« La naissance du jour », en forme d’épilogue


Mon livre “Et le Bien dans tout ça ?” se termine par cet épilogue

“Tel est le titre du livre que Colette écrit à cinquante ans alors que, désormais, prétend-elle, « il va falloir vivre – ou même mourir – sans que ma vie ou ma mort dépendent d’un amour ». L’ouvrage débute par une lettre que l’auteure attribue à sa mère, Sido, une déjà bien vieille dame. Sido a été invitée par Henry de Jouvenel, le second époux de Colette, à passer quelques jours chez eux, ce qu’elle refuse en ces termes « Monsieur, vous me demandez de venir passer une huitaine de jours chez vous, c’est-à-dire auprès de ma fille que j’adore (…). Pourtant, je n’accepterai pas votre aimable invitation, du moins pas maintenant. Voici pourquoi : mon cactus rose va probablement fleurir. C’est une plante très rare, que l’on m’a donnée, et qui, m’a-t-on dit, ne fleurit sous nos climats que tous les quatre ans. Or, je suis déjà une très vieille femme, et, si je m’absentais pendant que mon cactus rose va fleurir, je suis certaine de ne pas le voir refleurir une autre fois… »

Colette laisse éclater sa fierté d’être « la fille d’une telle femme qui penchait, tremblante, toutes ses rides éblouies entre les sabres d’un cactus sur la promesse d’une fleur, une telle femme qui ne cessa elle-même d’éclore infatigablement, pendant trois quarts de siècle. »

La lettre de refus de Sido est en fait imaginaire, le document authentique est tout autre et fort banal : Sido a accepté l’invitation et dit sa joie de voir sa fille. C’est par conséquent Colette elle-même qui choisit ce subterfuge pour proclamer la valeur de la vie même après que la jeunesse s’est fanée et que ne persiste plus guère des amours que leur image et leur souvenir. Pourtant, ce deuil d’un temps révolu n’est pas pour l’écrivaine l’annonce du crépuscule, la marque d’un déclin inéluctable. Les éclosions à venir demeurent inouïes, celles des cactus roses et autres fleurs, des matins cristallins, des couchers de soleil qui flamboient, les éclosions de soi, de ses perceptions et sensations, de ses émotions, de ses talents, même. Chacun peut imaginer combien l’affirmation de Colette me touche, moi le septuagénaire amoureux fou de la beauté, celle des ancolies et des lys martagons, des élégantes nigelles mais aussi des si banales scabieuses, des sucs, des cimes et des vallons, de l’eau bouillonnante qui cascade de roc en roc au flan de la montagne. Amoureux de l’amour. Comme la Sido fantasmée par sa fille, il m’apparait que connaître cela justifie encore tout de la vie et l’emporte en urgence sur toute autre considération. La beauté n’est pas le bien, elle ne l’a jamais été. Pourtant, l’émotion qu’elle provoque, et qui rend beau ce que l’on éprouve tel, est de même nature que celle qu’engendre en mon âme l’aspiration au bien. La beauté existe, la question du bien ne sera jamais résolue, elle vaut la peine de continuer à se la poser, il me reste à vivre. Même un jour.

Axel Kahn, lundi 25 octobre 2020.”

Même un jour, à condition qu’il en vaille la peine.

Qu’est ce qui en vaut la peine ? Mes combats pour les personnes et contre le cancer, le dernier grand engagement de ma vie. Mais pas seulement. Les orchis auxquels j’aspirais, et qui ne m’ont pas fait faux bon.

 

Le baiser sur le nez d’Hélène.

L’église romane du XIe siècle sur le Mont Lassois.

L’Arc d’alliance entre Dieu et les humains, pour les croyants, entre tous les humains vivants et morts selon moi.

 

Il me reste à vivre. Même un jour.

Mussy-sur-Seine, Jeudi 13 mai.

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52 thoughts on “« La naissance du jour », en forme d’épilogue

    • C’est ce qui me fait le plus mal, même si j’ai une peur panique de la mort et de mal vieillir, peur incontrôlable, de devenir un ‘dechet’

  1. J’adore Colette … quelle beau texte … c’est cela vie et la raison pour laquelle elle vaut d’être vécu..

    • Chronique d une mort annoncée répétée jour apres jour depuis une semaine, nostalgie litteraire et citations interminables …. et si on changeait de sujet ? Vivons au present pas au passé ! Qu est ce que vous avez mange de bon hier ? De belles fleurs dans le jardin ?

  2. Heureusement vous n’’êtes pas seul. Si bien entouré. Tant de vie en vous et vous prenez encore le temps du partage. Soyez sûr que nous prenons. Puisse le temps être clément ces jours prochains.

  3. Quelle belle sensibilité cher Axel Kahn ! Et merci pour vos engagements dans le monde scientifique et la société qui témoignent de votre générosité , de votre altruisme. Vous réussissez depuis toujours l’alliance de l’intelligence et de l’humanisme au service de vos contemporains. Respect, admiration, reconnaissance. Tenez bon cher Axel, restez encore parmi nous.

  4. A mes Ecrits … heureuse de cette Pause qui respire
    La Tendresse portée à la Vie , portée par .. votre Voix
    qui sonne , précise à notre oreille : posée puis explo –
    sive comme l’eau rebondissant sur les roches d’une
    cascade ! —– Plaisir de vous entendre AxelKahn ,
    Monsieur .. vous manqueriez aux ancolies , si elles
    ne se savaient observées par votre Emerveillement !
    PERMETTEZ : espérant que ce ” Dialogue ” entre
    une Préface de 2020 et un Épilogue : ne soit annon-
    ciateur d’un ” baisser de rideau ” ( ) : tout Acteur ne
    saurait déroger aux Rappels ( ) Cette Conversation
    De ” Vous à Vous ” , De ” Vous à Nous ” : augure
    encore d’ autres : VAL Et Vallon(s) — , leur Floraison
    renouvelée à chaque Mois s’ étonnerait de ne revoir
    votre Passage , Professeur — Du Salut à la Jument ,
    aux mille Rendez – Vous des matins ,
    MERCI de cette : Halte d’ un Bonjour
    Qui nous rassure tous .. Un Peu
    Pas b e a u c o u p —— SOIT : ENCORE
    Un Mot ( 4 en somme ) ” Prenez soin de Vous ”
    R E S P E C T U E U S E M E N T CP.

  5. Extrait de Vents (Saint-John Perse)

    C’étaient de très grands vents en quête sur toutes pistes de ce monde,

    Sur toutes choses saisissables, parmi le monde entier des choses…

    Et d’éventer l’usure et la sécheresse au cœur des hommes investis,

    Voici qu’ils produisaient ce goût de paille et d’aromates, sur toutes places de nos villes,

    Comme au soulèvement des grandes dalles publiques. Et le cœur nous levait

    Aux bouches mortes des Offices. Et le dieu refluait des grands ouvrages de l’esprit.

    Car tout un siècle s’ébruitait dans la sécheresse de sa paille, parmi d’étranges désinences : à bout de cosses, de siliques, à bout de choses frémissantes

    comme un grand arbre sous ses hardes et ses haillons de l’autre hiver, portant livrée de l’année morte;

    Comme un grand arbre tressaillant dans ses crécelles de bois mort et ses corolles de terre cuite –

    Très grand arbre mendiant qui a fripé son patrimoine, face brûlée d’amour et de violence où le désir encore va chanter.

  6. Je me souviens de vous lorsque je vous ai photographié, fier cavalier qui encourageait sa monture avant l’obstacle. Humainement reconnaissant après le saut et amoureusement attentif sans le box pour bouchonner et préparer sa monture pour un repos quotidien. Pendant ce temps nous avons parlé et de ces moments je garde un grand souvenir et tout autant que l’homme c’est aussi l’éclaireur qui est en vous qui ne m’a jamais quitté depuis. Je pense à vous.

  7. Moi aussi je suis heureuse d’avoir croisé votre chemin, vous êtes la voix de la raison qui m’a guidée depuis le début de la pandémie. Et celle du cœur aussi , Merci.

  8. Merci M. Kahn d’être un éclaireur. Vous êtes de ces rares personnes qu’on croise dans sa vie, même si c’est par texte ou écran interposé, qui sont importantes, guident, impressionnent par leur richesse simple. Merci. Mes pensées les plus affectueuses. Arnaud.

    • Je partage entièrement votre point de vue

      Soyez heureux de ces peuples inconnus qui vous lu, vu ou écoute et à qui vous avez pendant un petit lapse de temps permis de s’élever au dessus de leur condition bon voyage

  9. Merci. Le mystère de la vie est aussi grand et impénétrable que celui de l’univers.

  10. Merci Monsieur KAHN vous etes depuis longtemps ma boussole et mon phare. Je vous en conjure ne cessez pas de le demeurer pour ceux qui vous admirent et vous aiment. Bien à vous et tres respectueusement.

    • Qu’écrire de plus. Vous me manquez déjà …j’aurais aimé vous rencontrer échanger avec vous ..votre silence me pèse ..

  11. Cher Axel, Vous savez que je poursuis passionnément mes travaux sur la pluridisciplinarité, cette vivante application du vivre ensemble que vous avez soutenu.
    N’en doutez pas vous allez continuer à guider mes pas.
    Actuellement, je reviens à l’humanisme de Montaigne qui m’inspire beaucoup et vous en êtes l’incarnation contemporaine.
    Qu’il est douloureux à ceux que vous allez quitter.
    Affectueusement.
    Alain

  12. LE TEMPS DE VIVRE
    (…)
    Il respirait l’odeur des arbres

    Avec son corps comme une forge

    La lumière l’accompagnait

    Et lui faisait danser son ombre

    Pourvu qu’ils me laissent le temps

    Il sautait à travers les herbes

    Il a cueilli deux feuilles jaunes

    Gorgées de sève et de soleil

    Pourvu qu’ils me laissent le temps

    Il est arrivé près de l’eau

    Il y a plongé son visage

    Il riait de joie il a bu

    Pourvu qu’ils me laissent le temps

    Il s’est relevé pour sauter

    Pourvu qu’ils me laissent le temps

    (…)

    Il avait eu le temps de voir

    Le temps de boire à ce ruisseau

    Le temps de porter à sa bouche

    Deux feuilles gorgées de soleil

    Le temps d’atteindre l’autre rive

    Le temps de rire aux assassins

    Le temps de courir vers la femme

    Il avait eu le temps de vivre.

    Boris Vian, Chansons et Poèmes

  13. Merci pour votre engagement auprès des patients monsieur Kahn, pour votre humanité rayonnante et votre bienveillance permanente.
    Je vous ai d’abord connu à travers « L’avenir n’est pas écrit » que vous avez co-écrit avec Albert Jacquard (que j’admire beaucoup lui aussi). Puis je vous ai rencontré en 2008 alors que je venais de valider mon PCEM1 à Nancy, vous avez été et vous êtes toujours le parrain de ma promotion d’étudiant en médecine… Pour cela, je vous serais infiniment reconnaissant car vous avez guidé mon désir de devenir le médecin que je suis devenu, et que j’espère digne de vos parrainage.
    Surtout, prenez soin de vous.
    Amicalement.

  14. Bonjour,
    J’ai commencé à lire votre blog récemment, « à la faveur » de la Covid. Vos derniers posts m’attristent, ils augurent de la nouvelle perte d’un allier de poids face aux événements qui vont continuer à secouer le monde, sans doute de plus en plus fort.
    Je vous souhaite courage et vaillance pour les jours à venir, même si je sais que vous n’en manquez pas, et surtout je vous dit un grand MERCI pour tout ce que vous avez accompli pour les autres, c’est à dire aussi un peu pour moi.

  15. Merci pour vos propos lumineux ! Merci pour votre engagement, pour votre éthique à contre courant. Je suis en train de lire “Et le bien dans tout ça” qui est bienfaisant. Je savais que j’aimerais cet ouvrage : j’ai lu “Copies conformes”, vos deux voyages à travers la France, le livre d’échanges avec votre frère JFK. J’aime que vous ne soyez pas idéologique mais humain, que vous considériez que l’homme (au sens de l’humanité) a une dignité qui lui est intrinsèque pour le seul fait d’être un homme. Vous rejoignez en cela l’éthique chrétienne et donc biblique malgré le fait que la foi vous ait quitté. Un grand merci, et puissent vos traitements être efficace. Nous avons tant besoin de personnes comme vous.

  16. Vous symbolisez la vie pleine de contradictions. On aspire à vivre (pour faire quoi?) et dans le même temps on sait qu’on va mourir (ce qui nous effraie parce qu’inéluctable).

  17. Je lis et relis vos textes. Mon cœur se serre , les larmes pointent. Je donnerai beaucoup pour sortir de ce mauvais rêve. Mais je connais à la fois la frontière avec la mort ( deux fois ) et les médecins m ont sauvée et voudrais tant qu il en soit ainsi pour vous pour quelques années. C est certainement très égoïste de vouloir vous garder avec encore .
    J aurai tant aimé vous parler.
    Belles promenades où la méditation doit vous apporter une grande paix intérieure vous qui avez tant de richesses.
    Une inconditionnelle d Axel Kahn.

  18. Cher monsieur,
    À l’aube de votre mort vous nous donnez la plus belle leçon de vie qu’un homme puisse entendre. Vivre debout jusqu’à la mort…Merci…
    William

  19. Mon petit fils étudie Camus en scde, nous avons eu une discussion sur l’absurde, et sur la mort. Je lui ai dit,T… , si nous étions tous immortels, croies-tu que la vie serait possible sur terre? Non bien sûr, ce n’est pas la mort qui est absurde – lorsqu’elle vient sans se presser – c’est la souffrance infligée à des êtres qui n’ont pu s’accomplir. Vous, Axel, vous avez apporté, je crois, votre part d’humanité dans ce monde inquiétant.

  20. Admiration d’une femme qui a presque votre âge, a lu avec gourmandise vos livres de “marcheur”, a randonné dans les Pyrénées, les Alpes briançonnaises et le long du chemin de St Jacques…Rien. Il n’y a rien après, que les cailloux blancs semés ici et là, les souvenirs d’actions associatives menées avec enthousiasme et ténacité… Il y a tant à faire à côté de chez soi! Respect et admiration!

  21. Je viens de vous écouter sur France Inter
    J ai eu moi même un cancer en 2012 contre lequel je me suis battue avec l aide de mon cancérologue et de la Ligue contre le cancer
    Je suis avec vous par la pensée sur ce dernier chemin,merci de nous montrer la route

  22. Vous ne me connaissez pas Monsieur Kahn, je vous lis depuis des années et vous suis reconnaissante d’avoir guidé mes réflexions et aidée lorsque je doutais. Je ne vous oublierai pas et chaque orchis, chaque chemin, chaque soleil après la pluie sur la barrière des Pyrénées, ce sera un peu de vous et de votre présence toujours bien vivante, là, tout près. Merci, pour le passé, le présent, le futur.

  23. Merci Professeur de ces mots d’espérance, qui touchent tous ceux qui souffrent et que vous avez tant réconfortés. Merci de votre humanité en toutes circonstances. Courage, tenez bon, le pire n’est jamais sûr. Mes respects.

  24. Emotion de vous écouter ce lundi chez Léa Salamé. Quelle leçon de vie, je savais que vous étiez un homme lumineux. J’en avais eu confirmation lors de votre passage à Nantes en janvier 2020. Ma compagne et moi, nous étions venus à la rencontre proposée par la Ligue,. Votre intervention nous avait marqués, et plus encore ce “JE NE SAIS QUOI” dont parlait Vladimir Jankélévitch. Ce quelque chose qui émane de vous, bonté, fermeté. Vous êtes et resterez un HOMME LUMINEUX. MERCI.
    Nous vous recroiserons , et cette idée nous va bien

  25. Très émue par votre intervention hier sur France inter et les messages que vous publiez. Vous incarnez l’idéal du médecin : un scientifique profondément
    D’Oscar Wilde à Colette, vous avez l’élégance proustienne de Swann, qui explique à la Duchesse de Guermantes pourquoi il n’ira pas avec elle à Venise.

    Prenez soin de vous et de ceux que vous aimez.

  26. Cher Mr Kahn
    Merci pour cette belle leçon de vie stoïcienne qui doit faire écho à votre père philosophe ” soyons raisonnables et humains ” je pense que vous lui avez rendu un bel hommage, par votre exemplarité d’être humain
    Bon courage

  27. Bonjour Axel Kahn,
    Je souhaite par ces quelques mots vous retransmettre un peu de ce que vous m’avez transmis. Car c’est vous, entre autres, qui m’avez donné goût pour la science, l’éthique, la philosophie. J’avais 10 ans, et quand je vous entendais parler à chaque téléthon, je me disais que je voudrais devenir… un peu comme vous. Je ne prétends nullement à la même carrière, mais vous ouvriez des chemins qu’on avait envie de suivre. Même si je n’ai pas choisir la biologie ni la médecine (mais la physique et les sciences de la Terre), je me suis retrouvée sur les bancs de l’ENS Lyon et vous étiez venu, en 2003 ou 2004, faire une conférence sur la science et l’éthique. J’avais 20 ans, et l’un des héros de mon enfance parlait avec passion mais avec raison du bien, et de l’humain, dans tout ça…
    Vous me manquerez, mais je crois que la transmission est belle quand elle se fait à de parfaits inconnus, et qu’elle perdure bien au-delà du vivant. Merci pour ce cadeau.
    Je vous dis au revoir,
    Céline.

  28. Très cher Axel
    Nos parcours se sont croisés à l’Avant Seine Café de la rue Dupuytren !
    Je concoctais les plats du jour, Denise s’activait pour qu’ils puissent être dégustés dans les meilleures conditions !
    Le cancer s’est invité dans mon parcours, la ligue me soutient et éclaire cette route compliquée du traitement (merci à tous les chercheurs, personnels hospitaliers et tous les français pour la solidarité du système de santé).
    Je prépare les doubles de clés pour les enfants et j’ai souris lorsque vous en avez parlé aussi.
    Je ris, je vis pleinement et je combats ce cancer, j’aime les autres, peu importe l’épaisseur du temps restant, l’important c’est de vivre.
    C’est absolument extraordinaire d’être un maillon dans la grande aventure de la vie et d’y apporter sa contribution, cela dure un temps qui nous emmène vers une fin définitive (à chacun sa croyance) et pourtant je ne ressens sincèrement aucune peur.
    Vous lire, vous écoutez est toujours un bonheur et tout devient clair et évident.
    Nous vous embrassons
    Benoit

  29. Merci de Liège(Belgique)où j’ai eu l’immense joie de vous rencontrer plusieurs fois.Vous avez alimenté et illumin notre connaissance de l’humain et vos traces sont dans nos vies pour toujours.

  30. Le chemin de chacun est singulier.
    Sa marche est singulière.
    Les encouragements au courage pour surmonter les obstacles, sont certes précieux, mais, hélas ! nul ne peut se substituer au marcheur.
    Puisez, comme vous l’avez toujours fait, dans vos propres forces, que vous n’avez cessé de forger et qui sont vives.
    Défiez ! narguez ! avec toute votre lucidité, votre réalisme sans illusion, votre combativité.

    La mort n’est pas un adversaire à tutoyer. Ce n’est que la fin du processus vital.
    Où est sa victoire ?
    Dans son éternité, pur néant…

    Opposez-lui, tant que vous le pouvez, vos images, vos pensées, vos mots ! Volez-lui des minutes et des jours !
    Là est la grandeur de l’homme, la vôtre, Axel.

    Affectueusement,
    Iroise

  31. Qu’ajouter à tous ces témoignages si lumineux, si pleins d’espérance et le coeur au bord des lèvres ?
    Que ce soit dans vos écrits, vos interventions à la télé ou à la radio, vous nous avez rendus heureux. Pour une heure, un jour et pourquoi pas pour toute la vie (un peu, beaucoup) qui nous reste.
    Combien sont-ils comme vous ? Saurons nous les reconnaître ?
    Oui, car vous nous avez donné l’essentiel : les clés pour nous aimer les uns les autres.
    Pour ce cadeau nous ne vous dirons jamais assez “MERCI”

  32. Je suis une anonyme comme tant d’autres, qui vous a suivi et admiré de loin. Mon cœur s’est brisé à vous entendre sur France Inter. Mes gestes sont restés suspendus à vos paroles qui me bouleversaient. Ce jour-là, le sens de l’existence m’est apparu comme une évidence à travers vos paroles.
    Merci.
    Je ne vous oublierai pas.

  33. Mr Kahn j ai un cancer de forme grave….maisje ne veux pas qu ‘on me trouve la peau par des stomies. Je veux finir entier…mes droits et mes demandes seront elles respectées ? Les médecins sont réfugiés derrière leurs technologies et nous découpent en petits morceaux spécialisés. A la fin comme Pilate ils se lavent les mains. Vivement une autre médecine covid des mois pour un traitement cancer des années sans avancées majeures ! Où est l erreur cher Monsieur Axel Kahn continuez votre belle route Jessy au bout ! JF Drain

  34. Axel kahn, Axel le Loup,
    J’ai redécouvert à travers vos écrits, vos sourires, le sens des valeurs, des priorités, du bonheur, de vivre intensément le moment présent, et d’aimer la vie intensément, d’apporter aux autres des étincelles de bonheur. Moi la sauvage solitaire, vous m’avez réveillée. Positive je suis, toujours, mais je suis loin d’avoir votre sagesse, philosophie, bienveillance. Ceux qui ont le bonheur de vous connaitre, doivent comprendre ce que je veux dire. Que j’aime à vous lire, pas parce que vous êtes un grand monsieur dans le monde médical, mais pour l’être profondément touchant, humain, vibrant, que vous êtes. Vous avez une pureté presque d’adolescence en vous, qui est magique et vous donne cette éternelle fraicheur qui vous pousse en avant. Nous sommes tous dans le respect de votre vie et choix, d’être aujourd’hui et demain extrêmement positif, le loup c’est vous, et le combat je le redis sur cette page, c’est vous qui le gagnerez avec noblesse, au moment de votre choix. Moi qui ne regrette rien, car tout expérience même négative de ma vie est un apprentissage, une leçon positive, oui, j’ai le regret de ne pas vous avoir découvert avant. Alors la nuit, je vous lis et relis, j’écoute vos interviews, pour rattraper un peu le temps perdu. On vous aime sincèrement, il y a tellement de magnifiques témoignages, que mes mots à côtés sont ceux d’une enfant, mais il viennent avec tout mon coeur. Citation : André Maurois : “la sérénité est une conquête”. Vous avez réussi à être dans une totale sérénité, ayant accompli la transmission de votre cause à de très belles personnes, tant sur Nice qu’ ailleurs sur lesquels (les) vous avez déposé avec discernement votre estime, amitié, confiance. Avec vous et votre entourage, j’ai trouvé comme une petite famille adoptive qui aime à aider les autres. Si un jour ont besoin de moi, je saurai être là, au niveaux de mes compétences. J’aime les enfants et je connais L’hôpital Lenval de Nice où j’allais souvent voir des patientes qui venaient d’accoucher. Si un jour je peux apporter des miettes de réconfort, un peu d’aide administrativement, le moment venu, cela sera un honneur. Je vous souhaite du fond de mon coeur, de jolies moments de joie au sein de votre famille et auprès de votre jument qui attend la caresse de son ami maitre. “L’ami véritable donne son cœur sans réserve, sans condition, et uniquement parce qu’il aime. Il a la sincérité, la délicatesse, les transports, et la fidélité du sentiment.”
    Citation de Jean-Jacques Rousseau Douce nuit Axel le loup à demain de vous lire.

  35. Quelles leçons de courage, de beauté. , d’abnégation.
    Merci à vous Monsieur, et quel Grand Monsieur. Je vous souhaite de partir dans l apaisement le plus complet.

  36. Axel Khan nous a montré encore une fois dans l’émission sur la 5 la Grande Librairie du 23 juin, que la vie était encore là ! Cher Axel vous avez été souriant comme à votre habitude et aussi un peu d’humour .Cette dernière apparition à la télé m’a été bouleversante , d’une grande émotion , En ces moments de douleurs seul la présence et l’entourage de vos proches est d’une grande joie , vous êtes aimés parce que comme vous le dites vous êtes un “Homme bien” Je ne pourrais pas vous oublier vous êtes dans ma vie ! voici un poème pour vous Axel L’Arbre et la graine Quelqu’un meurt et c’est comme des pas qui s’arrêtent…..Mais si .c’était un départ pour un nouveau voyage?Quelqu’un meurt et c’est comme une porte qui claque….Mais si c’était un passage s’ouvrant sur d’autres paysages ? Quelqu’un meurt et c’est comme un arbre qui tombe….Mais si c’était une graine germant dans une terre nouvelle? Quelqu’un meurt et c’est comme un silence qui hurle….Mais s’il nous aidait à entendre la fragile musique de la vie ? Benoît Marchon

  37. J’ai regardé hier la grande librairie et l’interview avec François Busnel. Même si je trouve que les propos d’Axel Kahn sont plus qu’intéressants il y a cependant quelque chose qui me gène dans cette médiatisation de sa mort . ” Cette mise en scène” si j’ose m’exprimer ainsi pose question. Pourquoi dire je pense avoir été un type bien alors qu’il l’est? Pourquoi dire je suis agnostique et ensuite je ne crois pas qu’il existe quelque chose après la mort ? L’agnostique est plutôt sur cette position peut-être que oui peut-être que non Il n’y a pas d’affirmation me semble t-il? Axel Kahn a certainement ce privilège du fait d’être connu , reconnu, apprécié , généreux, intelligent etc de pouvoir dire à tous comment il vit ses derniers instants sur cette terre. Mais cette possibilité n’est-elle pas une façon d’exorciser sa propre mort ? Se montrer en exemple pour aider peut-être d’autres à vivre sereinement sa fin? Mais là encore tout le monde n’a pas cette chance d’être entouré comme il l’est. Personnellement “se mettre en scène” se donner en exemple pour aider d’autres face à la mort même si l’intention est généreuse je pense que chacun vit sa mort de façon unique et en a une approche singulière . Si nous vivons après notre mort à travers la vie des autres qu’en est-il de ceux et celles qui n’ont personne qui puisse se les rappeler? Venons- nous du néant pour retourner au néant comme le disait le psychanalyse dans l’émission ? Mais qu’est ce que le néant? Aucune preuve scientifique le prouve, aucune preuve scientifique aussi prouve qu’il n’y a rien après ma la mort ? En fait la mort pose beaucoup de questions mais n’a pas de réponse véritable. Chacun pense ce qu’il veut mais personne ne peut imposer à l’autre sa vision de la vie et de la mort . Malgré cela j’espère qu’Axel KAKN passera la porte de la vie vers ???????

  38. Plume intemporelle
    ———-

    Un vieux scribe s’est endormi,
    Quelques lecteurs errent parmi
    Ses pages qui vivent toujours,
    Je vois qu’ils en sont affermis.

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