LA PILULE DE L’IMMORTALITÉ


Et si on avait découvert la recette de l’immortalité ?

La question a été traitée le samedi 27 juin à 20 h sur France-inter, j’ai commenté cette information pour le cas où elle viendrait à être diffusée, ce qui, autant décevoir tout de suite les amateurs, n’est vraiment pas à l’ordre du jour. Le podcast de cette émission est, comme tous les autres, dans la rubrique “Revue de presse” de ce site mais la question appelant un intérêt large, j’ai souhaité lui assurer une meilleure lisibilité en le reproduisant aussi sur le blog. Je suis ouvert à vous apporter les compléments d’information que vous désireriez avoir. Pour écouter, cliquez ici sur le titre LA PILULE DE L’IMMORTALITÉ

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8 thoughts on “LA PILULE DE L’IMMORTALITÉ

  1. Je me demande quelle est la définition scientifique de ce qu’on appelle le vieillissement de la cellule ou d’un organisme. Car ,à partir du moment où la cellule fonctionne et où un organisme est considéré comme vivant, n’ y-a-t-il pas “vieillissement” et croissance de cet organisme ? Je veux dire qu’il ne peut y avoir croissance s’il n’y a pas “vieillissement”.
    Posséder, soi-disant, l’éternité est-ce choisir l’âge à partir duquel on va stopper toute croissance de cet organisme, un âge qu’on considérera alors comme idéal, 20 ou 30 ou 40 ans? Ou pourquoi pas même avant?
    Etre enfant éternellement? Etrange rêve.

  2. Le vieillissement, Chère Michèle, est un phénomène continu qui débute en effet à la naissance. La senescence est l’ensemble des modifications cellulaires et des organismes associées à un stade tardif du vieillissement, lorsque les divisions cellulaires ralentissent et cessent et que s’accumulent des modifications annonciatrices de la mort.

  3. Le vieillissement est donc un phénomène tout à fait normal pour un organisme vivant. Il serait alors ridicule de ne pas l’accepter comme tel et de pleurer sur une jeunesse éphémère. Cependant il est tout à fait naturel que l’on cherche à pallier les symptômes et les manifestations désagréables et surtout handicapantes.
    Mais doit-on chercher à obtenir la non-mort de la cellule? Son bon fonctionnement oui.
    Y-a-t-il des savants-chercheurs pour qui c’est l’objectif primordial? Placer la cellule dans un milieu tel qu’elle fonctionne indéfiniment sans aléas, sans erreurs, sans s’arrêter. Dans un laboratoire c’est peut-être possible, mais dans un environnement changeant, fluctuant, peut-on l’envisager? N’est-ce pas une chimère?
    Je voudrais vieillir en sagesse, et, être apte à jouir de toutes les beautés qu’offre la vie, parce que l’expérience des années passées m’auront appris à le faire.
    Et puis disparaître parce que d’autres que moi doivent pouvoir venir vivre sur la Terre. Je ne rêve pas d’immortalité.

  4. Seuls les existentialistes sont parvenus au plus près d’une compréhension fondamentale de la mort et de sa signification. Ceux qui s’expriment en tant qu’athées et sont habituellement et à juste titre considérés comme les plus purs représentants de l’école reconnaissent le paradoxe central : que la nécessaire liberté impliquée par l’absence de dieu est niée par la dissolution de la vie dans le néant

    • Merci de ce commentaire, François. Je n’en partage pourtant pas les conclusions.

    • Ce que vous écrivez me pose des questions auxquelles je n’ai pas de réponses. Ne pourrait-on dire plutôt que les existentialistes ont approché une “compréhension fondamentale de la vie et de sa signification”, la mort n’étant qu’un des symptômes de la vie, une propriété du vivant?
      Ensuite vous posez le problème de la liberté de l’individu. Ne plus croire en dieu lui redonnant toute sa liberté d’être, c’est à dire d’individu, vivant et responsable. Mais qui serait une illusion de liberté puisqu’il n’y a plus de vie après la mort. Ne pas croire en un dieu c’est se confronter au néant. Où y-a-t-il liberté s’il n’y a plus d’action ni pensée possible?
      Les existentialistes pensent-ils enfin qu’il faut accepter la vie telle qu’elle se présente à nous avec la mort comme aboutissement final? Appréhender la liberté qui nous est possible non comme une liberté absolue? De toute façon cette liberté absolue n’est pas de notre domaine, on ne choisit pas de venir au monde.
      Peut-être faut-il apprendre à regarder les propriétés du vivant comme un biologiste avant toute spéculation sur le sens de la vie et de la mort.

      • Sans doute, Michèle, il n’existe pas de manière plus radicale d’abdiquer toute liberté que de mourir. La revendication à la liberté n’intéresse que les vivants, et est de vouée à rencontrer mille limites. Rien n’est plus complexe que le concept de liberté humaine, controverse philosophique par excellence depuis des millénaires. Pour autant, quelle que soit la réalité de la liberté, l’aspiration à en jouir et le sentiment qu’on peut y parvenir sont essentiels, ils fondent la responsabilité, l’une des caractéristiques déterminantes de l’humanité.

  5. Bonjour moi je suis bien d’accord pour la prendre cette pillule pour ne pas mourir si vous voulez m’en procurer une moi je la prend direct.merci de répondre au plus vite.

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