LE POINT SUR LE GLYPHOSATE


Dossier technique

Le pouvoir possiblement cancérigène du glyphosate (noté en 2015 potentiellement cancérigène pour les rongeurs par le CIRC) pousse à son retrait des substances phytosanitaires autorisées en Europe. De fait, le renversement de la charge de la preuve si contestable en d’autres domaines est légitime en matière de sécurité d’un médicament ou d’un produit répandu dans l’environnement. Il revient à leurs fabricants d’établir la preuve de leur innocuité. Si doute il y a, même léger, il doit entraîner le retrait du produit.

Pourtant, on le voit, la chose fait débat. Les agriculteurs conventionnels de la FNSEA, les pratiquants de l’agriculture de conservation des sols et d’autres s’y opposent, les autorités européennes hésitent. Au parlement européen favorable au retrait du produit, les propositions sont un renouvellement limité à trois, voire cinq ans, plutôt qu’une interdiction immédiate soutenue par seulement de rares députés. La décision de compromis d’une homologation du produit limitée à cinq ans a été adoptée par le conseil. La France a pour sa part décidé de se fixer l’objectif d’un retrait total dans trois ans. Pourquoi tant d’embarras ? La dénonciation selon laquelle la seule raison serait le lobbying du fabricant Monsanto, lobbying au demeurant peu contestable, est un peu courte.

Le glyphosate est un analogue d’un acide aminé, la glycine. Il se fixe au site actif d’une enzyme végétale majeure du chloroplaste, l’EPSP – synthase. Cette enzyme est une protéine abondante qui existe dans tous les organismes doués de photosynthèse. Le chloroplaste est, au niveau des feuilles, l’organite où s’opère la photosynthèse, la synthèse de substances par utilisation de l’énergie du soleil. L’EPSP synthase est indispensable pour la synthèse de protéines végétales à partir de glucides.

L’ubiquité de l’EPSP synthase fait du glyphosate un herbicide total, il détruit presque toutes les plantes. Il est de loin l’herbicide le plus utilisé dans le monde, surtout sous sa marque Round-up*. Utilisé depuis 1974, soit bientôt quarante-cinq ans, environ dix millions de tonnes en ont été pulvérisés dans le monde. Pourquoi, s’il s’avère nocif, l’interdire s’avère-t-il aussi compliqué ? Son faible coût est une raison, mais elle n’est plus celle qui domine. De même, l’existence dans le monde de pas loin de cent millions d’hectares plantés en variétés transgéniques résistantes au glyphosate n’est pas en cause en Europe où ces ces plantes ne sont quasiment pas utilisées. Alors ?

En fait, tout un écosystème agricole s’est développé depuis vingt ans fondé sur l’utilisation du glyphosate. Une des propriétés du produit actif est sa faible rémanence sous une forme active dans le sol. Il est en effet lessivé et inactivé – mais pas dégradé – assez rapidement. En revanche, des molécules issues du glyphosate sont persistantes, dans les sols, dans les bassins versants, dans les nappes phréatiques, sous forme de glyphosate lui-même et, surtout, de son produit de dégradation l’acide aminomethyl-phosphonique, ou AMPA, plus stable. Cependant, le glyphosate n’est pas la seule source d’AMPA qui peut provenir aussi de détergents industriels aux aminométhylène-phosphonates. Trois semaines après avoir éliminé les mauvaises herbes grâce à lui, les agriculteurs peuvent pourtant ressemer après un hersage superficiel et sans labour profond. Le labour a pour rôle principal l’élimination des plantes adventices, les mauvaises herbes. Réalisé avec les énormes et puissants engins modernes, on sait qu’il est très nocif pour la qualité des sols, leur organicité. D’où la tendance actuelle à préconiser les méthodes alternatives. La permaculture, une approche globalisante de l’agriculture biologique, réduit au minimum les interventions sur les sols et exclut bien sûr le labour. La firme Monsanto, longtemps après que son produit a été utilisé comme désherbant non sélectif classique, s’est engouffrée dans la brèche d’une remise en question de l’ancestrale pratique du labour en préconisant la séquence : récolte, épandage du lisier ou autres fertilisants, hersage, désherbage au Round-up*, semis.

Personne n’est irremplaçable, aucun produit ne l’est non plus. Cependant, il n’existe de fait à ce jour aucun produit raisonnablement inoffensif et possédant les propriétés du glyphosate. Pas de problème pour les agriculteurs biologiques qui ne l’utilisent pas. Pour les autres, ils doivent s’adapter. Que l’adaptation soit une conversion généralisée à l’agriculture biologique ou la découverte de méthodes alternatives, si possible non chimiques, ça peut prendre du temps. Quant au retour au labour profond généralisé, il n’est pas non plus vraiment désirable. Pour le maraichage et les petites surfaces, un retour aux méthodes manuelles et mécaniques légères est envisageable, au prix d’un accroissement de la main d’œuvre. Une stratégie de ce type peut aussi s’envisager pour la vigne, grande utilisatrice de glyphosate. En revanche, une telle approche ne peut suffire pour les grandes surfaces remembrées de culture de céréales, protéo-oléagineux, betteraves, chanvre, lin, etc. Doivent être évaluées les possibilités offertes par une amélioration des rotations, les co-cultures, l’utilisation d’un couvert végétal exploitable permanent.  Et bien entendu l’agriculture de précision pilotée par GPS et intelligence artificielle avec traitement individualisé des adventices nuisibles, chimique ou, mieux, mécanique*. C’est selon moi dans cette voie qu’il convient de s’engager pour ce qui concerne les grandes surfaces d’un seul tenant, de cent hectares et plus de céréales, par exemple.

Cependant, il faut le temps de mener ces recherches, il est impératif de les mener activement dès aujourd’hui. Les pays qui auront les premiers pris la décision de sortir de l’agriculture tout chimique, dans trois ou cinq ans, connaîtront peut-être des difficultés temporaires de compétitivité avec les nations plus négligentes. Cependant, n’en doutons pas, la pression citoyenne est appelée à devenir telle que le monde entier devra en venir là. À ce moment, ceux qui s’y seront préparés le mieux seront les gagnants. Préparons l’avenir.

Données et débats : médecine basée sur les preuves

C’est le concept fondamental de la pensée et de l’action médicales depuis vingt ans : tout énoncé, toute hypothèse, même les plus raisonnables, même fondés sur des arguments théoriques et expérimentaux les plus indiscutable, ne deviennent des faits admis qu’après démonstration de leur pertinence clinique. Le plus bel exemple de la puissance de cette démarche est celui du traitement hormonal de la ménopause. On sait que les œstrogènes protègent contre le développement de l’athérosclérose. Là réside une partie de la raison pour laquelle les femmes font moins d’accidents cardiaques et vasculaires cérébraux que les hommes, mais que la fréquence de ces accidents augmente après la ménopause. Les constantes biologiques associées à l’athérome chez l’homme se dégradent chez les rongeurs femelles castrés. Tout le monde était par conséquent persuadé que le traitement œstrogénique de la ménopause, outre ses effets bénéfiques sur les muqueuses génitales, la libido et l’os, serait également protecteur contre les le développement des maladies cardio-vasculaires. PATATRAQUE, c’est moins simple. Avec certaines hormones, c’est même juste l’inverse qu’ont suggéré les enquêtes de santé publique.

Agriculture et cancers

L’inquiétude est grande quant à la santé des agriculteurs utilisant larga manu des pesticides divers. Ils se protègent aujourd’hui mieux mais dans les années 60 et 70, on les voyait tête nue sur le siège de leur tracteur sans cabine rester des heures dans des nuages de pesticides. Les données sont par conséquent nombreuses. Trois grandes études existent, l’une américaine, la seconde européenne et la troisième, cohorte AGRICAN, française (INSERM)

Les résultats n’en diffèrent légèrement que sur certains points mineurs. Globalement les conclusions sont les suivantes :

1, la longévité moyenne des agriculteurs : à 35 ans, les agriculteurs peuvent espérer vivre (médiane) jusqu’à 81 ans, les agricultrices jusqu’à 86 ans. C’est mieux que les travailleurs de l’industrie, un peu moins bien que les diplômés du supérieur.  Cette espérance de vie s’améliore.

2, la fréquence globale des cancers est légèrement inférieure chez les agriculteurs que dans la population générale. L’une des causes très probable en est qu’ils fument un peu moins.

3, cependant, certains cancers sont un peu plus fréquents dans le monde agricole qu’ailleurs : prostate et cancers du sang, surtout. Pour une fréquence 1 dans la population générale, elle atteint pour ces cancers 1,1 – et même 1,2 dans certaines études pour le cancer de la prostate – chez les agriculteurs.

4, la mortalité globale par cancer est légèrement inférieure chez les agriculteurs que chez les citadins, même pour les formes qui apparaissent chez eux un peu plus fréquentes.

5, en revanche, les spermogrammes des agriculteurs montre que leur sperme est en moyennes plus pauvres que dans la population générale. Ici, la nocivité des propriétés perturbatrices endocriniennes des pesticides et autres intrants agricoles est probable.

Voilà les données. Les débats et les opinions sont libres, pas les données.

Mon opinion

Les données robustes étant rappelées, il me revient maintenant d’exprimer mon opinion. Autant cette dernière doit s’appuyer sur les données sans s’y limiter, autant ces données ne doivent en rien être influencées par mon opinion. Certains produits de dégradation du glyphosate, dénués d’action herbicide, sont persistants. Ils s’accumulent dans les nappes phréatiques, on en trouve des traces dans l’eau et des produits de consommation. Certes, l’AMPA, le plus important d’entre eux, peut avoir d’autres sources que le glyphosate, seule la détection conjointe des deux molécules étant significative. Pourtant, continuer ainsi m’apparait peu raisonnable, il faut sortir du glyphosate sans entrer pour autant dans l’utilisation d’autres herbicides. Le mieux serait de changer en profondeur un système agricole qui a conduit à l’utilisation massive d’un produit tel que le glyphosate. Même si tous les pays du monde en convenaient, cela ne pourrait se faire d’un coup de baguette magique. Il persistera sans doute hélas longtemps, en particulier dans notre pays, des surfaces cultivées de très grandes surfaces d’un seul tenant sur lesquelles ne travaillent qu’un seul agriculteur, celles pour lesquelles les solutions traditionnelles sont soit inadaptées, soit critiquables (labours profonds). L’objectif de persévérer dans la logique d’une agriculture de conservation des sols est essentiel. Il convient par conséquent de mener activement et rapidement les recherches nécessaires, en particulier sur l’optimisation et la crédibilisation économique du désherbage mécanique automatisé guidé par IA et GPS*. Et aussi, puisque notre pays a pris la décision, que j’approuve, de sortir du glyphosate avant les autres nations européennes, trouver le moyen de compenser temporairement la probable distorsion de compétitivité subie par les producteurs français, par des prix garantis plus que par seulement des aides directes. Complexe mais pas impossible.

*Glyphosate, désherbage et intelligence artificielle

J’ai déjà longuement présenté la problématique du glyphosate dont il serait bon de se passer, dont il faudra se passer mais dont il est difficile de se passer. Impossible du jour au lendemain, je ne reviens pas sur la question. La seule alternative si on ne veut pas renouer avec le labour profond destructeur des sols est le désherbage mécanique, manuel ou automatique. Sans problème pour un hectare de maraichage biologique, pour des surfaces relativement petites, par exemple de vignes, pour une agriculture de main d’œuvre importante dans les pays du sud, il n’est pas réalisable pour des surfaces de plusieurs centaines d’hectares à très faible main d’œuvre, le cas des grandes cultures céréalières et oléoprotéagineuses, pour la betterave à sucre en Picardie.

La seule solution, à y réfléchir, est l’utilisation de l’intelligence artificielle, du guidage GPS et de la robotique. J’imagine de petits robots autonomes, types véhicule martien en un peu plus gros, se déplaçant grâce à un guidage GPS sur une vaste parcelle dont les coordonnées sont préalablement entrées dans un système de contrôle. L’appareil est muni d’un système de caméra couplée à un logiciel intelligent de reconnaissance d’images éduqué préalablement pour lui apprendre à identifier les adventices (mauvaises herbes) à éliminer. Ce programme est bien entendu modulable : des repousses de colza sont des adventices indésirables dans une plantation de céréales, pas de colza ! L’élimination se fait au mieux par procédé mécanique, éventuellement par application très locale d’un herbicide total, voire par la chaleur. Des engins de ce type existent déjà mais il importe que ces  machines soient relativement peu couteuses, que peut-être des aides soient alors accordées pour s’en équiper. L’intelligence artificielle, bras armé d’une agroécologie ? GPS et guidage numérique sont déjà utilisés comme équipement de tracteurs. Il faut sans doute passer à une autre dimension.

Axel Kahn, le trente-et-un août 2018

27 thoughts on “LE POINT SUR LE GLYPHOSATE

  1. Vous dites “Les produits de dégradation du glyphosate, dénués d’action herbicide, sont persistants. Ils s’accumulent dans les nappes phréatiques, on en trouve des traces dans l’eau et des produits de consommation. Continuer ainsi est déraisonnable,..” Mais y a -t-il des études qui démontrent la toxicité de ces produits de dégradation (et qui justifieraient votre conclusion)?

  2. 2 remarques/questions sur votre article :
    – vous parlez de l’action du glyphosate sur la santé des agriculteurs : quid de ses conséquences sur la biodiversité ?
    – les chiffres que vous présentez sur la santé des agriculteurs (ou du moins la façon dont vous les présentez) semblent minimiser la nocivité du glyphosate du fait d’une non surmortalité exceptionnelle par rapport au reste de la population. Mais a-t-on fait un comparatif avec une population qui n’est exposée en aucune façon aux pesticides ? En effet, nous sommes aussi, en tant que consommateurs d’aliments, victimes des pesticides. Le différentiel n’est donc pas forcément énorme avec les utilisateurs. Dit autrement, nous serions tous surmalades… d’où le problème

    • Votre commentaire n’est pas pertinent compte tenu de la différence considérable d’exposition entre un agriculteur qui ingère par voie respiratoire et orale directement le produit et un citadin lambda qui n’est soumis qu’à des résidus présents dans l’alimentation de tous les jours (que les agriculteurs consomment également)

  3. Les études de cohorte prospectives montrent une sur-incidence de certains cancers chez les agriculteurs. C’est un fait. En revanche quand on distingue dans la cohorte les agriculteurs utilisateurs de pesticides de ceux qui ne le sont pas, on s’aperçoit qu’il n’y a pas toujours de différence. On est très loin de pouvoir établir des facteurs de risques à l’usage d’un pesticide en particulier. → http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2597
    Dans le cas du glyphosate l’étude AHS a pu classer la cohorte de 55 000 agriculteurs en 4 sous groupes selon leur exposition au glyphosate, et ne trouve aucune augmentation significative d’incidence pour les 20 formes de cancer les plus courantes. Il semble très probable que les hausses d’incidences de certaines formes de cancers chez les agriculteurs (très modeste au passage) ne soient pas reliées à l’usage du glyphosate.
    De même vous justifiez votre position en invoquant des symptômes endocriniens chez les agriculteurs. Mais là encore qu’est-ce qui permet de les relier à l’usage du glyphosate ? Il semble que là aussi les agences d’évaluation du risque sanitaire n’ont pas identifiées de risque particulier.
    Je suis d’accord avec vous qu’il serait préférable de se passer de produits de traitement en agriculture, et que l’on ne peut pas identifier tous les risques possibles, ce qui est d’ailleurs vrai pour tout les produits y compris ceux d’origine naturelle.
    La démarche rationnelle devrait nous amener à évaluer les usages, et non les produits selon une forme de balance bénéfices/risques qui intègre les différents aspects tels que le risque sanitaire, l’impact sur l’environnement, l’économie….
    Ce n’est pas du tout ce qui est fait dans le cas du glyphosate que l’on cherche surtout à faire bannir pour des motifs idéologiques tel que l’affaiblissement de son géniteur honni des écologiste, et surtout pour son association avec les PGM.
    Quand l’idéologie prend le pas sur la science, il ne faut pas s’attendre à une démarche rationnelle, et la défendre se transforme en exercice d’équilibriste.

  4. Merci pour cet article.
    Ce serait bien utile d’avoir les références-clef et sources pour votre synthèse des conclusions que vous rapportez en terme de cancers versus glyphosate.

  5. Merci de nous faire partager les fruits de votre intelligence et de votre culture. Dommage que vous n’ayez pas été aux affaires de la gauche !

  6. Cher Monsieur,
    Le classement “cancérogène probable par le CIRC ne prend pas en compte l’exposition à l’herbicide.
    Vous n’ignorez pas qu’une vaste étude américaine (Agricultural Health Study) publiée récemment portant sur une cohorte de 54000 agriculteurs pendant 20 ans a montré qu’il n’y a pas de lien entre glyphosate et cancer.
    C’est l’avis de toutes les agences sanitaires française (ANSES), européennes (EFSA, ECHA) et internationales y compris L’OMS, maison-mère du CIRC.
    Pourquoi n’en parlez-vous pas ?
    Le glyphosate est classé “cancérogène probable” comme la viande rouge qui, elle, est consommée.
    Demandez-vous son interdiction ?
    Quant aux solutions alternatives au glyphosate que vous proposez c’est surtout un retour au travail mécanique consommateur de carburant et émetteur de CO2
    Dernier point : vous évoquez des traces de glyphosate ou des produits de dégradation (AMPA ?) dans l’eau.
    Oui mais en dessous du seuil de dangerosité!
    Respectueuses salutations

    • J’ai été étonné de ce commentaire puisque j’ai moi-même rappelé ces données de santé publique.

  7. Bonjour,

    Tout l’édifice intellectuel est fondé sur la phrase initiale :

    « Le pouvoir possiblement cancérigène du glyphosate (noté en 2015 potentiellement cancérigène pour les rongeurs par le CIRC) pousse à son retrait des substances phytosanitaires autorisées en Europe. »

    On peut en discuter… nous sommes exposés à bien des substances cancérogènes avérées – et pas simplement « probables » comme le glyphosate selon le CIRC – sans que cela nous pose un souci ou soulève des états d’âme. L’alcool, le tabac, la pilule contraceptive, les cabines de bronzage, la poussière de bois, la charcuterie sont tous cancérogènes avérés (ou certains).

    Le CIRC précise normalement qu’il évalue un danger et qu’il appartient ensuite à d’autres autorités d’évaluer les risques (dont un des facteurs est l’exposition) et de prendre, le cas échéant, des mesures (de suppression du danger, de réduction des risques…). La raison en est maintenant évidente : toute la procédure du CIRC a eu pour but de torpiller la réhomologation du glyphosate qui était en cours dans plusieurs parties du monde. Voir notamment (avec les liens idoines) :

    …://seppi.over-blog.com/2018/06/les-scientifiques-nord-americains-et-les-responsables-du-circ-ont-ils-conspire-pour-cacher-des-resultats-sur-l-absence-de-risques-po

    Que l’agitation activiste dans les (certains) médias ait été à sens unique, anti-Monsanto et anti-EFSA en France, avec des arguments très majoritairement fallacieux, ne change rien au constat, accablant.

    Le dossier du glyphosate a été examiné après la décision du CIRC par diverses instances internationales et nationales. Son classement a été contesté – et en quelque sorte invalidé – par

    – des organismes internationaux :OMS (la « maison mère » du CIRC !) et la FAO dans le cadre de la JMPR ; EFSA et EChA en Europe, avec le concours d’experts nationaux des États membres (l’EFSA ayant en outre été chargée d’évaluer spécifiquement le classement du CIRC ; l’EChA a examiné comme le CIRC les dangers, à distinguer des risques)

    – des organismes nationaux d’évaluation et de réglementation : Allemagne, Australie, Brésil, Canada, République de Corée, États-Unis d’Amérique ; France (ANSES), Japon, Nouvelle-Zélande, Suisse (y compris dans ce cas, le Conseil Fédéral (gouvernement)).

    • Merci pour ce commentaire. Je connais les données puisque je les ai moi-même évoquées. Comme chacun sait, la démocratie est le pire des systèmes à l’exclusion de tous les autres. C’est pourquoi, je ne saurais trop conseiller aux acteurs de se préparer à utiliser moins, puis quasi plus de ce produit. Ils y seront sans doute tenus. La perspective d’une re-homologation du glyphosate en Europe dans deux ans, dans le contexte de procès médiatiques qui vont se multiplier, est des plus incertaine.

  8. Pensez-vous vraiment que IA, GPS et robotique permettront de détruire les mauvaises herbes vivaces comme chiendents, liserons, chardons, ronces, rumex, etc ?
    Pensez-vous vraiment qu’une application de 600 g de glyphosate à l’hectare pour détruire un couvert végétal avant un semis direct présente un risque sanitaire ou environnemental ?
    Pensez-vous vraiment que l’avis (très contesté) du CIRC pèse plus que ceux de toutes les autres agence sanitaires ?
    N’y a-t-il pas d’autres urgences sanitaires à traiter avant le glyphosate utilisé depuis plus de 40 ans sans provoquer de problèmes sanitaires ou environnementaux scientifiquement prouvés ?

  9. Cet article a au moins le mérite de susciter réflexion et commentaires. Pour les agronomes (dont je suis) le sujet est évidemment perturbant : il semble avéré (en l’état actuel des moyens d’investigation) que le glyphosate ne pose pas de problème particulier de santé publique et d’environnement, comme l’ont conclu toutes les agences sanitaires nationales et internationales (y compris, en fait, le CIRC si l’on tient compte de la spécificité de ses modalités d’évaluation). Et nous allons le remplacer par des techniques alternatives plus complexes, plus chères et plus aléatoires en termes de résultats (et sans doute dans certains cas d’impact environnemental). La question la plus passionnante est donc de comprendre comment un produit “classique” devient aux yeux de la société, et donc par ricochet aux yeux des pouvoirs publics, un “totem” à abattre.
    Je crains qu’en effet ce ne soit que la première marche d’une orientation d’arrêt de tout pesticide, certains clairement autorisés et utilisés ayant un profil plus inquiétant que celui du glyphosate. Et là encore, le principe de réalité est bien mis à mal :
    – Exemple 1 : la pétition en cours (“nous voulons des coquelicots”) visant à “l’interdiction totale et définitive des pesticides de synthèse”. Sans référence aux conséquences d’une telle interdiction en France, en termes micro ou macro économique, mais aussi de santé publique (lutter par exemple contre l’ambroisie). Et pourquoi “de synthèse”, comme si un pesticide naturel était nécessairement plus sain qu’un pesticide de synthèse, le contraire étant largement avéré (exemple du Cuivre par exemple).
    – Exemple 2 : Il suffit de généraliser l’agribio pour se passer des pesticides, alors que l’agribio utilise bel et bien des pesticides (homologués en bio), et pas dépourvus d’effets négatifs.

    Alors, au final, on ne peut pas contester la légitimité du politique à prendre des options qui lui semblent pertinentes (et allant dans le sens de l’opinion publique). Mais on peut s’insurger contre la tendance qui consiste à se cacher, pour légitimer ces décisions, derrière des arguments pseudo-scientifiques biaisés, partiels et qui relèvent de l’instrumentalisation malhonnête.
    Ceci dit, il y a un point de consensus : tout le monde, et les agriculteurs en premier, souhaitent réduire le recours aux “phytos” dont on sait bien qu’ils ne sont pas anodins. Mais entre considérer qu’il faut réduire en mobilisant tous les leviers pertinents, et supprimer brutalement, il y a un écart : si “les antibiotiques, “ce ,n’est pas automatique”, on ne les interdit pas pour autant ….

    • Nous ne sommes pas très loin l’un de l’autre. Seulement, comme je sais que le glyphosate ne sera pas re-homologué en Europe, j’explique ce qui est acquis et ne l’est pas et ébauche les solutions. Chacun le prend comme il veut…

      • Là où nous divergeons (si nous sommes d’accord sur la probable relative inocuïté du glyphosate) c’est que je pense encore possible que les données scientifiques éclairent raisonnablement la décision publique. Et que donc il n’y a pas de fatalité (qui triomphe dès lors qu’on croit en elle, disait S de Beauvoir) que des décisions absurdes soient prises, en contradiction avec ces mêmes données. Et en cinq ans (le Glyphosate ayant été renouvelé pour 5 ans par l’UE), la versatilité politique peut reserver des surprises …

  10. M. Kahn,
    Cet article devrait plutôt s’intituler « Le point sur les arguments pour l’interdiction du glyphosate », tant ses omissions sont nombreuses et orientées. En particulier, vous ne mentionnez nulle part que TOUTES les interrogations scientifiques que vous mentionnez ont été examinées par les agences sanitaires compétentes (ANSES, ECHA et EFSA pour la France et l’UE), et que toutes ont conclu en faveur du prolongement de l’autorisation d’usage du glyphosate. Votre avis les contredit donc implicitement. C’est bien sûr votre droit, mais un expert responsable de votre niveau ne peut en rester là : il vous appartient alors d’expliquer en quoi les agences se trompent, et de faire des propositions pour que l’application du principe de précaution ne conduise plus à de telles polémiques.
    Pour plus de précisions sur les omissions de votre avis, voir : http://www.forumphyto.fr/2018/09/15/le-point-daxel-kahn-sur-le-glyphosate-la-capitulation-de-la-science/
    Par ailleurs, venant d’une personne comme vous, qui a essayé en son temps de ramener le débat sur les OGM sur des bases objectives, contre la déformation militante des résultats scientifiques, il est très décevant de voir que vous renoncez à le faire pour les pesticides, pour lesquels le débat démocratique est tout aussi biaisé par les discours militants. Ne pensez-vous pas, en tant que Président du Comité d’Ethique de l’INRA, du CIRAD et de l’IFREMER, qu’informer objectivement les citoyens sur ces sujets complexes, et souvent déformés par la presse, fait partie des missions de ces instituts ?
    Philippe STOOP, membre correspondant de l’Académie d’Agriculture de France.

    • Cher Monsieur,
      Pour être franc, j’ai été stupéfait par votre commentaire. Peut-être est-il envoyé d’une autre planète ? Sur la planète terre, en France, les journaux dans leur immense majorité s’indignent de ce que le glyphosate n’ait pas été interdit sans tarder. Il est dénoncé comme un poison nuisible, un cancérigène avéré. Le parlement vient de repousser à deux voix près l’inscription dans la loi de son interdiction. L’Europe ne l’a re-homologué que pour cinq ans, la France s’est engagée à en sortir dans trois ans. Les procès à Monsanto vont se multiplier dans le monde, médiatisés, difficiles.
      Dans ce contexte, je dis :
      • Les résultats du CIRC sont obtenus sur les rongeurs, ils classent le produit comme « cancérigène possible »
      • Toutes les enquêtes de santé publique infirment heureusement cette inquiétude, le glyphosate n’est en rien un cancérigène avéré pour les humains
      • Par ailleurs, il est utilisé dans une stratégie de « conservation des sols » souhaitable qu’il ne faut pas inverser.
      • Sortir du glyphosate est difficile pour les grandes surfaces de culture à faible main d’œuvre.
      • Pourtant, l’environnement est bien public soumis au contrôle de la démocratie. Le système basé sur le glyphosate ne perdurera pas, en fait tous les gens conscients le savent.
      • Il convient de ce fait de mener des recherches sur les alternatives non chimiques respectueuses de sols.
      • Je donne quelques pistes non exhaustives.
      Je vous aurais imaginé incroyablement soulagé par ma mise au point. D’où mon ébahissement.

      • Cher M. Kahn,
        Merci pour votre réponse, qui, effectivement, me rassure beaucoup plus que votre texte initial. Je suis ravi de voir sous votre plume que « le glyphosate n’est en rien cancérigène avéré pour les humains », car je ne suis pas sûr que tous les lecteurs de votre point sur le glyphosate, dans sa formulation initiale du 31 août, l’aient compris aussi clairement. Je pense aussi que mon commentaire n’a pas été inutile, puisqu’il a contribué au processus d’amélioration continue de votre texte, qui ne cesse de se bonifier discrètement à mesure de l’arrivée de réactions de vos lecteurs (par exemple sur la position des défenseurs de l’agriculture de conservation, et sur la signification réelle de la décision de la commission européenne). Encore quelques aménagements de ce type, et nous serons parfaitement d’accord !
        Il reste juste un dernier point à éclaircir : puisque vous considérez que le glyphosate n’est pas cancérigène pour l’homme, et qu’il est utile pour certaines démarches agro-écologiques importantes, pourquoi considérez-vous qu’il faut l’interdire ? Par respect de la démocratie et de la « pression citoyenne » ? Beaux principes, mais croyez-vous vraiment que ladite pression citoyenne serait si forte, si tous les électeurs pensaient :
        – que le glyphosate n’est pas dangereux pour la santé des agriculteurs ni des consommateurs,
        – que, bien utilisé, il peut aider à préserver la biodiversité des sols,
        – et que son interdiction coûtera près d’un milliard d’euros par an aux agriculteurs français, et 500 millions à la SNCF ?
        Et, comme manifestement beaucoup d’électeurs sont persuadés que le glyphosate est dangereux pour ses utilisateurs et pour la biodiversité, ne pensez-vous qu’il serait du devoir des scientifiques de rappeler les données scientifiques sur le sujet, de façon peut-être plus assertive que vous ne le faites ?

        • Je suis un scientifique, je suis un expert, je ne suis pas un militant. Mon billet a eu à cœur de rappeler les faits, dans leur chronologie logique.
          – tout part de l’analyse du CIRC en 2015. Je la rappelle, en disant que les tests pratiqués sur les rongeurs suggèrent un effet possiblement cancérigène. Des tests internes à Monsanto vont d’ailleurs dans le même sens.
          -Cependant, les cohortes humaines larges ne retrouvent heureusement pas d’effet cancérigène sur les agriculteurs.
          -D’emblée j’explique le succès du glyphosate pour les grandes cultures : éviter le labour profond destructeur des sols. Je n’ai fait que donner ensuite le nom adopté pour cette stratégie, ACS. J’avais déjà évoqué le principe et le dessein.
          -Dix millions de tonnes de ce produit ont été utilisés dans ce bien commun par excellence qu’est l’environnement. Que les citoyens s’en soucient est légitime.
          -Pour ma part, convaincu que rien ne stoppera le mouvement conduisant à l’éradication du produit, j’envisage les solutions alternatives.
          -Si vous croyez responsable de militer pour une absence d’évolution du système, c’est votre droit. Je pense sincèrement que vous avez tort.

          • En fait, même sur la question des études sur rongeurs les conclusions du CIRC sont très discutables. Elles sont pour l’essentiel en contradiction avec les conclusions originales des études. D’ailleurs dans le brouillon de la monographie du glyphosate, on constate que ces conclusions ont été modifiées à la dernière minute, sans que le CIRC ne se soit expliqué sur le motif. Un jeune chercheur a mis en ligne une vidéo qui décortique toute la monographie, on voit qu’en fait le classement est très contestable. –> https://youtu.be/ylhajNytKH8

  11. les AMA qui ont été attribuées au glyphosate proviennent dans beaucoup de cas des lessives.Un ami m’en avait informé.on lui reprochait d’être à l’origine de résidus de glyphosate alors qu’il n’en avait pas utilisé.après enquéte il s’est avéré que les résidus provenaient de la dégradation de lessives Bios. les acharnés de la lutte contre le Roundup et Monsanto auront ils l’honnéteté de vouloir l’interdiction au même moment que le glyphosate de tout ce qui se transforme en ama ,n’est pas traité en stations d’épurations et se retrouve dans la Nature.Les phosphanate dont les bios allemands demandent l’autorisations seront ils aussi interdits. Avec toute ma grande considération .

  12. Bonjour Monsieur KHAN
    l’intégrisme dominant des informations délivrés a nos citoyens est de nature a rendre malade les agriculteurs.Voir sur la 2 Cash manipulation inversé les 97% d’analyses des aliments sains et moins de 3% provenant surtout des importations européennes contenant des résidus de pesticides au delà des seuils de sécurité
    par 97% contenaient des résidus de pesticides et moins de 3% serait conformes! La France pays des lumières de scientifiques éclairée tombe dans un scientisme inquiétant.Jeudi sur mon tracteur j’ai entendu l’émission de France inter “affaires sensibles une heure d’antenne toute à charge où nous faisons oublier tout les éléments positifs .rien n’est dit sur les recherches,les homologations de produits,les suivis .On fait oublier qu’il existe de vrais produits très cancérigénes pour l’Homme.les mêms demande la fin des produits de synthéses.les mêmes font croire que le Bio n’utilise aucun produit.Doit on ignorer que les produits dit naturel ne sont pas inoffensifs et mériteraient pour santé humaine même suivi que produits de synthèse? en matière d’éthique s’assure t on que toute la chaine de production nécessaire a des produits naturels ne passe pas par des plantes cultivées et traitées hors de France et d’Europe par des produits interdits et surtout dangereux par leurs utilisateurs ?
    Les agriculteurs concient de bien travailler et de faire des produits sains vivent très mal ces campagnes de manipulations de l’Opinion publiques.Ces attaques auront certainement des effets cancérigènes pour eux autrement plus dangereux que l’utilisation du glyphosate.
    Avec ma plus grande considération

  13. bonjour M. Kahn
    je pense que vous ne mesurez pas l’effet sur le commun de votre premier paragraphe où vous semblez vous joindre aux loups antiscience qui hurlent contre tout et n’importe quoi.
    cdlt

    • Je suis un homme logique, je commence par le début : l’analyse et le classement du CIRC a lancé l’affaire.
      Par ailleurs il serait inéxact d’affirmer que cette analyse est unique en son genre. En fait, Monsanto a en interne obtenu les mêmes résultats mais les a caché. C’est pourquoi cette firme a perdu la première manche de son procès aux USA, les enquêteurs ayant mis la main sur ces résultats dissimilés. Cependant, cette cancérigénicité faible pour les rongeurs de laboratoire ne s’est heureusement pas confirmée sur de larges cohortes humaines d’agriculteurs utilisateurs de glyphosate, comme je le rapporte. C’est que je suis un scientifique, un expert honnête et indépendant, pas un militant.

      • Je me permet d’indiquer qu’en tant que scientifique vous ne devriez pas fonder vos convictions sur les minutes d’un procès ou sur les manœuvres des ONG Militantes, pas plus qu’à une certaine presse qui partagent les mêmes engagements et qui les faits passer devant la déontologie de sa profession.
        En ce qui concerne les révélations de ce qui est maintenant convenu de nommer les “Monsanto papers” (une dénomination contenant un déshonneur par association), je pense que l’on a faire à un bel exemple de manipulation, et que l’histoire qui s’en dégage si on prend le temps de creuser est bien différente de la version biaisée relayée par le journal Le Monde, ou par les avocats des plaignants.
        Par exemple il est repproché à Monsanto d’avoir négligé les alertes du Pr Parry qui s’inquiétait des tumeurs au reins et au foie de souris lors d’un essai en Italie. Des extraits de la correspondance interne peut effectivement laisser cette impression. Je suppose que c’est de cela auquel vous faîtes référence. En tout cas c’est la version des avocats et de Stéphane Foucart.
        Mais quand on regarde le fil complet on voit que lors d’essais menés sur une nouvelle formulation en Italie, ils se sont rendu compte d’un nombre anormal de cancer chez la souris. Ils se sont inquiété, c’est normal, mais ils avaient déjà une forte confiance dans le glyphosate, ils ont donc fait analyser les coformulants avec ou sans glyphosate. Et de fait il n’y avait pas de différences, le problème venait donc des co-formulants (huile d’olive + DMSO ), ce dont le Pr Parry a convenu. En fin de compte il n’y a objectivement rien à repprocher à Monsanto dans cette histoire, qui tend plutôt en fait à conforter l’hypothèse de l’innocuité du glyphosate. Mais en sélectionnant soigneusement certains documents on arrive à donner une impression contraire à la réalité des faits. Pourtant dans les Monsanto Papers on trouve un message qui démonte complétement l’accusation, ce message est bien entendu occulté des révélations du Monde et des avocats. Voici son contenu :

        Dear all,
        We know the Italian studies (with MON35050) from Bolognesi and Peluso. The tests have been conducted with a glyphosate formulation containing a surfactant which is different from the one in “classic” Roundup i.e. alkylsulphate. In these studies there were indications of oxidative damage to liver and kidney DNA after the intraperitoneal injection of mice. We conducted studies in the US where mice were injected with the same formulation (with and without glyphosate) and could demonstrate that the observed effects were not due to glyphosate but to the surfactant in combination with a vehicle (DMSO/olive oil) that caused the precipitation of the surfactant onto the liver and kidney capsules. All these results have been openly discussed with prof.Parry, an authority in the field of mutagenicity in the UK and who fully agrees with us that this finding is an artefactual effect and in no way demonstrates the mutagenicity of glyphosate. We are now preparing a publication to address the issue and I will also explain this in my presentation on the toxicology of surfactants at the Techdays2001 in Brussels.
        Regards,
        Mark.

        Ce message est issu de ce document à la page 3 → https://www.baumhedlundlaw.com/pdf/monsanto-documents/Donna-Farmer-Mark-Martens-Work-with-Dr-James-Parry-Almost-Landed-Us-with-Parry-Calling-Glyphosate-Genotoxic.pdf

        Au final doit-on faire confiance aux fameuses révélations des “Monsanto papers” ?
        Et surtout quelles preuves avons-nous que le glyphosate puisse réellement être cancérigène ??

  14. Bonjour,

    Nous avons bien reçu votre mail. Ce message est un accusé-réception automatique.

    Notre service est ouvert du lundi au vendredi, de 9h à 18h. Nous répondrons à votre mail durant cette plage horaire.
    Nous vous invitons à consulter la page suivante qui répond aux questions les plus fréquentes et signale les actualités du site : https://www.mediapart.fr/contact

    Si des réponses à vos questions ne sont pas présentes dans le lien ci-dessus, nous reviendrons vers vous rapidement.

    Cordialement,

    Le Service abonnés
    Le 26 octobre 2018 12:55, Loy a écrit :

    (première victoire ce jour contre le metam-sodium!)
    Madame
    Monsieur
    suite à l’inquiétude des habitants de Sainte-Luce sur Loire par un problème de santé publique, le distributeur d’eau”la SAUR” qui alimente , les maraîchers, les Lucéennes et Lucéens, par de l’eau puisée dans la Loire et impropre à la consommation.
    J’ai demandé à Monsieur le Maire de Sainte-Luce sur Loire de suspendre la distribution, sauf pour les pompiers.
    Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de ma parfaite considération.

    Patrick Loy

    P.s. Je précise que les sous-sols des jardins familiaux retiennent encore de l’arsenic!
    l’arrosage est alimenté par l’eau des maraîchers(eau polluée et non potable)(inauguration faite le 22 Septembre 2018 par Monsieur Alix en connaissance de causes,attribution aux, familles choisies par Monsieur Le Maire ,le branchement au réseau d’eau potable aurait été préférable!)

    affaire suivie par Geneviève Foucher(DDC/DRP)
    près Madame Agnès Buzyn Ministre des solidarités et de la santé
    Santé publique France
    François Bourdillon
    Directeur Général Santé Publique France
    L’ARS44 Madame Neyrolles
    Madame Rolland Présidente Métropole
    Madame Klein Préfète
    Madame Morançais Présidente Région
    Presse et radios
    Monsieur De Rugy Ministre
    Monsieur Dantec Sénateur

    _________________________________
    La santé c’est pour aujourd’hui !
    Pour demain il est déjà trop tard pour ceux qui souffrent!
    Le cancer !
    Après analyses
    Les légumes et les fruits aussi sont pollués Malheureusement !
    si vous passez un jour au centre René Gauducheau Boulevard Professeur Jacques Monod à Saint-Herblain vous comprendrez plus facilement la détresse de ces gens! et l’ampleur du désastre!

    ———————————–
    Monsieur Alix,
    Monsieur le Maire de Sainte-Luce sur Loire
    “Prévention à la santé Publique, ”
    L’eau des maraîchers qui est puisée, en Loire, par la SAUR, (Sainte -Luce sur Loire) est très polluée.
    Tous les habitants des bords de Loire(Sainte-Luce sur Loire, Saint-Julien de Concelles,Mauves, Thouaré-sur Loire, Nantes-Est) etc, devraient cesser d’arroser et laver leurs légumes, les fruits, avec cette eau dangereuse pour la santé depuis des années !
    Il est très important de suspendre les prélèvements de l’eau de la Loire .( la SAUR qui distribue aux particuliers, ne répond pas!)Enfants malades, femmes enceintes, bébés,les fruits et les légumes peuvent générer des problèmes intestinaux etc!

    Permettre seulement l’arrosage des pelouses municipales ? aux pompiers pour le remplissage des citernes.

    Remerciements anticipés de bien vouloir me donner votre point de vue.
    Dans l’attente d’une réponse de votre part, veuillez recevoir ,Monsieur le Maire , l’expression de ma parfaite considération.

    Patrick Loy
    Ancien Professeur

    ( Nous ne dirons plus, comme pour LACTALIS il y a 6 mois nous ne savions pas!…)
    Les fleuves et les rivières de France sont polluées les nappes phréatiques aussi !
    Les néonicotinoïdes tuent les abeilles,
    le glyphosate et autres produits détruisent la nature!
    certains viticulteurs sèment la mort !

    C’est maintenant qu’il faut agir et non dans trois, cinq ou dix ans.
    La santé de nos concitoyens est entre vos mains,il faut prévenir maintenant!
    merci pour eux !…
    ————————————————-
    L’essentiel

    Les micropolluants sont des composés susceptibles de présenter des effets toxiques à de très faibles concentrations. Les pesticides sont des micropolluants organiques, produits par l’industrie chimique.

    des mesures de pesticides sont réalisées dans l’eau de la Loire,entre Sainte-Luce et Nantes,de la Maine à la mer, entre Les Ponts-de-Cé et Nantes. Parmi les molécules mesurées, 26 sont plus fréquemment quantifiées, principalement des herbicides.
    L’AMPA,suivi de l’atrazine déséthyl, sont les deux molécules les plus quantifiées. Elles sont respectivement issues de la dégradation de deux herbicides, le glyphosate et l’atrazine interdite d’utilisation en 2003.
    ——————————————————
    Création d’ emplois:
    Contrôler et
    Analyser les fruits et les légumes,des marchés Nantes, Sainte-Luce sur Loire, Doulon,
    Maraîchers, vergers Bellevue, Saint-Julien de Concelles, Amaps!etc…
    Sur tous les marchés de France et dans tous les magasins!(Viande ,légumes )
    Abattoirs ,Usines de fabrication de plats cuisinés, élevages, fermes,!…
    ————————————————————————————————————————————-

    La contamination du lait maternel par les polluants de l’environnement

    Le lait maternel est depuis toujours l’aliment qui convient le mieux aux nourrissons de leur naissance jusqu’à l’âge de 6 mois.

    La Nature fait bien les choses puisque la composition de ce lait s’ajuste aux besoins de Bébé au fur et à mesure de leur croissance.

    Jusque là, tout va bien et il est logique qu’une maman choisisse d’allaiter son enfant plutôt que de le nourrir avec du lait en poudre maternisé.(LACTALIS)

    Pourtant depuis quelques années, les scientifiques internationaux nous alertent régulièrement sur la contamination du lait maternel par des substances toxiques.

    Celles-ci seraient issues de notre environnement quotidien et se nommeraient pesticides, phtalates, métaux lourds, PCB, dioxines, furanes, muscs de synthèse, retardateurs de flammes bromés et composés perfluorés…

    Qu’en est-il en réalité, est-ce que ces études sur la contamination du lait sont sérieuses ?

    Si oui, quels sont les risques si Bébé ingère tous ces polluants ?

    Si je souhaite allaiter, comment faire en pratique pour réduire les risques de contamination de mon lait?

    Toutes les réponses à ces questions sont dans la suite de cet article.

    Je préfère un lait sans polluants !

    Réponse: oui, les études qui prouvent la contamination du lait maternel sont sérieuses et oui, les molécules découvertes dans le lait des femmes peuvent avoir des effets négatifs sur la santé d’un nourrisson.

    Pour vous aider à bien comprendre ce phénomène de pollution du lait maternel, il me semble indispensable de faire quelques rappels sur la physiologie de la lactation.
    La physiologie de la lactation

    Le sein est une glande formée de 15 à 20 lobes séparés par du tissu conjonctif et adipeux. Les lobes sont reliés au mamelon par des canaux galactophores.

    Dès le début de la grossesse et sous l’influence des hormones (prolactine, hormone placentaire lactogène, œstrogènes et progestérone), cette glande se modifie en développant des cellules sécrétrices (acinus) et des tubules supplémentaires reliés aux canaux excréteurs.

    Durant le dernier trimestre de la grossesse, les éléments nutritionnels constitutifs du lait maternel commencent à s’accumuler dans les cellules acineuses.

    Ces éléments nutritifs (protides, glucides, lipides, enzymes, vitamines, sels minéraux) proviennent du plasma de la maman.

    Ils traversent les membranes des vaisseaux sanguins capillaires pour entrer dans les cellules acineuses où ils subissent parfois des transformations. Ils sont au final excrétés sous forme de gouttelettes de lait dans les canaux galactophores.

    Voici trois schémas pour vous aider à visualiser ces mécanismes:
    schema acinis/ Glande mammaire
    Glande mammaire, acinus sécréteur et cellule acineuse –

    Les trois premiers jours qui suivent la naissance d’un bébé, les glandes mammaires sécrètent une substance épaisse et jaune appelée colostrum.

    Ce colostrum est composé de 85% d’eau, de 9,8% de protéines, de 2,8% de glucides, de 2,6% de lipides et de 0,4% de sels minéraux, d’enzymes et de vitamines. Il est riche en immunoglobulines et en globules blancs qui vont protéger le nourrisson des premières infections.

    Ensuite durant 15 jours, la composition du lait se modifie petit à petit .

    Au bout de trois semaines, le lait maternel contient en moyenne 85% d’eau, 1¨% de protéines, 7 % de glucides, 4% de lipides et 0,5% d’électrolytes, d’enzymes et de vitamines.

    A quel moment le lait maternel est-il contaminé par des polluants?
    Les origines de la contamination

    Avant tout, il faut savoir qu’un grand nombre de substances polluantes sont lipophiles. Autrement dit, elles ont une forte attirance pour les lipides et s’y associent pour former des composés plus ou moins stables.

    Par conséquent, on les retrouve liées aux lipoprotéines du plasma ( dans le sang) et également associées aux lipides des tissus adipeux (dans les graisses de réserve). C’est le cas des phtalates, des nonylphénols , du triclosan, des dioxines, des Polychlorobiphényles (PCBs), du méthylmercure, du cadmium, etc…

    Durant la lactation, les lipides des tissus gras de la maman sont mobilisés pour fabriquer une partie des triglycérides destinés au lait maternel .

    Si avant d’être enceinte, la maman a absorbé et stocké des polluants dans ses graisses, ceux-ci vont être libérés en même temps que les lipides auxquels ils sont associés.

    L’ensemble « lipide+polluant » va pénétrer dans les cellules sécrétrices des glandes mammaires .

    Lorsque le lait sera excrété, il contiendra donc des polluants qui vont être ingérés par Bébé au cours des tétées.

    Il existe d’autres mécanismes de passage des polluants de l’organisme de la maman au lait maternel.

    -Du fait de leur petite taille, certaines substances toxiques présentes dans le sang de la maman peuvent traverser les membranes des cellules acineuses puis passer dans le lait. C’est le cas des « éléments traces » ou métaux lourds tels que le plomb, le cobalt, le strontium, ..

    Le cas particulier du plomb: si la maman a absorbé du plomb provenant de ses amalgames dentaires ou d’aliments contaminés, une partie de celui-ci est stockée dans les tissus osseux.

    Or, le calcium du lait maternel provient à la fois des aliments absorbés chaque jour par la maman et des réserves contenues dans ses os.

    Lorsque du calcium est prélevé au niveau des os, le plomb stocké dans ceux-ci est libéré et repasse dans la circulation sanguine maternelle.

    Ensuite, il traverse les membranes des vaisseaux sanguins puis celles des cellules acineuses pour se retrouver au final dans le lait maternel.

    On peut donc dire que la contamination du lait maternel tire son origine de sources passées et présentes:

    Si l’organisme de la maman a stocké des polluants avant le début de l’allaitement, ceux-ci vont être libérés et parvenir aux cellules sécrétrices lorsque les tissus gras et osseux seront mobilisés pour fournir les nutriments destinés au lait.

    Si durant la période où elle allaite, la maman ingère ou inhale des polluants: ceux-ci traversent la paroi des intestins ou des alvéoles pulmonaires et se retrouvent dans le sang. De là, ils contaminent les cellules acineuses et par conséquent le lait en cours de fabrication.

    Les polluants du lait maternel: d’où viennent-ils et quels sont leurs effets sur la santé?

    Les pesticides

    Les produits toxiques utilisés par les agriculteurs conventionnels et les jardiniers amateurs pour protéger les cultures passent dans le lait maternel .

    Les pesticides contaminent les végétaux, les animaux puis l’organisme de la mère

    De nombreuses études mettent en évidence la présence dans le lait maternel des pesticides suivants:

    des insecticides et herbicides organophosphorés: malathion, glyphosate, chlorpyriphos, diazinon, dimethoate, ..
    des insecticides organochlorés: DDT, DDE, chlordécone, lindane, chlordane, ..
    des insecticides, fongicides et herbicides carbamates: carbofuran, aldicarbe, carboryl
    des insecticides pyréthrinoïdes de synthèse: fenvalerate, permethrine, deltamethrine, cyfluthrine,..

    Ces molécules absorbées par l’organisme s’accumulent progressivement dans les graisses, le cerveau, la thyroïde et les reins.

    La plupart sont toxiques pour le système nerveux (neurotoxicité), pour le système immunitaire (immunotoxicité) et pour la reproduction (reprotoxicité). Certaines sont suspectées d’être cancérigènes (augmentation des risques de lymphomes et de leucémies).
    Etude Hibiscus U 625 Inserm-Dr Luc Multigner- Résidus de chlordécone et métabolites du DDT contaminant le lait maternel en Guadeloupe – 2004
    Etude Hibiscus U 625 Inserm-Dr Luc Multigner- Résidus de chlordécone et métabolites du DDT contaminant le lait maternel en Guadeloupe – 2004

    Pour ceux et celles qui souhaitent en savoir plus, voici deux liens d’études sur leur présence dans le lait maternel:

    Observatoire des Résidus de Pesticides: les bébés sont exposés aux pesticides par le biais du lait maternel

    Présence de Glyphosate dans le lait des mères

    Les phtalates

    Ce sont des molécules plastifiantes utilisées dans la fabrication des matières plastiques, des cosmétiques, des textiles et des médicaments.

    Parmi ces phtalates, deux molécules sont particulièrement préoccupantes:

    le Bisphénol A plus connu sous le nom de BPA: c’est un perturbateur endocrinien à effet œstrogéno -mimétique. Il favorise également certaines pathologies cardio-vasculaires. Cf.Thèse d’Axelle Cariot sur la présence du BPA dans le lait maternel (Thèse de Doctorat en Santé Environnement/Université de Poitiers -2012).

    Le Di (2-ethylhexyl) phtalate ou DEHP est classé » Toxique pour la reproduction ».Cf. Fiche de l’INRS

    dehp-afssaps
    Présence de phtalate reprotoxique (DEHP) dans le lait maternel. Recommandations de l’AFSSAPS

    Les retardateurs de flamme bromés

    Ce sont des substances chimiques rajoutées par les industriels dans les tissus, les matières plastiques et les équipements électriques afin de les rendre moins inflammables.
    living-room-1001932_1920
    Retardateurs de flamme bromés dans les textiles et équipements électriques

    Le lait maternel contient généralement les retardateurs de flamme suivants:

    -du Polybromodiphenylether ou PBDE

    -du Polybromobiphenyle ou PBB

    -de l’Hexabromocyclododecane ou HBCD

    Ces substances bio-accumulatrices sont des perturbateurs endocriniens qui interfèrent avec les œstrogènes et avec les hormones de la glande thyroïde.

    Elles peuvent être à l’origine de retards dans le développement et la maturation sexuelle et favoriser l’apparition de troubles neurologiques.

    Cf. Rapport sur la présence de retardateurs de flamme bromés en France dans le lait maternel (INVS/OPAC-Dosage des Biomarqueurs en maternité dans le cadre de l’enquête-pilote ELFE- Octobre 2007- Vandentorren S.)

    Le triclosan

    C’est un conservateur anti-bactérien de la classe des « phénols » qui entre dans la composition de nombreux produits d’hygiène tels que les anti-transpirants, les savons liquides, les dentifrices, etc..

    Ce phénol est suspecté d’être un perturbateur endocrinien pour les organes en lien avec les œstrogènes ou les hormones thyroïdiennes.

    Sa dégradation dans le corps peut être à l’origine du relargage de dioxines cancérigènes.

    Etude d’Adolfsson- Erici sur la présence de Triclosan dans le lait maternel des mères

    Les filtres ultra-violets

    Les anti-UV de synthèse tels que les benzophénones, les cinnamates et le 4-MBC sont des filtres chimiques qui absorbent les UV. Ils sont rajoutés par les industriels dans les produits de construction et d’ameublement en plastique, dans les encres d’imprimerie des emballages alimentaires et dans de très nombreux cosmétiques (crèmes solaires, fonds de teint, parfums, vernis).
    maquillage-024 vernis ongles
    Des filtres anti-UV dans les vernis à ongles

    Le 4-MBC et l’Octylmethoxycinnamate (OMC) sont des perturbateurs endocriniens. Les benzophénones sont classées cancérigènes catégorie 2B par le CIRC.

    L’étude de Schlumpf M. et al. en 2008 examine en détail la présence de ces filtres UV dans le lait maternel ainsi que leur impact néfaste sur le développement humain.

    Les composés perfluorés ou Perfluorocarbures

    L’Acide perfluorooctanoïque ( PFOA), l’ Acide Perfluorooctane Sulfonique ( PFOS) et le Perfluorohexane Sulfonate ( PFHxS) sont des composés utilisés pour fabriquer des revêtements anti-adhésifs (ustensiles de cuisine), des traitements anti-tâches et imperméabilisants (linge de maison, vêtements, chaussures) ainsi que des cosmétiques (traitements capillaires).

    Les revêtements anti-adhésifs contiennent du PFOA ou du PFOS

    Ces composés s’accumulent dans l’organisme humain et sont excrétés dans le lait maternel. Ils peuvent être nocifs pour les bébés nourris au lait maternel.
    fiche-inrs-du-pfoa
    PFOA- Fiche toxicologique de l’INRS
    pfos-inrs
    PFOS- Fiche toxicologique de l’INRS

    Les métaux lourds

    On retrouve dans le lait les éléments-traces suivants:

    –du plomb et du mercure: ils proviennent de l’alimentation et des amalgames dentaires

    Des amalgames dentaires qui contiennent des métaux lourds ..

    –du cadmium: sa présence est liée à l’alimentation ( consommation de poissons, coquillages et crustacés) et à la fumée de cigarette.

    Poissons, coquillages et crustacés contaminés

    L’ingestion de plomb peut provoquer des anémies, des encéphalopathies, des neuropathies et des altérations mentales.

    Le passage de mercure et de méthylmercure dans la circulation générale entraîne des troubles neurologiques sévères ainsi que des affections rénales et hématologiques. Le cadmium absorbé au cours de la digestion est à l’origine d’atteintes rénales, osseuses et dentaires. Il favorise l’hypertension et certains cancers.

    Les gynécologues-obstétriciens du monde entier s’inquiètent de l’impact des toxiques pour la santé reproductive, dont les métaux lourds excrétés dans le lait des mères.

    En voici pour preuve un extrait de l’Appel de la Fédération Internationale des Gynécologues-Obstétriciens (FIGO/ Mai 2015)
    Présence de métaux lourds et de polluants persistants toxiques dans le lait maternel. Appel de la Fédération Internationale des Gynécologues-Obstétriciens en Mai 2015.
    Présence de métaux lourds et de polluants persistants toxiques dans le lait maternel. Appel de la FIGO- Mai 2015.

    Les dioxines, furanes et polychlorobiphényles

    Les dioxines (PCDD, TCDD ) et les furanes (Polychlorodibenzofuranes ou PCDF) sont des molécules très toxiques qui apparaissent au cours des phénomènes de combustions incomplètes.

    Ces substances sont générées par les industries des pesticides, de la métallurgie et du blanchiment au chlore de la pâte à papier, ainsi que par l’incinération des déchets ménagers.

    Elles se disséminent dans l’air, l’eau et les sols et contaminent les plantes et les animaux.

    Ces substances perturbent le système immunitaire et les organes de la reproduction. Elles sont aussi cancérigènes.

    Le blanchiment de la pâte à papier génère des dioxines

    Les polychlorobiphényles ou PCB sont des substances chimiques qui ont pour propriété d’être pratiquement ininflammables. De ce fait, ils ont été utilisés autrefois comme fluides isolants dans les transformateurs électriques, dans les condensateurs et dans les fours à micro-ondes.

    Du fait de leur haute toxicité (perturbateurs endocriniens et cancérigènes), leur usage est maintenant interdit mais ils sont toujours présents en grandes quantités dans l’environnement aquatique et terrestre.

    Dioxines, furanes et PCB contaminent le lait maternel (Cf.Avis sur l’exposition aux dioxines via le lait maternel/ ANSES 2002)
    Avis de l’AFSSA sur la contamination du lait maternel par les dioxines et les PCB- Octobre 2007.
    Extrait de l’Avis de l’AFSSA sur la contamination du lait maternel par les dioxines et les PCB- Octobre 2007.

    Les muscs artificiels

    Ce sont des molécules odorantes utilisées dans les parfums, les cosmétiques et les produits d’entretien (détergents, lessives et adoucissants).
    perfume-bottle-932146_1920
    Muscs polycycliques dans les parfums

    Certains muscs polycycliques tels que le tonalide (AHTN) et le galaxolide (HHCB) sont considérés comme très préoccupants pour la santé.

    Ils s’accumulent dans les tissus adipeux et ont des effets anti-œstrogéniques même à faibles doses.

    De même, les muscs xylène et cétone sont suspectés de perturber les mécanismes endocriniens et d’être cancérigènes. Différentes études les retrouvent dans le lait maternel:

    Avis de l’Agence Nationale de la Santé et du Médicament sur l’utilisation des muscs xylène et cétone dans les cosmétiques.

    L’étude de Rimkus et Wolf en 1996 examine les effets de la présence de tonalide et de galaxolide dans le lait humain.
    Conclusion

    Comme vous le constatez par le biais des études scientifiques menées dans tous les pays, il n’est plus possible de remettre en doute la contamination du lait maternel par les polluants de l’environnement. La liste de ceux que vous venez de découvrir n’est pas exhaustive.

    Ce qui compte à présent pour vous , c’est de savoir comment minimiser la présence de toutes ces substances dans votre lait.

    Pour cela, je vous propose de lire l’article suivant qui s’intitule « Comment éviter la contamination du lait maternel par les polluants« .

    Les laits en poudre maternisés: préférez les biologiques!Dans “Alimentation sans toxiques pour bébé”

    Bien choisir le lait en poudre maternisé pour Bébé Dans “Alimentation sans toxiques pour bébé”

    Comment éviter la contamination du lait maternel par les polluants Dans “Alimentation sans toxiques pour bébé”

    Comment protéger Bébé des polluants durant la grossesse et encore après?

    ———————–

    Monsieur le Maire
    comment pouvez-vous laisser faire cette fraude par la vente de légumes avec des pesticides sur les marchés
    ou au bord de Loire exemple Bellevue (Sainte-Luce sur Loire) la vente directe du producteur ( pas de caisse enregistreuse pas de ticket!)ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres en France !
    J’attends une réponse de votre part !

    On n’interdit pas immédiatement le glyphosate,ou autres produits chimiques, ni le tabac qui tue ! oui! le tabac tue!
    car le lobbying rapporte des millions à l’état etc
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    L’irrigation avec des eaux brutes, pour la production de légumes est de plus en plus un élément central de la matrice alimentaire urbaine dans de nombreux pays en raison de l’épuisement des ressources en eau douce, de la demande accrue pour des légumes frais et de la nécessité de réutiliser l’eau en s’inspirant d’une compréhension plus approfondie des questions de durabilité. Les avantages de la pratique sont nombreux et comprennent les rendements sociaux, économiques et environnementaux qui se rejoignent parfaitement dans la sécurité des aliments, la conservation de l’eau douce et la gestion durable des eaux brutes. Parallèlement, l’irrigation avec des eaux brutes peut entraîner des conséquences graves pour la santé, et parfois mortelles, dont le coût pour la société est plus important que ses avantages si elle n’est pas menée de manière sécuritaire. La plupart des organismes pathogènes infectieux d’origines virale, bactérienne, protozoaire et parasitaire qui participent aux maladies gastroentérites sont présents dans les eaux brutes et peuvent être transmis par la consommation des légumes irrigués avec des eaux brutes. L’examen de plusieurs études portant sur l’irrigation avec des eaux brutes dans le monde a montré des éléments de preuve sur les corrélations directes entre la consommation de légumes irrigués avec des eaux brutes et l’apparition de maladies gastro-entérites, comme la diarrhée .

    Pour réduire les risques sanitaires associés à l’irrigation avec des eaux brutes tout en optimisant ses avantages, une approche concertée qui réduit progressivement les dangers microbiens pour la santé a été proposée par les plus récentes directives relatives à l’utilisation sans risque des eaux brutes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cette approche de gestion des risques pour la santé apprécie la diversité et l’hétérogénéité socioculturelles, techniques et institutionnelles de l’irrigation avec des eaux brutes et postule un large éventail de barrières flexibles et adaptées à la situation locale pour contrer les risques pour la santé. Cela est particulièrement important lorsque la barrière de risque conventionnelle, c’est-à-dire le traitement des eaux ne fonctionne pas suffisamment, comme c’est le cas dans la plupart des pays. Dans ce cas, les options « post-traitement » ou « sans traitement » gagnent en importance . Celles-ci comprennent des mesures pour la réduction des risques le long du parcours de la production à la table du consommateur, comme l’irrigation au goutte à goutte ou le lavage des légumes.

    Plusieurs de ces barrières de risque pour la santé ont été explorées dans différentes zones géographiques quant à leur efficacité par rapport à la réduction des risques et, dans certains cas, par rapport à leur possibilité de mise en œuvre, leur acceptabilité et leur durabilité potentielle. Dans les régions urbaines , où l’irrigation avec des eaux brutes est courante et pose un risque important pour la santé , des interventions sans traitement au champ et à certains points post-récolte ont été examinées dans différentes villes, dans les champs, les marchés et les restaurants . Ces études, de pair avec d’autres menées ailleurs , ont montré qu’une réduction significative du risque est également possible lorsque la santé publique ne peut pas encore compter sur le traitement conventionnel des eaux brutes , particulièrement si différentes options sont combinées. Toutefois, les décisions quant à l’intervention à mettre en œuvre ont seulement tenu compte de l’efficacité des interventions par rapport à la réduction du nombre de bactéries ou d’œufs d’helminthes, sans analyse rigoureuse des gains sanitaires et d’analyse coût-efficacité.

    Une approche qui a été utilisée pour combler cette lacune est l’analyse coût-efficacité . Cette approche fournit un cadre pour l’évaluation des interventions en termes de coûts par avantage normalisé pour la santé. Cette approche, bien que largement utilisée pour évaluer les interventions associées à l’eau et à l’assainissement, doit encore être appliquée à l’irrigation avec des eaux brutes pour évaluer de manière rigoureuse les différentes interventions proposées dans les directives de l’OMS. Ce chapitre présente la première tentative d’utiliser un cadre holistique d’ACE qui intègre les gains sanitaires en matière de réduction des maladies diarrhéiques et les coûts des interventions avec traitement et sans traitement associés à l’irrigation avec des eaux brutes dans la région Pays de la Loire .

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