre vie qui fut sans nul doute riche, que vous m’avez fait aimer la génétique et donner envie de travailler dans ce domaine, quand adolescente je vous écoutais à la TV… Aujourd’hui, je suis journaliste, j’ai gardé mon appétence pour la génétique… je vous ai toujours écouté, lu, suivi et c’est avec tristesse que je suis votre dernière route en vous voyant bien entouré !

  181. Merci infiniment Monsieur Kahn de nous livrer ainsi vos pensées. Cela ressemble à l’homme et au médecin que vous avez dû être et que vous demeurerez dans mon souvenir.
    Vous continuez de partager tant de raisons de se réjouir envers et contre tout. Vos petits-enfants sont magnifiques !

  182. Bonjour Monsieur Kahn
    Je vous suis déjà depuis un temps certain et Vous êtes un homme admirable , courageux et généreux ….la tendresse dee es votre cœur se lit dans votre regard du doux ….
    Je suis une infirmière , qui a travaillé en soin palliatifs pendant 10 ans et ne suis pas croyante .
    mais je crois en la continuité du lien avec les âmes de nos proches lorsqu’ils disparaissent ..et surtout du bienfait qu’apporte à chacun/chacune le temps pris à dire «  au revoir «  .
    j’ai perdu mon fils de 26 ans accidentellement, il y a aura 6 ans le 5/07 . je n’ai plus peur de la mort , je suis apaisée … et par votre journal , vous lisant avec tendresse chaque jour , vous apportez des pierres à mon édifice : le chemin de vie qu’il me reste à parcourir je me permets de vous embrasser avec le plus grand des respects et vous assure de mes pensées les plus douces
    Bien à vous

    • Ce professeur de vie fait découvrir d’autres très belles personnes comme vous. Sa générosité ruisselle. Bravo pour votre engagement et beauté intérieure.

  183. .Bonjour Monsieur Khan
    C’est avec une grande émotion que j’ai lu votre blog
    Vous étiez venu présenter votre livre sur votre longue marche .Vous me l’avez dédicacé et je l’ai lu avec intérêt.
    Je vous soutiens dans votre combat courageux mais vous avez su réunir près de vous toute votre famille et ceci parce que vous aimez les vôtres et les autres .cela a été le but de votre vie et vous y êtes parvenu .
    J’admire votre courage et peu de gens peuvent aborder la mort comme vous le faites .
    À bientôt pour d’autres lectures d’autres récits que vous aurez la force d’écrire

  184. Merci d’avoir présenté “Princesse Mascotte” au milieu des géraniums roses. Je vous imagine, tel ” l’homme aux semelles de vent” parcourant notre région des 3 Frontières entre France, Suisse et Allemagne du côté de Saint-Louis où j’ai eu le plaisir de vous rencontrer plusieurs fois et assister à vos conférences. Merci Axel, continuer à rêver et à nous faire rêver car la peine est immense…

  185. Cher Monsieur Kahn
    Vous faites maintenant parti de mon quotidien
    Vos chroniques m émeuvent et ouvrent un champ des possibles insoupçonné où chaque souvenir prend sa place et contribue au quotidien
    Merci pour ce partage , j ai un immense respect pour vous , votre humanité et votre dernier itinéraire ..

  186. Cher Axel Kahn,
    Je ne cesse de vous suivre depuis de nombreuses années.
    Vous êtes mon frère spirituel, je partage tant
    avec vous: l’enfance à la campagne, cette vie simple
    et dure , mais si belle et authentique. .. et puis la beauté de la
    nature, les merveilles du briançonnais que je parcours chaque
    année fin Aout. J’ai tant espéré vous rencontrer au détour d’un
    chemin…
    Je vous prêterai mes yeux en marchant toute l’année dans le massif de notre chère Sainte Victoire, pour que vous voyez le tapis de fleurs du Plan de Crau
    (orchidées, tulipes, jonquilles minuscules, potentilles etc.)
    Merci de nous faire partager, encore aujourd’hui, la lumière
    que vous portez en vous.
    Vous vivrez dans nos coeurs!
    Hildegard, Aix en Provence

  187. Cher Axel Kahn,
    Vous lire est toujours un immense bonheur. Les émotions s’entremêlent allant du sourire aux larmes. Merci de continuer à écrire ces mots riches de votre immense humanité ! L’écriture semble vous porter et elle nous emmène avec vous vers des terres fertiles de savoir.
    Je sais que vous n’aimez pas vous apitoyer sur vous-mêmes mais acceptez en retour toute mon affection. Vous êtes un homme extraordinaire, un magicien des mots et du cœur.

  188. Cher Monsieur Kahn,

    C’est la première fois que j’ai cette impression d’écrire à une personne que je ne connais pas, tout en ayant l’impression de la connaitre grâce à ses récits.
    J’imagine à quel point il est fatiguant pour vous d’écrire vos chroniques quotidiennement. C’est pourquoi je tenais à vous remercier d’avoir la force de partager ces moments touchants avec nous.
    Vous avez une force plus qu’incroyable !

    Je vous envoie plein de courage et de douceur à vous et à Princesse Mascotte ❤️

    Merci pour tout,

    Charline

  189. La vie d’un enfant n’est plus la même quand son parent n’est plus là. Vos enfants sont beaux, mais leur vie va changer. Ils ne vous reverront plus. Ca, quand on est l’enfant, on le comprend aprés.

    Bon courage, vous avez encore des forces devant vous. Savourez les encore. Papa était si faible, il y a 1 an.

  190. Bonsoir Axel,

    Tu parcours une crête extraordinairement aérienne (c’est un randonneur qui s’adresse à toi).
    Tu ouvres un nouvel itinéraire avec une rare élégance.
    Quel bonheur et quelle expérience merveilleuse de t’y suivre.
    Va Axel, montre nous le chemin de la joie, toujours et jusqu’au bout.

    Gilles

  191. Bonsoir Axel,
    Ecrire sur Fressinieres et Dormillouse notamment à ce moment de votre vie indique la beauté de ces sites visités lors d’une randonnée et qu’il fait du bien d’y repenser lorsque l’on peut moins marcher, le rêve est heureusement toujours possible. Nous sommes avec vous, un lecteur randonneur anonyme qui vous suit depuis longtemps et à qui vous manquerez

  192. Cher Axel, aujourd’hui comme hier vous avez une pensée pour tous vos amis en nous envoyant réflexions, souvenirs, belles photos de fleurs. D:un peu plus de dix ans votre aîné j’approche naturellement de la fin de vie. Je sais que votre exemple me servira de guide. Encore une fois merci pour tout ce que vous nous apportez, bonne nuit apaisée, nous sommes nombreux à veiller sur vous.

  193. « L’univers est fait d’histoires, pas d’atomes. »
    Par vos récits vous dessinez des lieux de courage et de résilience, d’amour et de paix, qui dessinent le monde d’un si joli trait. De ceux qui ne s’effacent pas.
    Belle et douce journée à vous.

  194. Quel plaisir de vous lire… ma famille souvent touchée par cette maladie, qui d’ailleurs aura eu raison de mon papa il y a maintenant 11 ans après 7 ans de combat, un soulagement pour lui une douleur insurmontable pour moi…
    Merci pour vos mots aussi touchant que réconfortant.
    Une ôde à la vie touchant du bout du clavier une fin irrémédiable…
    Bravo monsieur et merci pour se que avez fait et faites toujours…

  195. Bonjour Axel le loup…
    Je ne suis pas “amie” avec vous sur Facebook mais je lis depuis longtemps, et avec intérêt, vos publications. Depuis qq temps , bien sûr, je suis admirative de votre sérénité…quelle belle leçon vous nous donnez !
    il y a quelque temps,vous parliez de Ouessant…on ne peut oublier Ouessant à partir du moment où on y a accosté et posé les pieds une fois …
    J’habite Manosque,juste au-dessus de la maison de Jean Giono ( qui se qualifiait de “voyageur immobile” )…et je vous offre cette citation lue dans Les grands chemins ( 1951): “le soleil n’est jamais si beau que le jour où on se met en route”
    Merci pour vos publications que nous garderons et relirons dans les moments de doute,de souffrance d’inquiétude…
    Bonne route !
    Roselyne G

  196. Monsieur Kahn,
    J’aurais aimé vous écrire de manière plus personnelle mais n’ayant pas trouvé votre adresse, c’est par celle-ci que le fais.
    En août 2019, vous étiez invité à Livres Perchés dans les Hautes Alpes. Le samedi soir, je fus votre voisine de table et je garde précieusement en mémoire notre bel échange sur la vie, les voyages, le temps qui passe…J’ai lu avec avidité les livres que vous m’aviez dédicacés le lendemain et je votre voix forte, votre rire tonitruants, votre débit résonnent à mes oreilles comme autant de moments de bonheur.
    Quelques heures après ce moment magique, je manquais de perdre mon compagnon brutalement à l’autre bout de la France et la lecture de “Jean, un homme hors du temps” me permettait d’échapper au désespoir. L’état de mon père se dégradait à vue d’oeil et ce fut ” L Ethique dans tous ses états” qui me permit de l’accompagner dans sa fin de vie, au mieux.
    Je ne trouve pas de mots pour exprimer ma tristesse et mon désarroi après votre passage sur France Inter…Mes belles collines, la montagne de Ceüse et celle de Ceüsette ma plus proche voisine se sont couvertes d’un voile gris…
    Outre une curiosité scientifique insatiable je partageais avec vous le plaisir de la marche, de la lecture et dela musique…Je ne vous connais pas beaucoup mais j’ai l’impression de perdre un ami.
    Je vous accompagne sur ce sentier que vous empruntez désormais.
    Joëlle

  197. Cher Monsieur Kahn,
    je ne vous connais pas mais vous avez fait partie de ma vie tout au long de ces dernières années en raison de vos nombreux engagements, tous plus louables les uns que les autres.
    Merci pour ce beau parcours de vie, merci pour la façon dont vous avez illuminé des moments de ma vie en vous écoutant à la radio, merci pour tout.

  198. cher Axel ; nos pensées les plus affectueuses vous accompagnent tous les jours ; on vous embrasse et on vous aime ; Roselyne ;Benjamin ;son papa et un gros câlin de mon Gugus

  199. Cher professeur. Je vous lis tous les jours. Vous m inspirez un profond respect. Je suis fière de porter le même prénom que vous, au fenimin. Bien à vous

  200. Que cette journée ensoleillée soit pour Axel Le Loup combattant soit joyeuse !

  201. Je lis, relis vos livres. Votre chronique me fait réfléchir paisiblement et j’y reviendrai. Comme Michel Serres vos exposés, conférences, réflexions vont manquer. Je partage votre spiritualité que reflète votre sourire et environnement familial. MHC.

  202. Merci pour votre X majuscule tracé en France, merci pour ce signe infini que vous tracez en nous.
    Elizabeth Hulotte 1944

  203. Bonjour Axel,
    tu as choisi savourer la beauté de chaque instant et quand l’instant est plus difficile tu sors de ta mallette de souvenirs des beaux images du passé. Je suis contente de pouvoir revoir toute ta famille réunis et lire tes reflexions. Je t’envoie des pensées tendres
    Joanna

  204. Bonjour monsieur
    Un immense merci pour cette chronique qui exprime, jour après jour, une réalité vécue mais totalement taboue. Vos écrits nous montrent que oui c est possible, ce chemin apaisé vers la mort annoncée. Il y a sûrement une part de volontarisme dans votre sérénité, et j y vois un geste immensément généreux pour vos proches, nul doute en effet que cette façon lumineuse d aborder la dernière partie du voyage soit la plus efficace pour préparer «ceux qui vous aiment d amour» au deuil cruel qui les attend. J espère avoir cette même élégance quand viendra mon tour. Mais même si j ai cette philosophie, elle reste théorique pour l instant, impossible de savoir comment cela se passera quand je serai dans les derniers lacets. En tout cas mille mercis de me montrer que ça peut se faire.

  205. Merci pour ces belles chroniques qui donnent une sorte de cadre à ce que peut être une fin de vie athée, mais néanmoins philosophique. En vieillissant nous sommes nombreux à ressentir à quel point nous devons profiter de la vie et des gens que nous aimons, profiter aussi de la beauté insolente de la nature et des souvenirs d’une belle vie. Merci encore !

  206. Pr Kahn, l’un des messages ci-dessus évoque avec justesse la dimension de l’infini que vos écrits laissent en nous. C’est votre patte, la patte du loup, qui vient doucement et avec bienveillance se poser sur nos poitrines, sur nos cœurs, pour y apposer son empreinte. Avec tous les coussinets bien marqués mais sans les griffes. Les coussinets sont doux et apaisants, l’empreinte sera pourtant indélébile.
    Quant aux griffes, Axel le loup les réserve aux ombres qu’il combat. Alors tous nous vous offrons toutes les griffes de toutes nos pattes, et on est beaucoup, pour vous aider, non pas à étirer le temps des ombres, mais à faire en sorte que joies et bonheurs, ceux-là mêmes qui parfois se soustraient à l’œil pourtant affûté du loup, continuent à se frayer un joli chemin jusqu’à lui.

  207. J’ai longtemps hésité à écrire, comment être sûre de soi après la lecture de vos chroniques ? Je tiens pourtant à vous remercier : votre expérience actuelle me prépare vraiment à ce que je vivrai dans les même circonstances, et vont m’aider aussi à accompagner mon père de 98 ans qui vis ses derniers mois. Vos chroniques sont un cadeau extèmement précieux… Vous auriez pu ne partager cela qu’avec votre famille, vos amis, merci d’avoir pensé à tous ceux qui, comme moi, ne vous ont jamais connu de près, mais qui ont maintenant un lien du coeur inaltérable qui nous fortifie ! Merci !

  208. je vous admire et vous êtes un bel exemple pour nous tous.
    chapeau monsieur kahn

  209. Merci Monsieur pour tout ce que vous avez fait et faites encore pour nous. Vos écrits, vos photos, vos propos, votre aide de chaque instant, m’acccompagnent le long de ce chemin qui, depuis plusieurs années devient pour moi de plus en plus difficile… Mais ce matin encore, le soleil de juin, nous accompagne et par la fenêtre , grâce à vous, et comme vous j’en suis sure, je vois des fleurs des champs et je me souviens.

  210. Axel le Loup, Bonsoir,
    Votre Chronique quotidienne me rappelle les Rochers du Conseil de mon enfance Scoute et les Sagesses de Jungle que nous enseignaient Akela et Frère Loup Gris.
    C est à votre image, Monsieur, que j aimerais marcher sur vos Chemins, dans la Dignité et le Don de soi.
    ’’Ta trace est ma trace, ton gîte est mon gîte, ta chasse est ma chasse, et ton dernier combat sera le mien’’ faisait dire Kipling à Frère Loup Gris.
    Votre dernier combat est le nôtre Axel. Nous vous portons dans nos coeurs et nous unissons autour de vous dans un esprit de Clan.
    Et dans ce même Esprit, nous essaierons de transmettre à nos petits ce que vous nous avez enseigné. Ainsi, en eux, vous survivrez pour l’Éternité.
    Avec mon plus profond respect.
    Françoise Bagheera.

  211. D’ici quelques jours, nous serons dans les Hautes-Alpes, que nous aimons tant. Dans d’autres temps, nous aurions pu nous croiser sur les chemins, ceux qui montent vers Dormillouse, vers les Ecrins, ou à l’inverse, ceux qui vont vers le Queyras. A défaut de pouvoir vous rencontrer, nous vous emmènerons avec nous, quelque part dans nos cœurs et dans nos sacs à dos. Fin juin, les fleurs seront belles, vous en parlez si bien, il restera encore sans doute un peu de neige en altitude. Ce sera beau et paisible. Nous aurons alors une petite pensée pour vous, ce sera notre manière de vous faire voyager encore. Et de vous dire un immense merci, pour votre présence, pour vos paroles et pour vos écrits.

  212. Douce nuit cher loup si généreux dans son partage ,dans ses conseils à ceux qui ont encore un peu de temps devant eux ,qu’ils prennent conscience qu’il n’y a pas de jours à gaspiller bêtement,ils sont comptés et précieux …c’est beau de voir les coeurs que vous avez unis autour de vous

  213. Bonsoir, cher loup, bonsoir cher Axel le loup,
    Le temps. Quel sujet, quelle énigme, quelle clé. Le temps m’a manqué aujourd’hui comme il m’a manqué depuis si longtemps. Qu’est-ce comparé à l’urgence d’un temps que l’on sait compté. La turbulence d’un quotidien qui parfois absorbe le temps disponible et l’énergie. versus un temps indéfini mais déterminé. Les choix à faire dans les deux cas. Ce que je vais écrire maintenant résonnera de manière certainement absurde. Alors que je dispose en principe d’un temps plus long que le vôtre sur le chemin de la vie – quelle tristesse d’écrire cela et de penser que vous le lirez, que vous le savez parfaitement et que nul ne peut rien y faire semble-t-il, quelle inégalité face à laquelle je ne peux que m’incliner et qui me donne un immense avantage sur vous, indépendamment de tout, que fais-je donc de mon temps ? Je fais face, je fais face à des délais, des obligations, des relations humaines, par conscience professionnelle par exemple. Peu ont le goût de la joie et du délice, en tous cas pas assez. Et je ne suis pas à plaindre. Carpe Diem ? J’aimerais ! Mais je ne suis pas douée, certainement pas. Pourtant je cherche l’ataraxie, par goût. Vivre bien, essayer d’aplanir le plus possible les difficultés, c’est y consacrer temps et énergie pour se préserver un lendemain, ne pas trop gâcher l’existence. Mais faire des choix est toujours difficile pour moi. Que penserais-je si j’étais dans la situation du loup Axel? Je crois que je penserais pareil. Regretterais-je alors mes choix et mes non choix actuels ? Comment savoir. Apprendre à vivre en cheminant dans vos pensées est certainement un merveilleux chemin, le chemin du loup poète bien en vie. Merci infiniment. J’aime suivre et lire le loup, ses pensées lumineuses et poétiques sont bien réelles en ce temps qui nous est, avec joie, commun.

  214. Cher Monsieur,

    Quelques mots habités par la foi inconditionnelle en ce que l’humain a de plus beau : « vous êtes les gardiens du sémaphore de l’être » avez vous dit à propos de l’expression du sourire. Et, à travers ces mots, c’est un monde qui s’ouvrait à moi, une évidence criante qui a fait en un instant de vous un frère intérieur. Jamais, je n’avais auparavant entendu un enseignant parler avec cette vivacité, cette manière de hisser haut les valeurs de l’homme. Je me suis alors inscrite en année recherche au sein du laboratoire d’éthique médicale de Descartes, à l’époque de votre présidence. Mes certitudes ont volé en éclats, et là encore, un monde de la pensée s’est ouvert.
    Comme vous, je crois en la puissance de la vie. Vive la VIE! Vive l’amour de la VIE! Vive celui qui aime! Vive l’homme et la beauté du monde en vous. A Axel, le loup sémaphore.

  215. Cher Axel
    Quand j’étais jeune, la mort avait le charme d’une belle étrangère que j’aurais pu inviter à ma table. Elle était l’ultime solution et avait déjà le goût de la liberté. Aujourd’hui, sa présence s’est faite plus sensible et son charme en a quelque peu souffert. Elle est à ma porte sans oser encore la franchir mais chaque jour elle se rappelle à moi, par un petit rien que je n’arrive plus à faire, un objet qui glisse entre mes doigts, un mot qui m’échappe…
    Mais tant qu’elle n’est pas entrée dans notre demeure, ce que nous disons de la mort reste pure théorie. Or vous décrivez ici son expérience immédiate et les pensées qui dès lors vous traversent. Votre témoignage est magnifique, de courage d’abord et de réconfort. Car vous nous confirmez qu’on peut apprendre à mourir, et à sa toute fin, réapprendre la vie, désapprendre à servir.
    Notre société a scotomisé la mort. Elle en nie l’existence. On parle de la reporter sine die, voire de la supprimer. Vos mots sont précieux.
    J’ai travaillé quelque temps à Cochin et j’aimais déjà votre direction libre, libérante et courageuse ainsi que vos conférences philosophiques. Merci Axel.

  216. Quelle capacité, dans votre grande fatigue, à faire ressurgir tous ces paysages, toutes vos balades, vos rencontres
    Comme ces moments ont dû être intenses pour rester si présents.
    Mes balades ne seront plus les mêmes grâce à vous, dans ce Briançonnais où j’habite et ailleurs .
    Et vous avez fait ressurgir en moi, à l’évocation de Mussy, mes vacances d’enfants aux Riceys….
    Et cette ultime balade comme un hymne à la vie.
    MERCI, grand MERCI pour ce magnifique partage de fin de vie .

  217. Cher Axel, un seul mot me vient à l’esprit : altérité. Emmanuel Levinas l’a dit mieux que moi, votre courage et la beauté qui se dégagent de vos propos, inspirent respect et humilité. J’y rajoute un qualificatif cruel en la circonstance : magnifique…

  218. L’âme de l’auteur n’est pas un substrat statique. L’oeuvre d’un auteur n’est jamais figée. L’une et l’autre ne cessent d’évoluer, vivent, interagissent. Le temps, durée en devenir, en est l’étoffe, celle de la vie.
    Votre texte de ce jour le montre bien: le chemin de vie se redessine sans cesse. A un point donné, on n’en connaît pas la suite possible, l’événement en modifie la trajectoire, aussi est-ce bien compréhensible que l’âme du marcheur soit en perpétuelle métamorphose. Son oeuvre aussi, “création d’imprévisible nouveauté “.
    Votre réflexion et son expression illustrent à merveille le propre de la vie. Dans laquelle vous êtes pleinement, cher Axel!
    L’exercice créant la fonction, il ne peut être que salutaire…

    • Axel Le Loup sait bien que nous compatissons à ses souffrances et saluons, admiratifs, la lucidité et le courage dont il fait preuve. Ainsi que la générosité de ses partages.
      Mais il l’a lui-même très récemment écrit: il combat ardemment pour des moments de joie, pour exalter la vie.
      Alors aidons-le dans ce choix positif de la vie. Parlons-lui au présent.

  219. Quel réconfort de pouvoir dévorer les lignes quotidiennes d’Axel Le Loup. Nous sommes nombreux à espérer le faire encore longtemps.

    Petit talisman littéraire, et même poétique – confié par Baudelaire – qui pourra vous réconforter et aider Princesse Mascotte dans sa mission : “Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi plus tranquille”.

  220. Bonjour Axel,
    En lisant vos écrits depuis de nombreuses années et ces récentes chroniques, il me revient à l’esprit une citation de Jean d’Ormesson que j’apprécie tout particulièrement.
    “Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde.”
    Courage à vous.
    Christophe

  221. Cher Axel Kahn ,

    Votre petite fille Clea vous ressemble !
    D ailleurs sur son dessein où vous êtes couché à l hopital, votre visage est rose vif , de la même couleur que son propre portrait, debout, vous tenant la main …
    Vous êtes magnifiques tous les deux !
    Vous pouvez être fier de votre vie, de votre transmission, de votre filiation
    Soyez heureux jusqu au dernier instant
    Merci pour tant de cadeaux de vie que vous nous offrez !

  222. Bonjour MONSIEUR.
    Le ou la “Covid” m’a révélé votre identité et surtout votre HUMANITÉ. Vos avis me sont précieux.J’aime ,oui j’aime votre façon de voir et d’utiliser la connaissance scientifique. J’aime la pondération qui est la votre, le calme et même le doute ou l’hésitation contraire de l’emballement. En bref,Monsieur Axel KAHN vous êtes ma référence.Je vous lit je vous écoute et vous me faites énormément de bien.Votre simplicité me touche.De vous avoir lu et écouté sur la toile:MERCI. Jeanine D

  223. Très cher Axel Kahn,
    Depuis Courcelles, au pied du Mt Lassois où nous habitons, je lis chaque matin votre message de vie. Merci mille fois pour cette leçon d´espoir et pour la force que vous avez et que vous nous transmettez.
    Notre fille aînée Géraldine, est décédée d´un cancer il y a 10 ans à l´âge de 34 ans. Elle avait souhaité vivre ses dernières semaines avec son mari près de au bord la Seine. Comme vous aujourd´hui, elle fut et est encore notre force. Chaque jour sa force de vivre et son optimiste nous stimulaient.
    Merci, nous prions pour vous et vous accompagnons comme vous nous accompagnez.
    Jean-Lou
    p.s. Il y a une quinzaine d´années, j´avais le plaisir de vous recevoir avec votre frère Jean-Francois au lycee de ChatillonsurSeine.

  224. En vous lisant, je retrouve ce que j’ai vécu en accompagnant ma Maman au Verger des Balans, unité spéciale Alzeihmer et apparentées : rendre les dernières semaines, les derniers jours joyeux et serins, avec une humanité exceptionnelle. J’y étais dans des circonstances un peu particulières puisque en fauteuil roulant suite à une mauvaise chute et de fait, j’y ai été pensionnaire « invitée » le temps du départ de ma maman. Je ne remercierai jamais assez toute cette équipe qui m’a permis de comprendre que la fin de vie pouvait tous les jours qu’il restait, apporter du bonheur. Cela a été précieux pour moi quelques mois plus tard lors du départ du papa de ma jeune fille d’un glioblastome. Et chaque jour, vous nous apportez la preuve qu’il ne faut rien lâcher. Je vous souhaite de belles marches encore dans vos rêves. Merci pour tout, nul doute que vous serez un exemple pour beaucoup, le moment venu. Que cette journée vous soit belle.

  225. MERCI Professeur pour cette leçon de serenité vous avez acceuillit mon fils Pierre Canavelli en biologie a descartes et l avez aidé a poursuivre a l ENS pui il a pu faire son doctorat a l UCL merci pour l avoir encouragé et accompagne.Je ne vous oublierais jamais.

  226. Cher Monsieur,
    Permettez-moi de vous écrire ces quelques mots qui viennent du fond du coeur.
    Merci d’avoir répondu avec plénitude à l’injonction de votre père: « sois raisonnable et humain ».
    Pouvait votre père imaginer l’influence que son injonction aurait sur votre vie?. Il serait aujourd’hui fier à vos côtés.
    Certes, il vous a été donné beaucoup mais vous n’avez pas enfoui vos talents.
    Vos réflexions nous enrichissent, nous aident à nous dépasser, éclairent notre intelligence, quelque soit le chemin de foi ou de confiance que chacun ait emprunté dans la vie.
    Vous avez créé, réalisé, et votre relation à autrui a été riche, profonde, variée, passionnée et surtout pleinement humaine. Vous accueillez la mort comme vous accueillez chaque instant de votre vie : conscient et libre.
    Quelle belle aventure humaine vous nous laissez en héritage!
    Merci de votre passage dans ma vie.

  227. OUI, Axel!
    Oui à la puissante révélation que nous livre ce soir votre texte.
    Et oui parce qu’elle me end très heureuse alors que je la fait mienne depuis quelques années.
    Nous sommes à vos côtés.Soyez certain de notre présence, au loin, et tout près. Une amie lectrice

  228. Cher Axel Kahn,

    Vous avez évoqué cette pièce de théâtre, “Dialogues des Carmélites”, et l’agonie de la “prieure”, durant laquelle sa foi semblait ne pas l’aider, et qui, précisément, ne prie pas du tout pendant ce passage … mais peut-être que la personne représentée par ce personnage n’était pas née de nouveau, pas devenue enfant de Dieu … ce n’est pas de suivre des rituels religieux, ni de diriger un couvent, qui sauve … et le Seigneur Jésus-Christ n’a jamais dit, dans la Bible, qu’il fallait promettre obéissance à une hiérarchie religieuse, ni s’enfermer dans un cloître, ni se forcer au célibat (qui devient pour certains une contrainte après avoir pu être un choix) …  la Bible ne cautionne cela nulle part, ce sont des traditions humaines, perpétuées par une hiérarchie humaine qui s’était arrogée certaines prérogatives de Dieu, comme se faire appeler “Père” …
    La Bible n’a jamais cautionné, non plus, l’inquisition ni le commerce des “indulgences” … 
    A l’époque à laquelle se déroule “Dialogue des Carmélites”, l’église Catholique Romaine empêchait encore le peuple de lire la Bible … elle ne voulait pas que le peuple se rende compte que beaucoup de leurs pratiques étaient en contradiction avec la parole de Dieu … c’est aussi pour ça que les Protestants avaient été persécutés et massacrés.

    Amitiés

    Raphaël

    “Jésus lui répondit: «En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu.»”
    Jean 3 : 3

    ” ” Cette lumière était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout être humain. […]  Mais à tous ceux qui l’ont acceptée, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le droit de devenir enfants de Dieu, puisqu’ils sont nés non du fait de la nature, ni par une volonté humaine, ni par la volonté d’un mari, mais qu’ils sont nés de Dieu. ”
    Jean 1 : 9 puis 12-13

    ” Mais vous, ne vous faites pas appeler maîtres, car un seul est votre maître, c’est le Christ, et vous êtes tous frères. N’appelez personne sur la terre votre père, car un seul est votre Père, c’est celui qui est au ciel. Ne vous faites pas appeler chefs, car un seul est votre chef, c’est le Christ. ”
    Matthieu 23 : 8 – 10

    “Ne vous inquiétez de rien, mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, dans une attitude de reconnaissance. Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce que l’on peut comprendre, gardera votre cœur et vos pensées en Jésus-Christ.”
    Philippiens 4 : 6-7

  229. Bonsoir, ma chère âme fraternelle,
    que d’émotions me traversent ce soir. La beauté du don et la cruauté de ce qui nous sera retiré me font évidemment couler des larmes, et beaucoup. Je voudrais les retenir mais ce n’est pas possible. Ni les retenir, ni les chercher. Ne rien décider. Etre juste touchée. Peut-être un rapport à la grâce d’un instant, qui n’a rien de religieux. Une sensation semblable à l’étincelle, à l’intersection entre deux traits, deux mouvements, deux énergies, un croisement. Ce que j’aime dans l’émotion, c’est sa sincérité. La sincérité du toucher, du rire, des larmes, de l’instant qu’on ne contrôle pas, d’une ivresse sobre. La beauté. Vos mots sont exceptionnels de justesse, de dignité, de tout ce qui compose ce que, pour moi, chacun partage, goûte, aime, ou le devrait. Quelque chose d’universel donc, mais peut-être pas. La beauté. Bien au delà du bien ou du mal. Qu’y a-t-il de plus beau ? Je vais peut-être apparaître maladroite – je ne le voudrais pas, je vais peut-être apparaître rudimentaire – je ne sais pas, mais je ressens l’émotion que quelques beaux et grands films au cinéma ont pu me procurer, ou quelques grands livres en littérature, comme avec Victor Hugo, les Misérables où l’émotion est à son comble. La comparaison peut paraître très inélégante mais je ne veux pas qu’elle le soit. Au contraire, elle place une oeuvre réelle, vous, aussi haut que tous les moyens qu’une oeuvre de fiction peut procurer. C’est mal exprimé mais qu’importe, vous l’aurez compris. Je suis sûre que vous l’aurez compris. J’ai lu les autres commentaires postés ici. Ils sont beaux. Oui, votre petite fille est magnifique. Son dessin est beau, sincère. Je salue tous ceux qui vous entourent et je pense à vous très très très fort. Il n’y a que le titre de ce nouveau post que je n’aime pas et je fais confiance à Princesse Mascotte pour vous le dire avec douceur et force2. Merci encore pour ces moments d’exception venant d’un être d’exception, homme ou loup ou les deux…

  230. Tous les maîtres stoïciens ne sont pas encore morts et je vous remercie du fond de mon âme pour cette leçon donnée des portes de l’éternité. Vous avez toujours été une boussole éthique pour moi et votre prochaine disparition n’y changera rien. Humblement vôtre à défaut d’avoir emprunté la voie fraternelle.

  231. Bonsoir monsieur Kahn , vous lire est un enchantement tant vos écrits sont puissants et enchanteurs par leurs mots et vos images qui subliment ces textes . Puisse la force de l’esprit vous apporter tout le respect et l admiration que je vous envoie par delà la façade massive de notre église fortifiée saint Vivien de Charras et au travers d un champ de Marguerites et d Ophrys abeilles qui s inclinent sous la chaleur de mi juin . Je partage avec vous Les pensées en chemin . Merci infiniment pour ce voyage et à demain . Nous retrouverons à la balade de la saint jean Baptiste j espère par delà l horizon du belvédère du château de la Brechinie . Marie pierre chevalerias

  232. Je me sens en vous lisant comme enfant en écoutant l’histoire du Petit prince. Je ne comprenais pas pourquoi le renard voulait être apprivoisé par le petit prince, puisque ensuite il allait souffrir du manque en le quittant. Mais ce qui était précieux pour lui, c’était le souvenir de ses cheveux comme les épis de blé, souvenir d’une sensation, d’un intérêt, d’une passion. Je serai triste lorsque vous ne nous donnerez plus en partage votre vision de ce dernier voyage. Mais, dans mon cœur, il restera toujours, jusqu’au soir de ma vie, le souvenir de la façon d’où vous nous avez nourri pendant ces jours là, et l’aspiration à vivre ma fin, si cela m’est possible, aussi courageusement et amoureusement que vous.
    Je vous transmets toute mon admiration et mon empathie. Et aussi, ma reconnaissance pour cette expérience cachée et taboue (la fin d’une vie) que vous permettez d’entrevoir aux personnes comme moi qui s’en sente encore un peu éloignées.

  233. “Sois sage, ô ma douleur, et tiens-toi tranquille”…
    En espérant qu’Axel Le Loup puisse satisfaire encore quelques temps sa gourmandise de bonheur et aussi nous régaler de sa prose quotidienne.

    Merci beaucoup d’avoir ouvert pour nous votre cœur et votre malle aux souvenirs !

    Je vous souhaite une douce journée, pleine de petits et grands bonheurs.

  234. Que cette malle est belle et bien remplie. Emotions , sagesse
    Une chronique délicieuse que je mets dans ma malle à moi
    Belle journée avec toute mon admiration pour axel le loup

  235. Comment ne pas être accrochée et fascinée par cette plume que vous avez ….tant de sérénité dans vos mots me laisse admirative de cette force je vous lis chq matin . Axel le loup à l esprit si vif j ai l impression à travers vos yeux de savourer encore plus cette nature et ce monde . Qd le silence sera là , que je vous saurais parti , le manque je le comblerais en vous relisant à nouveau …. Mais pouf l heure , profitons ensemble tous de ces moments de communication . Que votre journée Axel soit la + douce possible ☀️

  236. Merci de ce chemin partagé, de vivance, de générosité. Chacun de vos messages nous ouvre à la beauté… et, si faire se peut, à la bonté. Soyez béni.

  237. Vous êtes une lumière inspirée qui éclaire la clarté de notre raison.

  238. Cher Axel,
    Comme de nombreux contemporains je ne vous connais pas directement mais je vous suis, vous écoute. J’aime votre sagesse, votre douceur et votre détermination, et plus récemment vos précieux conseils.Le fait que cette maladie vous atteigne, ne touche énormément et me renforce dans ma lutte contre cette maladie. En 2017 avec ma collègue Isabelle suite à notre licenciement de Sanofi, j’ai décidé de créer une société dont l’objectif (ambitieux je l’avoue) et d’identifier les molécules et autres composés qui seraient à l’origine de certains Cancers. De nombreux de mes proches ont été touchés par cette maladie, c’est ma façon de lutter contre. Je vous adresse mes pensées les plus douces et les plus apaisantes. La lutte pour le bien être de l’humanité continue.

  239. Cher Professeur,
    Nous sommes de tout cœur avec vous.
    Tout est voyage, la vie comme la mort, dans la Jungle qu’est l’univers.
    La force de la meute est dans le Loup et la force du Loup est dans la meute, disait Kipling.
    Vous pouvez partir serein.
    Merci. Bon voyage.

  240. Merci Monsieur KAHN. Je suis touchée par votre récit, la justesse de vos paroles, par vos égards au monde, admirative de votre paix intérieure et profondément reconnaissante. Je vous espère encore de doux moments emplis d’amour.

  241. Cher Professeur, j’ai beaucoup apprécié le ton de vos chroniques ces derniers temps, et je regrette bien que vous envisagiez de vous taire. Je regrette aussi de ne pas vous avoir croisé quand mon mari était malade d’Alzheimer, jeune, un autre cancer…
    Je vous souhaite bon voyage !
    Vous aimez le jazz ?
    https://www.youtube.com/watch?v=fQ9Y0oS0lyo

  242. Nous sommes tous dans votre chambre, témoins silencieux, respectueux.Si seulement nous pouvions prendre en charge chacun un peu de votre douleur quand vous souffrez trop. Merci de nous aider à mieux comprendre la vie, à l’accepter, à la chérir. Merci d’être stoïque et épicurien, d’avoir été raisonnable et humain.

  243. Merci Mr Khan. Vous m’avez donné le courage d”affronter la maladie. Tous les jours, j’attends ce rendez vous avec vous qui êtes si.plein de courage et d’humanité.
    Votre oeuvre, vos livres continuerons à nous accompagner pendant très longtemps.
    Je vous souhaite une paisible journée entouré de ceux que vous aimez

  244. Merci, merci. Nous n’oublierons pas ces pages à notre heure. Elles s’ajoutent à ceux de vos livres sur les rayons derrière le bureau.

  245. Je suis bouleversée par votre récit. Votre courage et votre force vous Honorent J’ai eu l’immense bonheur de vous rencontrer et de dîner avec vous ( Utl de Guingamp) . Je vous souhaite le meilleur entouré des vôtres, dans cette paix et douceur qui vous vont si bien.

  246. Merci Axel, le loup
    Je me permets de vous appeler Axel car en vous lisant quotidiennement j’ai presque l’impression d’être tout proche. Merci Axel pour parler avec tant de tendresse et de lucidité de la mort qui s’avance. Enfin dans ce monde où l’apparence tente parfois de faire oublier l’essentiel de ce chemin plus ou moins difficile qu’est notre vie, vous montrez que l’on peut essayer d’être maître de son destin. Merci de dire combien la souffrance et la perte ne sont pas toujours d’une horrible tristesse. Merci de dire que parfois l’épreuve nous rend plus fort même si l’on a peur et l’on doute d’être capable d’y faire face. Elle donne à voir et à comprendre l’indicible. Merci Axel de remettre la bienveillance, la curiosité, la tendresse au centre du monde. Merci Axel d’être par vos faiblesses et vos forces tous les hommes mais aussi un être unique . Merci Axel de montrer à tout ces jeunes gens que l’élégance n’est pas vestimentaire, de montrer combien l’âme de chacun est unique et que c’est elle qui fait que, bien après notre dernier souffle ,un sourire complice naîtra sur les visages de ceux qui se souviendront de nous. Vous allez rejoindre les étoiles et briller de mille feux. Avant, vous avez la beauté de préserver les vôtres en leur donnant à voir votre compassion, votre amour et la beauté du monde. Certes vous n’allez plus pouvoir marcher, peut être même plus pouvoir lutter contre la douleur mais vous terminerez votre parcours debout, prêt à dévorer les étoiles et les mystères de la vie qui sont si obscurs et envoûtants. Un moment, il faudra lâcher prise mais avant, que de beaux moments où la tristesse n’a pas sa place. Ce n’est pas la mort qui est triste mais la vie sans partage, sans amour et sans humour. Pour vous le bonheur est là malgré la fin programmée. Alors merci Axel de montrer que comme dans ces temps anciens, dans ces traditions millénaires il faut apprendre à mourir pour vivre. Merci Axel de ce partage quotidien qui montre le chemin de votre coeur entre pensées poétiques et non dits. La sérénité comme l’empathie et la bienveillance sont un combat quotidien , une preuve de l’intelligence du coeur. J’espère Axel que vous serez par votre démarche un modèle pour tous car vous êtes pour vos proches un diamant précieux. Mes pensées vous accompagnent ainsi que ma tendresse même si nous ne nous connaissons pas.
    Martine

  247. Quel plaisir de vous lire chaque jour et quelle leçon de vie ! ❤️

  248. Cher Monsieur.je lis,je lis vos mots.ma fille se bat depuis 6 ans contre un cancer.Sein puis des tumeurs au cerveau.3 opérations;chimio;radiothérapie,elle endure des douleurs atroces à la Tête,oreille,oeils .sous morphine aussi .moi maman je ne supporte plus ses souffrances.je vous lis et une belle leçon de vie vous nous donnez.Ma fille a un bon moral mais sa vie a prit une tournure que nous n attendions pas.Vos mots donnent le courage qu’il manque parfois.mERCI ET AVEC VOUS PAR LA PENSEE ET L AMITIE

  249. Bravo, Mr Kahn, pour votre vie et merci de votre témoignage.
    Si vous ne croyez pas en Dieu, soyez assuré que Dieu crois en vous!
    Gardez force et confiance.

  250. Merci beaucoup cher Loup pour ces lueurs qui nous éclairent et que nous n’oublierons pas ! Petite confidence, je crois que vos lecteurs aussi sont amoureux, grâce à ce que vous leur avez offert !

  251. Nous aussi nous vous aimons cher Professeur.
    Merci d’être entré, tardivement en ce qui me concerne, dans ma vie et de nous permettre de faire, malgré que l’issue soit personnelle et solitaire, ce bout de chemin de votre fin de vie avec vous, près de vous par la pensée. Passez un beau dimanche et espérons que dimanche prochain, jour de la fête des pères, pour une fois, vous soyiez entourés de vos enfants et petits-enfants avant le bout du chemin. Très respectueusement. SB

  252. Merci Monsieur Axel Kahn de ces mots justes
    La mort est solitaire mais elle ne peut être qu apaisee par les altérités que vous décrivez.
    Et le stoïque Loup que vous êtes, se retrouve un loup, entourée de sa meute, s’écartant pudiquement de la lumière.
    Merci infiniment de ce don.

  253. Que Vous dire si ce n’est que vos billets nous sont doux et nous donnent le courage de continuer la route .Sachez que Nous sommes Avec Vous doucement et que nous vous aimons !
    Michèle K

  254. Bonjour Monsieur Axel Kahn,
    Je vous lis et vous suit depuis votre intervention sur France Inter il y a quelques semaines.
    Vous m’avez tellement transmis pendant ces quelques jours.
    Quelle générosité que de nous consacrer de l’énergie, du temps et de l’amour pendant ce voyage retour.
    La beauté, oh oui, la beauté. Vous confirmez son importance.
    Finalement, ce qu’on garde dans notre mal, c’est la beauté. Celle de la nature et celle de nos relations surtout familiales.
    Merci encore pour cette transmission.
    Je vous aime.
    Vous êtes une belle âme.
    Bintou

  255. La mort affaiblit le corps mais si l’anxiété arrive à être écarté, elle fait apparaître un surplus inégalé de sagesse. Dans cette dernière ligne droite, la vie semble plus facile à comprendre. Mais c’est trop tard. On aurait aimé avoir toute cette sagesse avec le corps d’un jeune adulte qui s’ouvre à la vie.

    Mais vous avez réussi Mr Kahn. Votre sagesse sera rappelée, comprise et érigée parmi les grandes idées qui forgent notre humanité. Non seulement votre vie était pleine mais vous avez réussi à nous toucher et à nous faire grandir.
    Une pensée pour vous et votre famille. Puissiez vous tous être fiers, soudés et epanouis .

    • Alexandre,
      C’est exactement les mots que je cherchais pour remercier Mr Axel Kahn…
      Pascal Bonnel

  256. Cher Axel khan.Vos messages nous donnent le courage de continuer la route .Sachez que Nous sommes Avec Vous et que nous vous aimons. Merci pour tout ce que vous nous avez communiqué…j’ai laissé quelques jolies photos de corse sur votre messagerie j’espère que vous avez pu les admirer.

  257. Axel Kahn vient contredire avec brio les discours des lamas-gourous introduits ds les cours de yoga-méditation chez nous en France, venus pour nous endoctriner et nous culpabiliser sur notre soi-disant incapacité à accueillir la mort. Il leur offre ici un démenti magistral. Ne nous laissons pas confisquer notre culture par les extrémistes religieux car – héritée des lumières – elle est unique, accueillant la liberté de penser par soi-même. Comme Axel Kahn,défendons notre idéal de vie au sein d’une démocratie à défendre, accueillons la fin de vie avec sérénité.

  258. Cher loup,
    A ce moment, vraiment, les mots me manquent. Mon esprit est si plein de vous. Plein de ce que j’arrive à comprendre, plein de ce qui me manque, plein de ce que j’ignore encore mais que je lirai et entendrai à travers tout ce qui restera et au-delà. Vous, vos livres, vos traces, votre oeuvre. Une chose est certaine, vous êtes en moi à présent jusqu’à la fin de mon propre chemin et m’apportez ce que j’ai l’impression d’avoir toujours cherché à savoir, toujours voulu connaître. Vous êtes un immense passeur, professeur, docteur, chercheur de vie. Et pour quiconque a soif, comme moi, du lien qui humanise, vous êtes une source à la hauteur de ce que cette Terre a créé et fait grandir de plus beau. Un composite, bien sûr, dont je retiens au fond de mon coeur le loup. Le loup amoureux dont je veux être de la meute, après avoir tant couru. Une louvette qui apprend, une louve qui vous court et vous rejoint. Merci infiniment, cher Axel le loup, j’aurais aimé vous le dire au fond des yeux mais les miens seraient si embués. Soyez assuré que vos mots, chaque jour, apaisent, accompagnent et que vous avez totalement accompli votre rôle. Les plus beaux cadeaux sont ceux qui nous saisissent et nous enlèvent. Vous avez raison, c’est le cadeau de l’amour. Vous faites le cadeau de l’amour et je vous en suis profondément reconnaissante, en même temps que très triste aussi, mais c’est ce qui fait la beauté de l’humain. Ce sentiment si peu partagé en réalité, sauf par quelques loups… d’amour. Je vous embrasse. C.

  259. Encore merci pour ces dix jours ensemble, ce chemin sous nos pieds, large comme un fleuve ou le désert. Car , quel sacré groupe nous avons formé ! Sans contingences de corps, de continent, mais reliés par vos mots et photos, les dits et les non dits. Alors, je pars à droite, soit…Non sans vouloir demain oser vous écrire une chronique de vie…Je vous souhaite le meilleur pour vous en cette après midi grouillante de vie dehors, au jardin, à la mare.

  260. Merci pour tout, cher Axel Kahn, cher Professeur Kahn. Pour votre recherche, au sens scientifique du terme, mais aussi comme chercheur de vie. Pour vos engagements. Pour vos écrits, vos chemins partagés et émotions communiquées. Pour les belles leçons de botanique et votre habileté à guider le regard vers la beauté, comme la beauté d’une prairie en fleur(s) qui émeut.
    J’ai toujours trouvé les scabieuses particulièrement belles et me suis toujours réjouie de les recontrer au bord de chemins. Maintenant, je les saluerai toujours avec une pensée pour vous. Je vous souhaite, du fond du coeur, un chemin paisible, coloré, lumineux vers votre île, et un bouquet de belles images et de sourires comme bagage. Vous continuerez à nous accompagner sur nos chemins. Respectueuses salutations. Claire

  261. Cher professeur Kahn , la Terre est ronde donc vous partez à gauche et nous de l autre cote , nous nous retrouverons forcément un jour , tous au même lieu comme… « derriere la montagne là où le soleil réapparaît » …Soyez remercie de tout ce que vous nous apportez par vos écrits , vos actes , vos paroles et votre présence sur les réseaux sur lesquels je ne suis pas . Avec tout mon admiration Marie pierre chevalerias

  262. Bonjour et au revoir M Kahn,
    Je suis un illustre quidam inconnu qui a croisé occasionnellement votre vie, croisement à sens unique par média interposé.
    J’ai lu avec émotion que nous sommes attachés au même poème d’Alfred de Vigny.
    J’ai sauvegardé vos écrits de blog ces derniers jours pour les relire…plus tard.
    Je suis en bonne santé, à part quelques stents depuis quelques mois.
    Nul doute que je penserai occasionnellement à vous lorsque je marcherai d’aventure sur les chemins de notre belle France.
    Au revoir donc.
    Et merci pour cette tranche de vie racontée ici.
    Jean-Marie

  263. Cher Axel Kahn,
    Il y a bien longtemps, mes parents m’avaient conseillé de prêter attention à vos écrits, vos paroles, toujours pleines de sagesse et de savoir. Puis ils ont pris cet autre chemin alors j’ai continué à avancer avec un peu d’eux, et fidèle à leur conseil, toujours attentifs à vos paroles. C’est donc avec émotion et une infinie reconnaissance que je garderai un peu de vous au moment où votre chemin divergera du mien.
    Merci de nous avoir fait grandir.

  264. De vos maux à vos mots, de votre mal à votre malle, je mesure le sens et la richesse infinie de vos partages. Si nous sommes tous des êtres composites, vous êtes et resterez une pièce de mon puzzle (au moins une !), tout comme les fleurs, les arbres, les forêts, les moments de grande joie lors de mes nombreuses randonnées. Merci Axel. Vous le loup qui nous avez permis de vous approcher. Merci à vous tous ici aussi. La mort qui habituellement sépare n’aura pu empêcher de nous réunir, au moins le temps dans cette communion de pensées et de partages. Solitaires nous serons tous le jour venu mais solidaires nous aurons été. Frères et sœurs d’armes, frères et sœurs d’âme. Que cette journée puisse être la plus douce possible! Fraternellement

    • Bonjour, votre ode a Axel le loup est très touchante, et si vraie. Je n’aurais su mieux dire.

  265. Si j’ai bien compris, le crabe serait en passe d’avoir raison d’un de ses principaux opposant, à qui peut-être, sans doute même, je dois en partie le fait d’être encore en vie aujourd’hui.

    Atteinte d’un cancer du sein en octobre 2020, grade III, invasif, je suis actuellement en rémission. Difficile de savoir qu’on a gagné des points de vie, probablement grâce a quelqu un qui aujourd’hui n’en a plus.

    Non, le crabe ne gagne pas. C’est comme si sur vous, il avait décidé de mettre le paquet, par vengeance, car vous lui avez mené la vie dure. Faut croire que vous avez été efficace.

    Merci, merci pour tout.

  266. J’ai suivi avec plaisir et émotion chacun de vos billets.
    Que de générosité, d’humour et d’humanité !
    Bon voyage Belle Âme, puisse l’au-delà vous apporter la sérénité éternelle

  267. Quelle incroyable maîtrise de l’anxiété tout en restant athée, comment arriver à ne pas avoir peur du néant absolu?
    Est-ce finalement raisonnable, inconscient, chimique, philosophique?
    Peut-on vraiment avoir conscience de ce que représente la mort ou nous contentons nous d’en parler comme d’un phénomène social?

  268. Que votre traversée soit douce et que cette île déserte ne le soit pas tant que ça peut être…Mais d’ici là merci de partager avec nous ce que vous êtes 🙂 .

  269. Cher Monsieur Kahn,
    J’admire votre calme, votre sérénité, à la fin d’une vie dont vous n’avez ni décidé le début ni la fin…. comptemplateur de vie, de beauté, de fleurs, de nature….tres beau et touchznt.
    Je voulais simplement vous inviter à lever les yeux plus haut, au dessus de la dimension 3d humaine. La beauté de l’infiniment grand comme de l’infiniment petit nous dépasse. Foi en rien c’est avoir + de foi au hasard que croire en un génie créateur à l’origine d’un trop beau vivant qui nous dépasse…
    Dieu vous tend sa main, saisissez la tant qu’il est encore temps.
    Affections sincères.

  270. Axel kahn je vous aime. Vous rendez à l espèce humaine l honneur d être humain .
    Je suis suis sur vos blogs depuis votre traversée de la bretagne ou j habite et l homme que j ai deviné à travers vos écrits représente pour moi un guide d une fiabilité totale à travers cette époque troublée
    Ma fille, voici 5 ans, atteinte d un cancer gastrique diffus ,a pris elle aussi le chemin qui mène à cette île déserte vos écrits me font souvenir de ses paroles
    “Quand je ne serai plus là il faudra savoir que j ai été heureuse de la vie que j ai menée, j aurais aimé qu elle dure plus longtemps j avais encore des choses à vivre
    Mais sachez que j ai été heureuse”
    Elle avait 42 ans
    Merci de m aider à comprendre
    Vous êtes un grand homme une belle âme
    Nous vous aimons tous

    Et ceci me revient alors que je v

  271. Vous nous faites partager votre voyage extraordinaire Axel et je vous en suis infiniment reconnaissante. J espère que vous sentez combien nos pensées sont avec vous pour vous accompagner sur le chemin.

  272. Cher Axel, vous avez si souvent éclairé mes pensées, éliminé mes doutes que vous restez un soleil pour moi et je vous en remercie. Tendrement à vous

  273. Une belle chronique d’un grand humaniste.
    Votre présence à la beauté du monde qui nous entoure, votre volonté de témoigner de vos émerveillements, à nous les faire partager, révéler ce qui vous séduit et témoigner d’une vie accomplie au cours de laquelle vous avez été intensément heureux tendent vers l’idéal.
    “Sois raisonnable et humain.”
    :Fais ce que dois.”
    Assurément c’est bien ici votre domaine.

    Un grand merci Monsieur Kahn pour cette façon d’être au monde.
    Pascale

  274. Mon compte ayant été suspendu sur Twitter après vous avoir adressé les photos des fleurs trouvées le long du chemin lors de ma ballade de fin de journée hier, je vous réitère toute ma sympathie, mon admiration et mon respect. J’espère que vos journées seront belles et bien remplies, bercées d’une douce musique. Merci encore pour votre combat contre le cancer. Avec ma considération la meilleure.

  275. Quel plaisir de lire cette chronique du Loup combatif. Et tellement juste…

    Sur ce, pour moi, direction le tribunal pour rendre la justice, justement !

    P.S. : Les taoïstes disent que ce que l’on combat finit par se retourner contre nous ; vous avez dû mettre de sacrés uppercuts au cancer tout au long de votre vie ! Merci beaucoup pour cela car grâce à vous d’autres pourront se soigner et guérir. Merci encore de continuer à vous battre jusqu’au bout de vos forces contre ce crabe. Quel panache !

  276. Je vous remercie Pr Kahn pour l’exemple que vous donnez à la jeune génération de médecin. Vous avez éveillé ma vocation médicale un matin de 2011 alors que vous présentiez à la radio l’histoire de la médecine ou le souffle d’Hippocrate que vous préfaciez. Votre passion et votre humanisme m’ont touchés en plein cœur. Et je m’acharne depuis a essayer de suivre vos pas, bien sûr de manière anonyme et sans votre génie mais en suivant votre cap.

  277. Cher Loup libre, courageux, fier et empli d’amour pour ses frères humains, les animaux et la nature. Vous nous tendez une main que nous ne lâcherons point.
    Merci, lumineux Axel.

  278. Monsieur le Professeur Khan,

    vous êtes sans doute à l’origine de ma carrière de “chercheur” (bien grand mot pour désigner mon activité…).
    Jeune étudiant en 1988, j’ai eu la chance d’assister à une de vos conférence à l’USTL (Université de Montpellier) portant sur l’éthique en recherche. Sans papier, sans support, vous avez su tenir en haleine un amphithéâtre plein à craquer….Respect !.
    j’ai poursuivi mes études et suis depuis plus de 20 ans maintenant, ingénieur de recherche au sein d’une faculté de médecine.
    Je voulais que vous sachiez combien votre parcours, votre engagement a été un exemple pour de très nombreuses personnes dont je fais partie.
    Alors Merci MR Khan pour l’exemple que vous avez montré, il manque des gens tels que vous dans notre monde pour qu’il tourne un peu plus rond…

    très respectueusement

    Olivier

  279. Bonjour loup, majestueux et combattant, bonjour merveilleux loup aux mâchoires serrées dans la vie, tenez, tenez, comme nous tenons à vos mots, à votre esprit, à vos vertus, à tout ce que vous êtes au monde.
    Sachez le plaisir qu’il y a à vous lire, et sachez, car oui, ce jour où le loup s’endormira viendra peut-être, s’il n’y a d’autre hypothèse, et ce sera un jour révoltant comme il y en a sans doute chaque jour … en France et dans le monde alors que devons-nous faire ?
    Croiser votre chemin est vertueux.
    La pandémie qui a récemment sévi (et qui semble maîtrisée) vient de permettre de mettre au point en un temps apparemment record des vaccins inédits aux développements prometteurs. Ne peut-on pas exiger une lutte plus vigoureuse contre le cancer? Est-ce une question de moyens ? De connaissances ? De coopération mondiale ? Pensez-vous qu’un jour l’humanité en vienne à bout ? L’intelligence artificielle pourrait-elle contribuer à une accélération inimaginable ? Une révolution médicale peut-elle advenir?
    Tous les enfants sont philosophes et seuls quelques-uns le restent à l’âge adulte. Vous avez l’intelligence de l’adulte et la grâce de l’enfant. Du père et du fils. Je le dis sans aucune pensée de transcendance. Seulement comme témoin qui voudrait que votre pensée et vos actes prospèrent contre l’ennemi qui est venu faire votre siège.
    Votre meute, vos confrères et tous les humanistes qui le voudront sont avec vous dans ce combat. ❤️

  280. Cher Axel,

    Je suis avec émotion et gratitude votre superbe chronique .
    Vous êtes allé particulièrement loin dans l’humanisation de votre existence, et vous reconnaissez que ce fut « prodigieux ».
    Vous avez su dénouer les bandelettes qui nous entravent et nous momifient, vous avez su sortir de votre zone de confort pour vivre généreusement avec les autres et témoigner de la vraie vie.
    Ceux qui vous auront connu de près ou de loin auront reçu un éclat de votre vie intense et en seront vivifiés. Rien ne disparaît, tout se transforme. Merci !
    Régine

  281. Vous êtes d’une sagesse inspirante!
    Merci de la partager avec nous.
    Douce journée Mr Kahn!

  282. La médecine est-elle actuellement suffisamment armée pour maîtriser la douleur et permettre une fin de vie digne ? Je me pose sans cesse la question. Je vous le souhaite tant.
    Vous nous donnez chaque jour de merveilleuses raisons d’aborder les difficultés inhérentes à la vie.
    Il fait si beau aujourd’hui.

  283. Encore un peu, cher Axel, encore un peu…
    Tant de personnes vous tiennent la main…
    Plein de plaisirs encore, et s’il le faut vraiment, votre bâton, votre mascotte et bonne route…

  284. J’ai eu le grand plaisir de vous écouter au théâtre archi complet de Saint-Lô après votre traversée pédestre du pays, merci pour ce moment.

  285. Bonjour Professeur Kahn,
    J’ai eu le plaisir de travailler avec vous lorsque j’étais plus jeune, et vous avez été mon meilleur “patron”, et inégalable pour toujours j’en suis sure.
    Je vous ai suivi depuis sur les réseaux, à la télévision, dans la presse, et vous ne cesserez d’être ma référence.
    Je vous admire tellement pour l’homme que vous êtes, le scientifique, le médecin, vous avez porté tellement de casquettes. Votre courage, votre éloquence, votre humanisme, votre aura, je n’aurai cesse de penser à vous, à ce que vous m’avez apporté tout au long de ma vie. Qu’une personne telle que vous existe me redonne force et courage dans l’adversité. Je vous oublierai jamais.
    Nathalie

  286. Un grand Monsieur qui inspire le respect et l’amour pour autrui. Une partie de ce que l’humanité a de meilleur.

  287. Je viens encore vous remercier, vous dire que nous sommes là. Que même si vous ne lisez pas ce message, vos proches le liront, et sauront qu’on pense à eux. Vous avez dû les choyer, écrire à chacun une lettre unique, particulière. Je peux juste ici poser mon coeur gonflé d’empathie. Et vous dire “courage”.

  288. Bonjour professeur Khan,
    je tiens à vous dire toute mon admiration pour l’homme que vous êtes. Nouvellement élu à la présidence du comité départemental des Landes, je comptais bien faire une plus longue route sous votre houlette et vous me rendez fier d’appartenir à la Ligue que vous représentez si bien. Quel honneur de vous avoir comme président et désormais président d’honneur.
    Vous nous passé le témoin et nous allons marcher dans vos traces qui ne s’effaceront pas.
    Sachez que j’ai été effondré d’apprendre votre maladie et que votre façon d’appréhender la fin de vie me bouleverse et force mon admiration encore plus.
    Merci mille fois merci pour tout ce que vous avez fait et faites aussi à travers vos écrits.
    Chaleureusement

  289. Monsieur, Je n’ai pas encore lu vos récits de randonnée précédents, mais je lis tous les jours avec beaucoup d’admiration et d’émotion celui-ci, qui est si particulier. Votre texte d’aujourd’hui me touche tout spécialement par son humanité et sa justesse. On a peine à imaginer que cette chronique soit écrite par une personne qui souffre et qui est sous médicaments ultra-puissants.Le “pilotage” lucidité-traitement de la douleur paraît remarquable dans votre cas. On ne peut que souhaiter, lorsque le cancer est encore malheureusement incurable, que des soins de cette qualité soient accessibles partout dans notre pays, faute de quoi, comme vous le dites très pertinemment, ce serait là une injustice. Votre chronique est un viatique qui peut accompagner et aider toute personne, qu’elle soit encore loin, ou proche du “carrefour” vers lequel vous vous dirigez.. J’espère qu’ elle deviendra un petit livre . Soyez en, en tous cas, infiniment remercié, comme de toute votre oeuvre de médecin. Victime en 2003 d’un “gentil cancer” du sein ,heureusement maîtrisé, grâce à des gens comme vous, et très modeste randonneuse, je vous souhaite de terminer votre dernière randonnée avec le moins de souffrances et le plus d’amour possibles de ceux qui vous sont chers.

  290. Cher Professeur, pour faire suite à votre chronique de ce jour, certes, il y a des profils, de malades atteints d’un cancer, qui semblent évidents. Mais que peut-on penser de cette maladie qui touche des gens sains de par leur héritage génétique et de par leur mode de vie surveillé? Mon père était précurseur pour mener une vie dite saine et en a été la victime il y a une cinquantaine d’années. Dernièrement, Kendy 25 ans bientôt, sportif, mannequin et menant une vie irréprochable, lutte depuis un an avec ce “crabe”. Les psychologues peuvent parfois justifier de cette injustice par des antécédents familiaux… Dans ces deux cas, il s’agit de personnes vives et optimistes qui parlent aisément de leur parcourt, de leur famille, tout comme vous! Votre questionnement est donc lourd de sens pour les chercheurs! Encore une belle journée à vous Professeur, à voir Paris ensoleillée !

  291. Bon voyage sur votre tapis d’Orient, cher Loup combatif. Merci beaucoup pour tous les efforts que vous faites pour continuer à nous écrire. Nous vous répondons même si vous ne pouvez plus nous lire.

    Puisse la douleur desserrer ses mâchoires et vous laisser rêver et atterrir là où vous le souhaitez.

    Votre tapis est un bolide, vous avez d’ores et déjà écrit la chronique datée du 16 juin 2021. En espérant que vous voyiez bleuir l’aube demain donc… et merci encore pour ce que vous nous donnez. Sur votre clavier, du bout de vos doigts, vous touchez notre cœur.

  292. Bonjour M. Le Loup,
    Nous nous rendons tous compte que la prise de vos crocs sur la chair du crabe devient moins tenace,alors que la morsure du mal devient plus précise , désormais inexorable. Chaque jour depuis votre intervention dans les médias, je viens vous lire et j’en ressors apaisé, presque confus de passer jour à côté du bonheur des choses simples. Votre blog a une portée philosophique énorme et là encore vous rétrocédez au bien commun votre sagesse… Tout comme vous, je suis non croyant mais il me plait à penser que âmes et esprits forment la longue chaine de la transmission humaine. Puissent nos esprits conjoints vous accompagner tendrement vers les aurores boréales au moment fatidique où cette calamité infâme viendra éteindre la lumière!
    Courage et stoïcisme
    Patrick

  293. Cher Monsieur Kahn,
    Depuis l’annonce de votre maladie je veux vous écrire, repoussant chaque jour l’envoi de ce message comme si cela pouvait retarder le moment de votre départ… Merci pour tout ce que vous m’avez apporté par vos livres, conférences, commentaires d’actualité…. Vous avez nourri tant de nos discussions familiales grâce à vos éclairages toujours emplis de clairvoyance et d’humanité. Merci pour la si belle personne que vous êtes. Je ne vous oublierai pas.

  294. Bonjour cher Loup, bonjour cher Monsieur Axel Kahn,
    La clarté absolue de votre pensée, la droiture de votre parcours, l’élégance de vos mots dans cette chronique et ailleurs, la beauté somptueuse des photos que vous avez sélectionnées, la trace lumineuse que vous laissez dans votre sillage, que ce sillage soit celui de vos pas au cours des milliers de kilomètres parcourus ou celui de vos mains sur un clavier, tout en vous témoigne d’une force exceptionnelle, faite d’humanisme, d’engagement et de beauté. Vous ne lirez peut-être pas ces mots. Je prie vos proches aimants et petite Princesse Mascotte de veiller à ce qu’ils puissent tout de même vous accompagner sereinement avec toute mon admiration, mêlés à tous les courants porteurs et inondés de lumière que vous méritez. Le voyage est votre vie, celle que vous aimez autant que nous l’aimons et vous aimons. L’exemplarité de votre vie et le cadeau de vos témoignages, de vos ouvrages, des lieux que vous avez célébrés et l’existence des vôtres vous honoreront à leur tour. La fête, les moments joyeux, les visages beaux et souriants de vos proches rappelleront le vôtre. Nous ferons la fête avec vous dans nos pensées jusqu’aux petits matins de fêtes que celles-ci soient des lectures, des voyages ou des attablées festives amicales. Nous essaierons de sauter les obstacles avec autant d’élégance que cette photo le prouve, de marcher avec autant d’endurance et de joie que vous l’avez démontré, de transmettre autant le goût de l’effort et des belles choses que vous le faites encore. Nous essaierons, nous essaierons et ce sera difficile, mais vous serez présent. Et vous l’êtes. Tendrement vôtre. Corinne

  295. Vision magique cet hiver d’un loup gris courant devant la voiture sur la neige avant de sauter d’un bond dans la foret dans cet Oisans que vous aimez fort… J’irai vers les lacs de Dormillouse en songeant à vous cher Axel.

  296. De tout cœur avec vous !!!! ; Mon mari : Sylvain KAHN est parti voilà 2 ans ; il a lutté contre cette maladie et le jour ou le cancérologue lui a dit : ” je n’ai plus rien pour vous Docteur !! il a baissé la tête et n’a plus lutté Bon courage à vous !!!!

  297. a defaut de pouvoir vous envoyer une belle photo de l Etna qui nous épate en ce moment .
    Ma chandelle .
    Je vous embrasse mon frere en humaniré .

  298. Cher Axel, je ne vous connais pas mais vous êtes devenu cher à mon cœur alors je me permets. Et puis dans ce monde si les gens se disaient plus souvent qu’ils s’aiment,il y aurait moins de tristesse. Vous vous dites mécréant et pourtant quand je vous lis, je vois des phrases et des pensées de croyant. Vous aimez au-delà de tout la nature, dans toute sa beauté et son humilité et vous aimez vos frères humains. Il n’est besoin de rien d’autres pour être proche de Dieu.
    Je prie pour vous.

  299. Cher Axel,
    Merci de tout cœur pour vos propos si lumineux pour bien des personnes. En tant qu’accompagnatrice de fin de vie, vous m’inspirez beaucoup et me donnez encore plus de force pour ces patients qui ne savent pas toujours quelle attitude adopter lors de leur fin de parcours. MERCI MERCI MERCI pour eux et pour moi.
    Également maman de 5 fils (dont le plus jeune est votre homographe), je formule pour eux le vœux qu’ils atteindront votre lucidité.
    Vous serez toujours présent parmi nous tous,
    Véronique

  300. Ce magnifique poème d’Aragon pour vous remercier de ce partage.

    Rien n’est précaire comme vivre
    Rien comme être n’est passager
    C’est un peu fondre pour le givre
    Et pour le vent être léger
    J’arrive où je suis étranger
    Un jour tu passes la frontière
    D’où viens-tu mais où vas-tu donc
    Demain qu’importe et qu’importe hier
    Le coeur change avec le chardon
    Tout est sans rime ni pardon
    Passe ton doigt là sur ta tempe
    Touche l’enfance de tes yeux
    Mieux vaut laisser basses les lampes
    La nuit plus longtemps nous va mieux
    C’est le grand jour qui se fait vieux
    Les arbres sont beaux en automne
    Mais l’enfant qu’est-il devenu
    Je me regarde et je m’étonne
    De ce voyageur inconnu
    De son visage et ses pieds nus
    Peu a peu tu te fais silence
    Mais pas assez vite pourtant
    Pour ne sentir ta dissemblance
    Et sur le toi-même d’antan
    Tomber la poussière du temps
    C’est long vieillir au bout du compte
    Le sable en fuit entre nos doigts
    C’est comme une eau froide qui monte
    C’est comme une honte qui croît
    Un cuir à crier qu’on corroie
    C’est long d’être un homme une chose
    C’est long de renoncer à tout
    Et sens-tu les métamorphoses
    Qui se font au-dedans de nous
    Lentement plier nos genoux
    Ô mer amère ô mer profonde
    Quelle est l’heure de tes marées
    Combien faut-il d’années-secondes
    À l’homme pour l’homme abjurer
    Pourquoi pourquoi ces simagrées
    Rien n’est précaire comme vivre
    Rien comme être n’est passager
    C’est un peu fondre pour le givre
    Et pour le vent être léger
    J’arrive où je suis étranger.

    Louis Aragon

  301. Quel est le titre de ce livre qui a du mal à vous accompagner en ce moment ? Quelqu’un vous fait la lecture ….c’est aussi un moment sacré que ce partage entre deux être et un livre …douces pensées

  302. Monsieur,
    Je tenais tout simplement à vous remercier pour toute l’énergie et la passion que vous avez apportées à la Ligue. Vous avez fait bouger les choses. Vous avez dépoussiéré cette vieille dame qui avait tant souffert. Vous faites partie des héros. Bravo et merci. Le combat continue.

    Vous lire me bouleverse.
    J’ai accompagné mon père malade d’un cancer du colon lors de ses derniers moments. Il avait 60 ans.
    Cela me faisait peur et puis finalement, tout à été “naturel” si je puis dire…
    Devant l’injustice de perdre son père à 60 ans, j’ai eu du mal à vivre ce deuil et puis… 3 ans après, je perdais mon frère de 44 ans d’un infarctus massif. Cette fois-ci, pas d’aurevoir. Juste la brutalité d’une annonce téléphonique.
    J’ai alors réalisé la chance de pouvoir accompagner et dire aurevoir à mon père. Pas de grand discours. Juste être là.
    Contrairement à vous, il ne voulait pas savoir quand la fin viendrait alors on n’en parlait pas. Même si au fond, on savait…
    Grâce à vous et mon père, l’envie de communiquer sur cette maladie m’est venue. Il faut en parler, ce n’est pas tabou.
    D’ailleurs pour mes 40 ans, je me suis offert ma première coloscopie. 🙂

    Monsieur Kahn, merci, merci pour tout.
    Même si nous ne nous connaissons pas, je vous embrasse

  303. toute vie vaut la peine être vécue et vous le montrez admirablement bien qui que nous puissions être, grand ou petit, inconnu ou non.

    je me permettrai simplement de vous confier en prière.

    nous ne parcourons ici bas qu’un petit bout de notre chemin ce n’est que le prélude à bien plus grand et beau encore.

    en toute amitié même si nous ne nous connaissons pas et ne nous connaitrons probablement jamais.

  304. Comme de longs échos qui de loin se confondent
    Dans une ténébreuse et profonde unité,
    Vaste comme la nuit et comme la clarté,
    Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

    Je vous accompagne, avec une foi chrétienne.

    • Cher Axel,
      Non rien…
      Juste une pensée, un moment suspendu, clair, dans le fatra de la vie. C’est bien cela que vous nous offrez.
      Bon vent cher Alpha. La meute est sur le bon chemin.
      X

  305. Cher Axel Kahn,
    Vos écrits sont si émouvants, votre personne magnifique. Je continuerai de vous lire lorsque vous serez contraint de mettre un terme à cette belle correspondance, à cette relation riche et sincère. Je continuerai régulièrement de vous lire, comme tant de vos amis…car nous avons besoin de vous, pour nous adoucir, pour nous humaniser. Vous emporterez un peu de nous et nous garderons beaucoup de vous qui avez tant et si bien su partager avec tous.
    Nous vous aimons, cher Axel Kahn, et nous sommes si tristes de vous voir vous éloigner. Bien affectueusement, avec toute ma consideration.

  306. Monsieur Kahn vous êtes un homme admirable.qu elle belle leçon de courage et d humilité. Mes pensées les plus affectueuses vous accompagnent.

  307. Même si l’enfer existe, soyez assuré qu’aucun tapis volant n’acceptera de vous y conduire et qu’il saura trouver l’endroit parfait pour que vous vous reposiez.

  308. Monsieur,
    Merci pour le bel exemple de courage et d’humilité que vous nous donnez. Vous êtes remarquable ; je suis admirative.
    La vie est un éternel combat, elle donne, elle prend, elle est violente ; elle peut être douce, amère, elle fait souffrir aussi ; quoi qu’il en soit, nous la subissons… elle ne nous permet pas de choisir, c’est elle qui décide dès que nous avons un souffle de vie ! Je pense aussi que tout est écrit ; on n’échappe pas à son destin.
    Nous sommes un grain de sable, rien de plus.
    J’ai votre âge Monsieur Khan et depuis 5 ans je lutte avec opiniâtreté contre ce ” mal “.
    Je vous dis avec douceur, courage !

  309. Professeur,

    Quelle belle leçon de courage qui permet d expurger la peur , met du baume à la souffrance et vous rapproche de plus en plus de n Hote suprême.
    Ma demande aujourd hui est la suivante: que pensez vous de la théorie du docteur USA Charles Morgan, prof a Yale, a West Point et a la CIA,expert en neurobiologie, qui pense que l Arn messager peut modifier l ADN et permettre de contrôler l ‘esprit? ( conférence à West Point devant un parterre de Forces speciales)

    Merci

    Cordialement
    Louise De Lou

  310. Merci pour ce blog, itinéraire d’un homme condamné mais qui le prend comme il se doit, avec philosophie.
    Ne pas perdre de force à se battre contre l’inéluctable. Profiter du temps qui reste le plus pleinement possible pour voir ses proches et les préparer à rester en paix après son départ.
    Merci pour vos moments partagés de poésie séculière.
    Je forme pour vous le vœu d’une fin sans souffrance précédée de rêveries vagabondes fleuries et agréables

  311. La vie et la mort s’enlacent ardemment. Regardons la Nature: tout naît, vit et meurt puis renaît autrement. Un grain de blé en terre annonce un bel épi.
    D’âme à âme, Axel Kahn, je vous souhaite une grande mort à la mesure de votre être pour renaître autrement à une belle Vie. Je pense à vous avec la joie de savoir que vous êtes un être plein d’amour et de vaillance.

  312. BONSOIR MONSIEUR AXEL KHAN.

    JE VOUS ADMIRE ÉNORMÉMENT. JE SUIS PATIENTE DE LA LIGUE DE LILLE( 59).JE COMPRENDS TOUT.
    VOUS ÊTES SI HUMAIN , HUMANISTE, ALTRUISTE!!! ET TANT DE CHOSES ENCORE…
    JE VOUS AI ÉCRIS 2 CARTES COLORÉES SPONTANÉMENT.ESPÈRE QU’ ELLES VOUS SERONT TRANSMISES VOUS M’ AIDEZ À M’ EXPRIMER ENVERS VOUS. JE VOUS EN REMERCIE.JE VOUS LIS CHAQUE JOUR ET CHAQUE JOUR ,VOUS ME SURPRENEZ..VOUS ME REDONNEZ LE GOÛT À LA LECTURE AVEC VOTRE PROSE.
    JE VOUS TRANSMETS MON PLUS PROFOND RESPECT,MONSIEUR.
    À BIENTÔT ,NOUS SOMMES TOUS LÀ : FAMILLE,AMIS,CONNAISSANCES,NOUS VOUS AIMONS TOUS.
    QUELLE TRANSMISSION….MERCI,MERCI.

    BRIGITTE DESHAYES ( MARCQ EN BAROEUL,NORD)

  313. Très cher président
    Quelle immense joie de vous avoir rencontré à Clermont Ferrand lors de la remise du chèque du crédit agricole. Je suis bénévole au comité 15.Nous nous faisions une immense joie de vous accueillir à aurillac. Votre maladie en a décidé autrement. Quel courage et quelle force vous nous insufflez !!! Quel exemple pour nos malades et pour nous tous vraiment je suis admiratrice !!! Je vous témoigne toute mon amitié

  314. Cher Loup voyageur vous trouvez encore la force de nous emporter sur votre tapis volant, de nous montrer la beauté de la nature, la beauté de votre cœur d’homme qui s’est battu tant et tant pour la vie des hommes et qui, malgré la souffrance insoutenable de ce crabe ravageur, nous offre cette chronique apaisée et belle. Je ne vous oublierai jamais. Jamais je n’oublierais cette dignité et cette sagesse magnifique. Quelques perles salées monteront certainement lorsque ce lien que vous avez su tisser entre vous et vos lectrices et lecteurs cessera mais personne n’oubliera jamais votre beauté d’âme ni votre lutte effrénée au sein de la ligue contre le cancer. Je tâcherais d’avoir votre sourire au moment de basculer dans le néant. Vous avez largement marqué votre empreinte dans cette vie terrestre. Vous ne serez jamais vraiment parti car votre œuvre et votre vie plus intime resteront pour toujours une preuve d’amour infinie.
    Je dépose un baiser amical sur votre front.
    Merci du fond du cœur pour tout ce que vous avez partagé avec nous sur votre fin de vie apaisée.❤️

  315. La nuit vient de tomber sur Paris. Qu’elle vous soit douce et paisible, que votre tapis volant vous aide à faire de beaux rêves au pays des lotus, puis vous emmène cavaler vers des paysages à couper le souffle. Merci mille et une fois d’aimer si obstinément la vie et les beautés qu’elle met sur notre chemin, si nous savons y prêter attention. Votre intelligence vive et pétillante, votre humour et votre altruisme nous ont rendu le monde un peu plus agréable…

    Bonsoir, bonne nuit et restez encore avec ceux qui vous aiment et que vous aimez sur le chemin de droite…

  316. Alors que la rémission de Maman d’un myelome agressif nous a été annoncée aujourd’hui, je lis vos pensées ce soir, appelée sur votre blog comme par hasard. Merci Monsieur pour votre combat et votre sérénité admirable. Quel beau travail vous avez réalisé. Je vous souhaite un merveilleux voyage. Merci.

  317. Cher Axel,
    Je suis bouleversé. Ce que vous écrivez est tellement humain, vertigineux, impossible. Où avez-vous trouvé le chemin de cette résonance ?
    Il me revient en mémoire notre entretien d’il y a longtemps – c’était à l’époque Inserm, autant dire il y a un millénaire – au cours duquel vous m’aviez fait tant rire en évoquant en les imitant, plein de bienveillance et dans une explosion joviale, les “dames de la BIR”.
    Cher Axel, je crois bien que vous êtes humain. S’il en reste quelques uns, vous en êtes. Raisonnable et humain. Merci infiniment.

  318. 30 mai 2021 – 16 juin 2021

    À M. AXEL KAHN, MERCI!

    Pour ces cailloux semés sur le chemin, merci!

    Pour ces pensées avec nous partagées, merci!

    Pour cette vision d’un monde commun, merci!

    Pour communier autour d’une expérience intime,
    Unique, personnelle, exclusive, merci!

    Pour une irremplaçable présence, merci!

  319. Bonjour Monsieur Kahn,
    Je vous lis chaque jour avec impatience et espère que cette chronique durera le plus longtemps possible.
    Je voulais vous témoigner de mon admiration devant votre courage et votre vision de la vie .
    Je vous souhaite qu elle vous procure encore de nombreuses joies jusqu au bout du chemin.
    Respectueusement.

  320. L’aube disparaît, le jour paraît et je guette quelques lignes de vous, tapées après un (doux) atterrissage de votre tapis volant. Seulement quelques mots de vous, vous qui savez si bien saluer la beauté et nous montrez comment le faire…

    • J’aime vos messages délicats et poétiques, tout en nuances, sans ostentation, guidés par la seule générosité, celle du coeur.

  321. Très cher maître,
    Biologiste médicale, j’ai adoré vos cours dans des amphithéâtres bondés. Quel professeur merveilleux car passionné ! Humaniste profond vous nous avez aussi éblouis lors de toutes vos conférences à Bordeaux sur tous les sujets éthiques. Je n’en ai raté aucune…Noys vous avons suivis sur tous les chemins de marcheur à travers vos livres délicieux. Vous êtes et resterez le seul grand Homme de ce siècle à mes yeux, mon modèle de pensée et de vie. De tout cœur avec vous Monsieur.

  322. Votre pendule raccourci les heures irrémédiablement.
    Le film de votre vie se déroule sous nos regards médiatiques, tristement.
    Nous ne connaîtrons pas ce que vous avez pensé au dernier instant.
    J’aime à croire que c’est une paix intérieure parfaite.

  323. Allez M. Le Loup, il est temps de lâcher prise et foncer vers la lumière blanche, celle que votre cancer ne saura jamais éteindre. Et qui sait ce qu’il y a à l’autre bout ! Des fleurs, des proches ou tout simplement de l’Amour ,que de l’Amour.
    Je quitte désormais ce Blog en attendant les sirènes médiatique criant au loup en annonçant sa mort!

  324. De l’attachement au pays natal et à Maman Nounou à vos liens chaleureux, à tous : famille, collègues, confrères, étudiants et chercheurs, juments, amis, de l’émerveillement ému devant paysages, fleurs, petite église romane, sculptures et vitraux… votre vie regorge d’amour. Princesse Mascotte en est le symbole.

    Vivre est pour vous attention vigilante et bienveillante (« prière naturelle que l’esprit adresse à la vérité »), présence intense et en plénitude, action pertinente et novatrice, engagement, exaltation du meilleur de l’humanité, fédération des hommes de science et de bonne volonté, sublimation de l’existence, même en ses moments les plus douloureux.

    Les mots, les images, sont vos outils, cathartiques et propres à éveiller des passions, des vocations, à engendrer d’autres actions.

    Quelle belle oeuvre!

  325. Cher Axel ; nos pensées les plus douces et affectueuses vous accompagnent chaque jour ; on vous embrasse et on vous aime ;Benjamin et ses parents

  326. Merci Axel de mettre toutes vos forces dans ce témoignage jour après jour…
    Vous mettez des mots sur tous les accompagnements que j’ai pu faire… cette force que chaque personne a quand le bout du chemin pointe à l’horizon, ce besoin irrépressible de vie, aussi petite soit l’étincelle.
    Je mets mon cœur tout contre le votre
    Merci d’être tout simplement humain
    Karine

  327. Merci pour cette chronique qui me fait entrevoir ce que peut être l’élégance face à l’inéluctable. Atteinte moi même d’un (mauvais) cancer, aujourd’hui en rémission, je me souviendrai surement un jour (le plus tard possible j’espère) de votre élégance et de votre stoîcisme. Merci pour tout Docteur Kahn, vous avez éclairé la vie de beaucoup. Vous êtes un exemple

  328. Merci pour vos témoignages, votre lucidité et votre courage.
    Je suis en guerre avec le cancer, non pas personnellement mais pour les ravages qu’il a fait et continue de faire. Et vous, vous êtes de ces gens qui creusent des tranchées, montent à l’assaut et tirent à boulet ouvert contre cette chose démoniaque.
    De tout cœur avec vous.
    Mon jeune fils porte le même prénom que vous et j’espère qu’il l’aidera à accomplir de belles choses.

  329. Cher Loup,
    Vos pensées, vos écrits laisseront des traces indélébiles dans ma vie.
    Merci….

  330. On dit que personne n’est irremplaçable, c’est faux !
    Axel Kahn est irremplaçable.

  331. Cher Loup joyeux et généreux !
    Voici l’impression que vous me donner en plus d’une énergie et volontés incroyable. Je vous ai entendu dans des entretiens “à voix nue” avant de vous lire et j’avais été particulièrement touchée, déjà, par la clarté de vos propos et la joie profonde qui se dégage de vous. C’est inspirant et si difficile en réalité. Alors je voulais vous dire merci. Caresse à Princesse Mascotte et je regarderais les jonquilles dorénavant avec vos yeux !

  332. Merci Axel Kahn pour ce que vous êtes et transmettez.
    Ce n’est que récemment que j’ai lu vos livres, véritables “carnets de route” et de vie. Depuis je ne cesse d’en parler autour de moi. Vous avez construit une vie passionnante et passionnée qui peut servir de repère à beaucoup. Vous voir partir serein est l’achèvement d’une philosophie de la vie, même si bien sûr, cela reste plus facile à dire qu’à faire.A nouveau merci.

  333. Cher Professeur Kahn,

    Merci pour cette leçon de vie. Vous êtes rempli d’amour, de sagesse, de bienveillance, de persévérance, et vous ne cesserez jamais de m’inspirer dans ma vie personnelle et professionnelle. Un modèle pour la chercheuse que je suis, qui n’abandonnera jamais la lutte contre le cancer.
    Merci infiniment pour tout.

  334. Il est certains que vos maux bouleversent et que vos mots sont magnifiques ils illuminent les jours de tous ceux qui vous lisent
    Vos mots touchent l âme
    Vous lire est un privilège magnifique
    Merci monsieur
    Vous êtes un grand Humain
    Vos batailles sont justes vos mots puissants et bouleversants

  335. Vos mots, vos actions ont enrichi nos vies, nos pensées. Vous avez si souvent et si bien expliqué que l’homme s’humanisait au contact d’un autre humain. Principe de réciprocité… Vous faites un peu partie de nous, de même que vous avez aussi un peu de nous en vous.

    Nous pensons à votre intelligence vive, à votre humour (les pages du chemineau armé de son sèche-cheveux face à ses chaussettes mouillées est un régal pour le lecteur.). Et puis il y a toutes vos réflexions sur l’éthique, le bien et le mal, la vie bonne que vous avez partagées avec nous et dont nous devenons les dépositaires. À nous d’en faire notre miel…

    Et puis encore, la surprise parfois de vous croiser, dans une librairie pour une rencontre avec les lecteurs, pour d’autres au coin d’une route quelque part sur les chemins de notre beau pays, que vous avez si bien raconté et analysé.

    Vos mots nous bouleversent. Nous touchent. D’humain à humain. Merci beaucoup pour ce cadeau. Puissent nos mots, que peut-être vous arriverez à lire, vous aider, ne serait-ce qu’un peu. Nous espérons, même si ce n’est pas réaliste, que votre tapis volant continue à vous faire voyager encore parmi nous.

  336. Aujourd’hui je lis vos chroniques et je pleure d’émotion. La beauté de ces lignes, la justesse de ces mots. Moi l’ado de 18 ans qui criait à l’injustice en perdant son père d’un cancer, votre chronique d’avant-hier a un écho particulier, à bientôt 30 ans. Et je retrouve en vous la merveilleuse sérénité et le courage infaillible que j’ai croisé dans tant de regards. Merci pour ces mots, pour l’amour et pour la force que ces chroniques insufflent chaque jour.

  337. Merci Mr Axel Kahn, quelle belle leçon de vie et de courage vous nous donnez. Vos mots sont magnifiques d’amour et tellement justes. Ils respirent l’apaisement et forcent l’admiration.
    Mon petit fils s’appelle Axel et son doudou c’est petit loup.
    Dorénavant je ne regarderai plus son doudou de la même manière, je penserai à vous.
    Merci pour ces belles chroniques

  338. Bonjour Cher Axel, Cher Professeur, Cher ami. Je vous ai rencontré il y a peu à travers l’écran de mon téléviseur alors que j’écoutais l’émission C à Vous. En vous entendant, sans vous voir, je me suis arrêtée. Je me suis assise sur le canapé et vous ai écouté avec beaucoup d’attention. J’ai beaucoup apprécié tout d’abord le timbre posé et appuyé de votre voix, ce que vous disiez et enfin ce que vous dégagiez…”une extrême humanité”. J’ai reconnu en vous, le regard des personnes bienveillantes que j’ai eu la chance de croiser. Ce regard je le connais, à travers tout d’abord ma mamie aujourd’hui décédée (votre visage ressemble bcp au sien ;-)), un ancien directeur de structure également décédé ou encore ma superviseuse à la fois coach et thérapeute. Alors, que j’ai appris que vous alliez partir en voyage…j’ai beaucoup pleuré. Vous m’avez touché au coeur. Je me suis dit qu’alors que je venais juste de faire votre rencontre, vous alliez à votre tour me quitter. Comme beaucoup de personnes qui m’ont regardées avec ce regard d’Humanité, ce regard d’Amour. J’ai ressentie une douleur profonde de la perte de quelqu’un de ma “Famille”. Je suis croyante mais c’est la perte d’un ami, d’un membre de ma famille que je pleure. Je tenais à vous adresser ce message pour vous dire MERCI pour ce que vous êtes, ce que vous avez fait et continuer de faire encore et vous dis AU REVOIR. Bon vent à vous et bon voyage. Anne-Christine

  339. Cher M. Kahn,
    Je vous avoue un peu honteusement vous avoir découvert au travers de Pensées en Chemin le …8 mai 2021 en commençant mon GR 70.
    Contrairement à vous, je suis une pure citadine et la marche a longtemps été synonyme de souffrances, et puis, au fur et à mesure, je me suis prise au jeu des petits pas qui mène vers un sommet, un point de vue, un site remarquable et c’était mon but au travers de la marche.
    Une vie trop trépidante, trop stressante m’a vite amenée à voir la marche non plus comme un but mais comme un moyen, celui de s’aérer la tête et de revenir à l’essentiel.
    Quand je me suis retrouvée dans une roulotte sous le vent et la pluie, j’ai ri grâce à vous et à l’anecdote du sèche-chaussettes (toujours pas disponible au Vieux Campeur, mais que font-ils?), quand j’ai pris le mauvais chemin, j’ai repensé à votre propre mésaventure et me suis souvenue qu’il faut revenir sur ses pas.
    En revenant de mon périple, j’ai appris pour votre maladie sur Internet et je me suis dit qu’il ne fallait pas garder pour moi le fait que vous m’avez apporté du baume au coeur avec vos Pensées en Chemin, que de citadine invétérée connaissant la moindre ouverture d’enseigne à la mode, je suis devenue une randonneuse convertie qui a soif de découvrir les beaux chemins que la vie me réserve.
    J’entame Voyage au Bout de Soi, et je suis sûre que cela va réveiller de nouvelles envies d’ailleurs.
    Alors simplement merci d’avoir partagé ces deux aventures et puisse la fin de votre voyage se passer pour vous comme une belle randonnée dans les bois aux parfums de pins.
    Bien à vous,
    Emilie

  340. Nous sommes si nombreux à nous abreuver à votre source de vie qui semble inépuisable? Sans doute très égoïstes, inconscients de votre degré de souffrances.
    Oh ne soyez pas un héros, seulement un humain. Utilisez tout ce qui est en votre pouvoir pour ne plus souffrir si durement. Ne soyez pas un héros, seulement un humain.

  341. https://www.lefigaro.fr/culture/quand-l-intelligence-artificielle-devient-un-instrument-de-musique-20210616?utm_source=app&utm_medium=sms&utm_campaign=fr.playsoft.lefigarov3

    Et à “L’Éthique dans tous ses états”, où vos réflexions précieuses témoignent de votre curiosité intellectuelle. Vous y abordiez notamment le sujet de l’art et de l’intelligence artificielle. Merci de nous avoir aidé à comprendre et à penser le monde en étant humain et raisonnable. Merci pour votre joie de vivre… Et il semblerait, à lire les commentaires, que nous soyons nombreux à garder un souvenir mémorable des lignes – si drôles – que vous avez consacrées au sèche-cheveux !

    Vous disiez que la vie était comme une pièce de théâtre. Vous parliez de votre goût pour la vie, votre volonté de pouvoir profiter de la beauté du monde et des instants de bonheur jusqu’au bout…
    Les applaudissements font revenir les acteurs sur scène, plusieurs fois, pour partager ces instants de joie et d’émotion avec le public. Si nos petits messages pouvaient vous retenir sur le chemin de droite…

  342. Bonsoir Professeur, marcheur, cavalier, poète et surtout Homme, bonsoir Axel,

    Souvenirs en 2014, d’un repas partagé à notre Dame de Pomeleuc, le long du canal de Brest à Nantes, moment rare pour nos anciens, moments de partage, d’échanges, suivi d’un ptit café “chez Monique”.
    Depuis nos chemins se sont enrichis de sagesse.
    Merci encore Axel, d’avoir savamment distillé les espérances du cheminement de la vie.

  343. Bonjour Mr Kahn, je suis avec vous en pensée dans cette ultime étape de votre vie. J’espère que vous souffrez le moins possible. Je vous lis quotidiennement depuis de nombreuses années sur les réseaux sociaux et à travers nombre de vos essais. Je vous connais donc un peu. A bien des titres, votre vie publique s’approche d’une œuvre d’art comme l’avait évoqué l’écrivain Oscar Wilde. Je vous apporte à vous et vos proches tout mon soutien et mon respect. Je vous aime.

  344. Cher Axel… En 2013, dans ma maison de Lectoure (Gers) , j’ai eu le bonheur de vous accueillir durant 2 jours. Je garde au fond de mon coeur ces instants précieux. Autour d’une tasse de thé, nous avions partagé votre boite de macarons.
    Je n’ai pas oublié ces moments étonnants et décalés sur le Chemin de St Jacques.
    Je n’ai rien d’autre à vous offrir que ces instants gourmands.
    Comme chaque matin au moment du départ, je vous sers fort sur mon coeur.
    Bon voyage cher Axel… Qu’il vous soit le plus doux et le plus lumineux.

  345. Bonsoir Monsieur le Professeur,

    J’ose enfin vous écrire. Je vous aurais écouté des heures lorsque vous étiez venu ouvrir notre congrès de Socio esthétique à l’institut Pasteur!
    Chaque jour j’attends vos écrits tout en redoutant le jour où ce sera fini.
    Jusqu’au bout de la vie, il y a de la vie… au travers de vos parutions, vous démontrez qu’un projet de vie, même à court terme, peut être mis en place à condition que tous les symptômes soient bien pris en charge ce qui semble être le cas pour vous, et heureusement !
    Il serait nécessaire que tous puissent bénéficier de ces soins dits » palliatifs « mais qui sont des soins à part entière ! Ayant exercé auprès de personnes au terme de leur vie, j’ai eu de belles rencontres, des personnes que l’ont n’oublie pas et qui ont un aura: j’aurais aimé vous rencontrer.
    Votre lucidité me rappelle celle de mon père, j’espère que vous la garderez le plus longtemps possible avec apaisement.
    Merci Monsieur Kahn vous êtes un grand Homme.
    Si je peux me permettre : je vous embrasse.

  346. Cher Axel, dès tes premiers textes de cette chronique, je t’avais envoyé sur messenger le 31 mai ce qui suit, mais que tu n’as pas dû voir tant sont nombreux ceux qui sont comme moi profondément touchés par cette chronique journalière et qui t’écrivent.

    Cher Axel, je ne sais pas si tu me liras ; tu as certainement bien mieux à faire ; mais je tenais à te dire que j’ai été très touché par tes textes de ces derniers jours, émouvants et sensibles et qui expriment si bien cet humanisme vrai qui te caractérise depuis si longtemps, et cet amour des choses belles de la vie, rencontres, paysages, fleurs..,
    J’ai admiré, depuis le début des années 80 où je t’ai rencontré, tes qualités de chercheur, d’animateur d’équipe puis d’institut, encourageant les jeunes chercheurs à développer leur propre thématique, ton extraordinaire énergie et puissance de travail et ton enthousiasme pour la science et pour les débats d’idées.
    Je me suis toujours demandé comment tu avais pu faire tout cela et écrire des livres, diriger Médecine Sciences … Plusieurs de tes livres m’ont marqué, Raisonnable et humain, Un type bien ne fait pas ça, que j’ai réouvert pour voir que de nombreuses pages étaient cornées, des phrases surlignées au stabilo et à de nombreux endroits des commentaires que j’avais griffonnés dans les marges, soit parce que j’étais d’accord et appréciais la qualité des arguments ou quelquefois pour noter des désaccords. J’ai aussi été très impressionné par Entre deux mers, le seul de tes livres de marche que j’ai lu.

    Lors de ton passage à Strasbourg à l’occasion du Forum de Bioéthique, fin janvier 2019, j’avais été frappé par le lyrisme poétique avec lequel tu décrivais tes émotions lors de tes pérégrinations de marcheur solitaire à travers la France. Ce lyrisme et cette attention à la nature et à ceux qui t’entourent, que l’on retrouve chaque jour dans tes chroniques des derniers jours

    Et puis tant de souvenirs de mes rencontres avec toi ; depuis un séminaire (du jeudi midi je crois) où tu m’invitas et pendant que je parlai, les délicieuses odeurs d’un civet de lièvre me parvenaient anticipant ce déjeuner en commun, avec Jean Claude Dreyfus et les Schapira, à la conversation amicale et animée, où fut évoquée l’affaire Lyssenko et les positions du PC qui te firent quitter le parti. Mon tout premier papier sur un gène (ou plutôt cDNA) humain en collaboration avec toi et le cher Mariano Levin, ce gène actine qui ne devint que bien après (pas par nous) un gène de maladie musculaire ! Ces séances de travail de la commission INSERM que tu dirigeais avec un enthousiasme communicatif, et où un jour où nous terminions tard, tu eus une envolée lyrique sur un candidat, utilisant l’imparfait du subjonctif et où tu fus applaudi par toute la commission.
    Autre souvenir plus grave, celle de la visite du comité INSERM ou CNRS de ton Institut, et où, alors que nous en étions je pense à la discussion entre membres du comité, tu rentras dans la pièce annoncer cet évènement incroyable de l’attaque des tours jumelles à NY, ce 11 septembre 2001. Jusqu’à nos dernières rencontres, au CCNE et à l’Académie des Sciences, sur les aspects génétiques pour la révision des lois de bioéthique.

    Cher Axel, je tiens à partager ma profonde sympathie, au sens ancien du terme.
    jean Louis

  347. Cher Loup, cher compagnon de mes pensées,
    Je voudrais consacrer tout mon temps à rattraper mon retard dans la connaissance que j’ai de votre passionnante existence et écrire tout ce que m’inspire cette situation inédite que, malgré la révoltante séparation qui risque de se produire à tout instant, ce cancer dévorant nous offre de vivre, grâce à votre générosité et votre intelligence exceptionnelle de l’humain, de l’autre. Cet autre que je suis, que nous sommes. Toute la journée d’hier et jusqu’à ces nouvelles lignes d’aujourd’hui qui donnent de vos nouvelles, je craignais d’apprendre l’irréparable. Vous lire m’a apaisée. Paisible et plaisant, c’est vous. Vous êtes là. Ce que vous écrivez est d’une extrême délicatesse. Non seulement vous ne vous plaignez de rien et restez lucide mais vous trouvez cette force de penser à ce que vous pouvez offrir encore à ceux qui vous lisent, qui vous accompagnent, qui vous font part de leur émotion, de leur amour, de leur déchirement. Les nombreux témoignages qui sont réservés à votre attention sur ce blog, et qui ne représentent, je l’imagine bien, qu’une partie de ceux qui vous sont adressés, sont la preuve d’une vie immensément réussie. Avoir touché l’âme de tant de personnes. Je ne connais pas d’autres exemples à ce point troublant. Signe du contraste entre votre vie d’homme droit, agissant, goûtant pleinement les joies terrestres avec pour seule foi, la foi de la vie et des marécages dans lesquels s’enlisent bien trop de personnages médiatisés ou d’existences anonymes trop enfermées dans des petites visions. Le cœur de la lectrice que je suis se serre en permanence. Inédit vraiment. Très signifiant, très révélateur de mes fragilités… Les misérables et Victor Hugo m’étaient venus à l’esprit, je pourrais citer également Crin blanc, de René Guillot, dans la force de l’émotion des dernières pages. J’ai commencé à lire Chemins, votre autobiographie. Quel pas rapide de marcheur, et quel souffle de vivant, d’écrivain aussi ! Vous dire que je regretterai toute ma vie de ne pas vous avoir rencontré plus tôt, ni rencontré. De ne pas vous avoir donné quelques livres à dédicacer, d’avoir pu échanger un regard et quelques mots, un sourire. Je cherche à comprendre pourquoi vous me touchez tant, à mettre en perspective des explications. Il y a des raisons qui tiennent à ma personne et j’aurai bien le temps d’en faire le bilan mais vous concernant, c’est de clarté dont il s’agit. Comme le disait Saint-Exupéry, cette certitude qu’il n’y a rien à retrancher dans vos écrits, dans vos propos. Sans doute aussi de la volonté, de la curiosité de l’autre et du vivant. La vibration aussi. Le courage d’assumer cela. Une pièce remarquable. La façon dont vous humanisez fait grandir, éclore, comme une fleur.
    J’aimerais ajouter à votre force, et vous permettre de garder les mâchoires serrées encore le plus longtemps. Combien de temps… J’aimerais que vos proches et tous vos compagnons luttent pour que la vie digne et magnifique que vous avez porté si haut prenne plus de place partout dans la société pour plus de gens. Je ne suis pas croyante et ne connais pas bien l’histoire catholique mais il y a sans doute quelque chose de la foi dans ce que j’évoque. J’ai foi en vous comme seuls des humains peuvent le faire et entre eux. Je vous en remercie pleinement et humblement de tout mon être.

  348. Bien une pierre de plus au mur des lamentation…

    Moi qui voulais vous rencontrer je vous souhaite un bon voyage… Partez sans souffrir !

    WMJCF LHOMME

  349. Bonsoir Dr Kahn
    Merci pour vos messages délicats et poétiques, tout en nuances, sans ostentation, guidés par la seule générosité, celle du coeur. Merci pour ces petits cailloux semés sur votre chemin avant que le rideau ne se tire après le passage de votre beau tapis volant qui vous dirige avec douceur….Merci pour votre témoignage que nous continuerons à lire et à partager. Je pense à vous . A demain.

  350. La lecture de vos mots si joliment partagés m’interpellent toute la journée depuis ces dernières semaines. J’admire votre force et votre détermination pour nous accompagner toujours quand c’est davantage vous qui devriez l’être. Par la force de vos mots, vous êtes là, bien vivant dans mes pensées, lors de mes promenades rêveuses, le long des sentiers côtiers de notre belle Bretagne. Et je savoure avec d’autant plus d’acuité les splendeurs que j’y rencontre. Vos pensées nourrissent mes réflexions sur la vie, sur la fin de vie, sur la mort, la mienne qui arrivera tôt ou tard, sur celles de mes proches, et aussi sur celle de mon père, de deux ans votre ainé, que le cancer a emporté si jeune, il y a déjà 40 ans…. Alors grâce à vous, j’essaye de l’imaginer, paisible, dans ses derniers instants. Merci.
    Et puis voilà qu’il me vient une idée… Les chemins d’Axel… Voilà un beau nom pour une association qui baliserait (balisage , tête de loup ?) les chemins empruntés par Axel lors de ses traversées de France. Qui en emprunterait un pourrait planter ici ou là quelques graines de fleurs, une bouture de son jardin, et échanger quelques phrases ou simplement un sourire avec ceux qu’ils croiseraient.

  351. Merci, après votre lecture, je me sens apaisée, différente, Heureuse d’avoir croisé votre chemin.
    Je vous embrasse
    Une amie cavalière

  352. La nuit tombe doucement ; il fait très chaud… Courants ascendants idéaux pour bien manœuvrer son tapis volant et survoler des paysages d’une beauté à couper le souffle. Votre malle aux souvenirs est si pleine de merveilles, que vous avez bien voulu partager avec nous, que fleurs, rivières collines, chevaux et sourires amicaux devraient être au rendez-vous.

    Que votre sommeil soit paisible et vos rêves agréables…

  353. BONSOIR MR. AXEL KHAN.

    GRANDES PENSÉES POUR VOUS EN CETTE CHAUDE SOIRÉE. ESPÈRE QUE VOTRE NUIT SERA SEREINEJE VAIS TRAVERSER ” LES CHEMINS D’ AXEL “POUR VOUS RETROUVER DEMAIN JEUDI 17/6 . COMME TOUS ,NOUS SOMMES À VOS CÔTÉS TRÈS GRAND MONSIEUR

    MON GRAND RESPECT TRÈS CHER GRAND MONSIEUR

  354. Cher Axel Kahn,
    A mon tour de vous remercier pour votre vie, vos écrits, votre humanité qui fédèrent tant de monde…Votre blog en est une parfaite illustration où chacun vous répond avec des mots et des pensées plus belles les unes que les autres ! Et vous le méritez tout cet élan d’amour fraternel. Vous avez beaucoup donné de manière désintéressée et avec beaucoup d’humilité. Vous avez semé des graines d’éthique, de persévérance… Vous avez mis votre intelligence au service des autres comme Hugo en son temps. Vous êtes un grand homme comme lui…
    Je vous souhaite la nuit la plus douce possible. La “meute” veille sur vous.

  355. Cher Monsieur,
    Je découvre avec beaucoup d’émotion votre “Chronique apaisée”. Avec beaucoup d’admiration aussi, mais il est sans doute vain de vous le dire, car l’admiration ne fait plus partie de votre champ de vision actuel.
    Beaucoup d’émotion aussi à découvrir la photo de 2009 à la Sorbonne : mon mari, Pierre Boulanger, était du nombre. J’ai cherché ses cheveux blancs que vous aviez alors évoqué, mais je le crois caché tout en haut de l’escalier. Depuis décembre 2017 il est totalement et définitivement caché. Mais sa thèse sur les “Rencontres paradoxales, un défi au hasard et à la fatalité” parle encore de lui.
    Elle me parle fort ce soir, en ce jour du 16 juin où il aurait eu 86 ans : vous êtes vous-même un défi au hasard et à la fatalité !
    Comment vous remercier de ce magnifique cadeau d’humanité que vous nous donnez ? Je me glisse discrètement au milieu de tous ceux qui pensent à vous fort, très fort. Nous veillons près de vous.

  356. Bonjour,
    Ce message pour vous remercier de vos différentes interventions depuis de nombreuses années dans les médias. Cela est toujours un bonheur de vous écouter ou de vous lire. L’impression que vous me rendez plus “intelligent” (ou plutôt lucide). Vous savez mettre en pratique la maxime « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement. Et les mots pour le dire arrivent aisément. ». Vous êtes quelqu’un de Bien (Que Dieu vous garde (avec nous)).

  357. Mr Kahn,
    J’ai pris l’habitude, tous les soirs, avant de dormir, de prendre le tapis volant avec vous. Ce soir, je m’accroche à ce dernier, en essayant de garder son équilibre , en rase motte, les pieds frôlant le tapis de pavots rouges orangés, pour pouvoir descendre et vous laisser continuer sur ce chemin solitaire.
    Merci pour tout.de la part d’une “petit dhomme” nourrie et élevée par un Loup. MERCI Mr Khan

  358. Soleil, chaleur de plomb dès l’aube. Attentive, mon cœur bat très vite. Le Loup, du bout des doigts, viendra-t-il nous aider à grandir, aujourd’hui encore ?

    Axel, Le Loup, si votre tapis volant fait des siennes, chevauchez un tapis persan, tissé de fils de soie. Ce sont les plus doux et ils connaissent le chemin du Royaume des Roses. La légende raconte que les tapis sont eux-mêmes des jardins de soie, laine et fils précieux…

    À l’heure où les rideaux se lèvent sur les théâtres, que celui de votre itinéraire de vie reste encore ouvert sur ceux que vous aimez et qui vous aiment.

  359. Votre force, vos paroles apaisées, sont des lumières, on vous lit avec passion avec amour, vous nous enrichissez par toutes vos qualités. Ce partage d’émotions à vos côtés est une communion. Des évidences émanent : nous ne sommes rien sans les autres, vous tissez une toile d’humains . On est seul pour faire des choix et cheminer . Vous nous offrez la meilleure parade pour ne pas s’apitoyer, nous vous admirons vous aimons vous respectons et vos écrits nous font grandir. Tant de poésies de beauté face à une fin de soi si difficile à concevoir et à accepter. Vous nous peignez une fin de vie avec des bilans positifs c’est le Graal. Se remémorer tout ce que l’on a fait de sa vie pour le bien des autres sa famille ses amis et pour tant d’inconnus est la meilleure façon d’être apaisé pour cheminer un jour de l’autre côté . MERCI

  360. M. Le Loup, Je n’ai pas tenu promesse, je suis revenu …Comme vous le dîtes si poétiquement, les doses d’opiacée ne suffisent plus à faire voler le tapis, et bientôt c’est la conscience qui vous lâchera, dernière anti-chambre du dernier voyage.
    Si vous pouvez encore me lire, je voudrais seulement vous dire que même absent permanent, vous serez toujours là, pour vos proches, pour les malades, la fondation…
    Si rien ne retire la peine, s’il y a des vivants qui propagent la mort , il y a des extra-terrestres comme vous qui ne meurent jamais . La question n’est donc pas comment allez-vous aujourd’hui car vous nous avez légué de votre vivant tout ce qu’il était possible de faire mais bien Partez en paix pour votre travail accompli!
    Un louveteau sans dent mais qui apprend …

  361. Axel, comment exprimer mon admiration devant votre force vitale impressionnante. Vous nous offrez la lecture de votre plume alerte et poétique jusqu’au bout, MERCI. C’est si touchant…Il semble qu’il y ait comme des pertes d’humanité partout dans le monde mais vous tout seul permettez une réconciliation avec l’humain ; vous n’êtes pas heureusement le dernier des humanistes et les messagers qui vous encouragent révèlent aussi par leurs mots des êtres vibrants et empathiques, beaux et solidaires.
    De ma Bretagne pluvieuse aujourd’hui je ressens la nature comme régénérée par les ondées régénératrices même si cela n’est que ponctuel et j’espère pour vous Axel comme des ressentis de bains de jouvence aussi. Il me semble que votre capacité de mémoire et d’imagination vous remettent dans des situations vécues en les revivant presque réellement. Je souhaite que votre tapis volant vous transporte vers le meilleur et les couleurs. Les couleurs de la vie ne vous quitteront pas ; cheminer avec vous est une expérience forte en émotion.
    Un goéland m’observe comme s’il sentait que j’étais en connexion avec un être rare et formidable. Je vous souhaite le plus de douceur possible Axel et me permets de vous envoyer de la tendresse. Marig

    • Mon message est parti sans que je puisse le retenir pour corriger les grosses fautes. J’en suis désolée !

    • Après corrections : ” Axel, comment exprimer mon admiration devant votre force vitale impressionnante. Vous nous donnez à lire et tant apprécier votre plume alerte et poétique jusqu’au bout. C’est si touchant…Il semble qu’il y ait comme des pertes d’humanité partout dans le monde mais vous tout seul permettez une réconciliation avec l’humain ; vous n’êtes pas tout seul et les messagers qui vous contactent révèlent aussi par leurs mots des êtres vibrants et empathiques, beaux et solidaires.
      De ma Bretagne pluvieuse aujourd’hui je ressens la nature comme régénérée par les ondées bénéfiques même si cela n’est que trop ponctuel et j’espère pour vous Axel comme des ressentis de bains de Jouvence aussi.

      Il me semble que votre capacité de mémoire et d’imagination vous remettent dans des situations vécues en les revivant presque réellement. Je souhaite que votre tapis volant vous transporte vers le meilleur et les couleurs. Couleurs de la vie qui ne vous abandonneront pas ; cheminez avec vous est une expérience forte en émotion.
      Un goéland m’observe comme s’il sentait que j’étais en connexion avec un être rare et formidable. Je vous souhaite le plus de douceur possible Axel et me permets de vous envoyer de la tendresse. “”

  362. Merci pour ces mots. Pour cet état d’esprit.
    Etre en paix avec soi-même, avec la fin… N’empêche pas d’être en guerre contre le système et de se battre pour que les choses avance. Merci pour tout ce que vous avez fait pour la cause.
    Nous continuons sans relâche la #MobilisationTriplettes. Pour que le Trodelvy arrive enfin en France pour toutes. Trop de départ de triplettes ces deux derniers mois… Une pensée pour nous comme nous pensons à vous.
    Chris (@collectif_triplettes)

  363. Bonjour Axel, je me permet cette familiarité en tant que vieux randonneur, magnifique mais cruels témoignages, magnifiques car nous sommes nombreux, j espère de partager ta philosophie de vie et de mort, mais cruelle est l attente de ne plus pouvoir te lire, j attends avec impatience tes écrits mais je hai de je le jour ou je ne pourrais pas partager tous ces moments de pure bonheur.
    Nous nous verrons peut-être un jour sur d autres chemins célestes.
    Merci pour votre plénitude
    René

  364. Monsieur Axel Kahn, je vous ai rencontré en vrai lors du Livre sur la place à Nancy en septembre 2018. Vous m’aviez dédicacé des livres pour moi, pour mes parents, pour la belle-mère de mon frère.

    J’étais une parmi la foule, mais nous avions partagé ce moment. Et je garde précieusement ce temps partagé.
    Yamina de Nancy

  365. Cher Axel, cher Loup,

    Évidemment que vous êtes pardonné de ne pas nous répondre. C’est à nous de vous remercier pour les efforts que vous faites pour nous écrire en ce moment et éventuellement à nous de vous demander pardon si nous n’arrivons pas à être à la hauteur de ce que vous nous avez offert. Merci beaucoup pour ce dernier combat pour une vie heureuse jusqu’à la fin du chemin.

    Que la douleur se tienne tranquille, que le Loup quitte la scène sous les applaudissements, la pièce était un chef-d’œuvre, Oscar Wilde ne vous arrive pas aux orteils, et qu’Axel s’en aille soulagé, apaisé, serein, entouré d’amour. Pleinement humain et raisonnable, jusqu’au bout du chemin, après avoir tendu sa main, jusqu’au dernier jour, à ses frères en humanité, parce qu’il répétait qu’on humanise l’autre qui nous humanise en retour. Merci Professeur pour cette belle et grande leçon d’humanité réciproque !

  366. Bonjour,
    Merci pour tous vos mots, sérénité à vous en ce 17 juin 2021. Bien cordialement à vous. Agnès

  367. Bon voyage au pays de l’inconnu. Je vous remercie pour tous
    vos partages, votre bienveillance et votre sérénité.

  368. Monsieur Kahn,
    Je lis actuellement votre livre “Et le bien dans tout ça ?” que je trouve réconfortant et très inspirant. Finalement seules la bonté et la fraternité pourront sauver ce monde parfois injuste. Cela me fait penser aux vers du poème “Le crapaud” de La légende des siècles de Victor Hugo : “Crois, pleure, abîme-toi dans l’insondable amour,
    Quiconque est bon voit clair dans l’obscur carrefour “.
    Vous restez dans mes pensées et dans mon cœur.
    Je vous embrasse.
    Éric Peyrot

  369. Profonde gratitude à vous et vos proches. Vous exprimez si bien que nous sommes une famille humaine unie, malgré les souffrances, par cet élan de dignité, d’amour, de réciprocité, d’émerveiillement. Douceur à vous et votre famille, vos ami.e.s.

  370. Cher Mr Khan,

    Vos écrits sur ce blog vont me manquer.
    Je trouverai sans doute votre sagesse, votre humanité et votre bienveillance dans vos livres….
    Merci pour ces leçons de VIe,

    Olivier

  371. Admiration sans borne. MERCI et bon voyage très cher compagnon de route. Vos livres, vos paroles, demeurent parmi nous comme autant de chemins à suivre, à parcourir, à découvrir. Très cher Axel, nous vous aimons.

  372. Je ne sais que dire si ce n’est à nouveau merci et au revoir M. Kahn. Vous resterez dans les pensées de beaucoup. Merci !

  373. J’avais entrevu le loup, lors d’une conférence qu’il avait donné, à Clermont-Ferrand. Je ne me souviens même plus du sujet, sur la génétique, certainement. Mais je garde très présent ses sourires et hochement de tête à quelques membres du public qu’il semblait reconnaître. À cette époque il semblait pouvoir bondir à n’importe quel moment. Bon voyage. Il commence.

  374. Très cher Axel Kahn, votre père avait pressenti que vous seriez raisonnable et humain. Vous vous êtes inscrit dans ses pas et vous nous léguez cet héritage. Nous continuerons à cultiver ces valeurs pour lesquelles vous avez consacré votre vie.
    Vous nous accompagnez dans tous nos combats, vous êtes un modèle pour nous, vous resterez vivant, toujours parmi nous.
    Nous vous admirons et vous aimons.
    Reine et Brahim

  375. M E R C I et R E S P E C T pour votre humilité, votre amour des autres, de la nature et de tous les êtres vivants peuplant ce monde. Vous êtes une source d’espoir et de lumière. Soyez heureux à tout jamais. Avec ma plus profonde gratitude pour la merveilleuse personne que vous êtes et que vous resterez à jamais. Bon voyage Monsieur Kahn.

  376. Bravo ! Vous avez réussi : votre fin de vie est un chef d’œuvre. Je vous relirai souvent et toujours avec émotion. Que la fin de ce voyage vous soit douce… au revoir et toujours merci…

  377. Cher Monsieur, cher Loup,
    Je ne sais par où commencer. Merci pour vos écrits, vos pensées, votre amour de la vie, vos voyages et pour ce dernier voyage. Je ne vous connais pas, si ce n’est à travers vos interventions quelles qu’elles soient mais j’ai l’impression que vous faites parti de ma famille. Vous y êtes entrés tout simplement, rempli de gentillesse et de respect. Alors pour tout ça, merci. Que le tapis volant se pose avec douceur.

  378. Merci d’avoir partagé cet étape de votre vie. Je garde votre exemple dans mon cœur et cela m’aide bcp. Vous êtes un des rares exemples qui le font réconcilier avec l’humanité. Je vous envoie dès prières et de l’affection à vous et votre famille.

  379. Cher Axel Kahn vous allez beaucoup me manquer. Vous avez accompagné ma vie. J’espère être aussi noble que vous lorsque ce sera mon tour de quitter ce monde. Dormez en paix

  380. Partir, c’est comme s’endormir chaque soir. Personne ne sait à quel instant précis on sombre dans le sommeil. Force, courage, respect. Que ce dernier chemin soit le plus doux pour tous.

  381. Tristesse immense, mes pensées les plus douces vous accompagnent et vous remercient encore du bonheur d’une rencontre exceptionnelle. Vous manquerez infiniment. Je vous prends la main par la pensée et m’associe à la peine de tous. Je souhaite à toute votre famille, à tous vos amis, beaucoup de sérénité et de courage dans ces ultimes heures. Ce que vous avez accompli est exceptionnel. Vous vivrez dans mon coeur et mes pensées. Souriez, apaisé et aimé, soyez confiant, Corinne

  382. Bon voyage Monsieur Kahn. Je penserai souvent à vous, comme à un modèle d’humanité et d’intelligence. Je vous remercie pour ces ultimes messages lucides et tellement porteurs d’espoir…

  383. Très cher Axel et très chers proches d’Axel , je voulais vous dire ma profonde émotion en vous lisant au fil du temps . Vos mots ont résonné en moi et font écho à ce que j’ai vécu avec mon papa . Merci pour ces moments d’échange magnifiques , émouvants plein de poésie et de beauté . Merci pour votre témoignage précieux qui servira à tous ceux qui traversent et traverseront la maladie et cette étape de vie . Sachez combien nous vous aimons et sommes au plus près de vous et de votre famille . Je souhaite que votre nouveau voyage soit le plus doux possible . Ici bas vous restez vivant dans nos cœurs pour toujours . Je vous embrasse et vous redis ma profonde affection . Virginie ❤️

  384. Cher Axel,
    Je te souhaite une bonne promenade. Je suis intimement persuadé que nous croiserons quelque part à nouveau sous quelque forme que ce soit. Je vais continuer encore un peu ma route ici parmi les miens et puis je te rejoindrai. A toute à l’heure.

  385. Je ne peux m’empêcher de pleurer en lisant votre dernier post d’aujourd’hui… vous êtes admirable et vous m’avez tellement émue tout au long de vos écrits… je vous souhaite un bon voyage Monsieur, vous l’avez tellement préparé qu’il ne peut être que réussi et merci d’avoir démystifié la mort, surtout pour moi qui angoisse terriblement en y pensant… adieu

  386. Très cher Axel Kahn, c’est en retenant mes larmes que j’écris ce commentaire.
    Vous me rappelez mon père, un scientifique qui a la foi… Ce qui lui donne le sourire. Vous voyez, être dans la justesse, cela consiste peut-être juste, en toutes circonstances, à vivre le sourire de l’intérieur .) Le vôtre s’inscrit définitivement, là. Dans nos coeurs et dans nos propres sourires, qui vous répondent… à jamais.

  387. Cher Axel Kahn,
    Merci, toujours merci pour la lumineuse et belle personne que vous êtes, pour votre vie donnée aux autres, en humble et fidèle serviteur, encore aujourd’hui malgré et au-delà de votre fatigue et de votre souffrance. Votre chronique apaisée n’aura cessé de célébrer la vie dans toute sa richesse et sa profondeur.
    Le temps est venu de vous laisser franchir le passage dans l’intimité et l’amour de vos proches.
    Que le Seigneur vous bénisse et vous garde et qu’il vous fasse une belle place auprès de Lui.
    Bénédicte

  388. Monsieur Kahn
    Merci pour ces partages , votre hymne à la vie jusqu’aux derniers moments.
    Soyez sûr que vous resterez vivant parmi nous , vos réflexions, votre humanité ne disparaîtront pas.
    Bernadette

  389. Cher Axel,
    Merci pour cette leçon de vie, toute donnée aux autres alors même que blessé on se cache habituellement pour échapper aux regards. Moi qui suis croyant et espère en un autre monde, qui ne soit pas une île déserte, je suis convaincu que le bien que l’on fait aux autres sans rien en attendre est celui qui ouvre la vie éternelle.
    Vous y êtes déjà entré pour moi.
    Patrice