RÉENCHANTER L’AVENIR


L’émission Clique Dimanche du 28-10 a été découpée en « punchlines » par les soins de l’équipe, ce qui me permet d’en commenter certaines. Reportez-vous donc aux items 1 et 2.

J’y reprends l’idée que le ressort principal de la vague mondiale du retour aux idées des années 30 est l’effondrement de l’optimisme du progrès. Puisque l’avenir n’est plus désirable, retour à la case d’avant, comme au jeu de l’oie. Même si elle implique le pas du même palmipède. Les idées lumineuses d’antan étaient le Progrès humain, le socialisme fraternel, l’Europe pacifique et prospère…et quelques autres. Oui, il y a eu progrès, bien entendu : de l’espérance de vie et de la médecine, une importante diminution de la pénibilité des tâches, une libération des femmes, la maitrise de leur fécondité et une appropriation de leur sexualité, entre autres exemples. Cependant, cela acquis, l’avenir apparaît beaucoup moins serein que l’illusion n’en existait hier. Le socialisme  a largement sombré dans les dizaines de millions de morts des barbaries staliniennes, maoïstes, des massacres commis par les Khmers rouges, etc. Le meilleur du progrès technique symbolisé par les robots intelligent menace non seulement l’emploi mais pose aussi la question de la place de l’humain dans le monde futur. La belle idée européenne s’est embourbée dans des calculs et des égoïsmes de boutiquiers. L’enthousiasme de la démocratie recouvrée s’est évaporé dans sa captation par les intérêts particuliers. La perspective du Progrès humain a été ébranlée par la remise en cause de maints avantages acquis dans le contexte avancé ou allégué des difficultés économiques. Les Trente Glorieuses sont une période que l’on s’apprête à enseigner comme un épisode de l’Antiquité. Le climat se réchauffe, les éléments se déchaînent, la pollution s’étend. Les grands tribuns ne savent guère, évoquant demain, éviter les écueils de Charybde et de Scylla : soit vanter une solution dont le bilan n’est vraiment pas « globalement positif » ; soit s’en tenir à un lyrisme de syndic d’un système en perdition. Alors, que voulez-vous, hier, on avait vingt ans, on a tout oublié de ses terreurs et de ses frustrations, on n’en retient que les vertus et les plaisirs à l’apogée de sa jeunesse. Va pour Bolsonaro, Trump et d’autres, aujourd’hui et demain, ils nous promettent le passé comme perspective d’avenir. Ça, au moins, on croit connaitre. La fragilité des mauvais souvenirs ne laisse subsister que l’illusion des bons. Qui saura nous donner envie d’oser vouloir construire un avenir désirable ?

Clique Dimanche du 28-10-2018

1 : https://twitter.com/cliquetv/status/1056513891348422661 Résurgence du monstre

2 : https://twitter.com/cliquetv/status/1056513977616875520 Foi dans le progrès

3 : https://twitter.com/cliquetv/status/1056514505398763521 Tendre la main à qui se noie

4 : https://twitter.com/cliquetv/status/1056514716720357377 Marcher avec Mouloud

5 : https://twitter.com/cliquetv/status/1056515134171029504 Chasse, partage de la nature

6 : https://twitter.com/cliquetv/status/1056516213222838272 volution de l’intelligence et QI

7 : https://twitter.com/cliquetv/status/1056516941429555200 Écouter la nature

8 : https://twitter.com/cliquetv/status/1056518775724523520 Origines et communautarisme

9 : https://twitter.com/cliquetv/status/1056518991815106560 Big Brother et Google

http://www.tv-replay.fr/redirection/28-10-18/axel-kahn-le-geneticien-humaniste-clique-dimanche-canal-clique-13215851.html

5 thoughts on “RÉENCHANTER L’AVENIR

  1. Spontanément ma réponse est ; enfants et petits enfants nous donnent envie d’agir pour un avenir plus serein, plus joyeux.
    Le plus difficile est de trouver les moyens appropriés dans chaque domaine que vous évoquez et là c’est un travail qui il me semble doit se faire en groupe, en collectivité fin que chacun, chacune apporte son idée, sa réflexion….
    Pourquoi par exemple ne pourrait on pas créer un club, une association Axel Kahn qui reprendrait vos thèmes et puisque vous circulez pour vos signatures de livres vous accompagneriez de votre éclairage…une idée qui me vient en vous lisant….Merci de nous apporter avec tant de générosité votre lumière et de nous inviter à y voir de plus près….

  2. Oui, trier le bon grain de l’ivraie n’est pas permis à tous nos concitoyens qui se rangent volontiers derrières les bonimenteurs qui leur promettent monts et merveilles et le tout sans effort.
    Le collectivisme a eu ses adeptes et la théorie, brillante sur le papier, soutenue par nombre d’intellectuels influents, de journalistes, d’artistes et du monde bien pensant, s’est avérée un échec retentissant èconomiquement, une misère généralisée au lieu de l’aisance promise, mais pire encore, en créant des dictatures sanguinaires pour conserver le pouvoir malgré les échecs.
    En France la gauche « plurielle » a pris le pouvoir et mis en œuvre son programme. Làs, après deux années seulement, elle a d’elle même décidée d’y mettre fin et de redétricotter pratiquement tout ce qu’elle pouvait de ce qu’elle avait fait.
    Oui, ce programme si bien travaillé par l’ensemble de la gauche, s’est avéré là aussi être une catastrophe. Comme quoi, bien que conçu démocratiquement par l’ensemble des partis de gauche, plein de bonnes intentions, d’idées généreuses, et en détenant tous les pouvoirs, cela ne permet pas de transformer le plomb en or ni la réduction du temps de travail en richesse.
    Hollande, a promis beaucoup, moyens et résultats. Dans l’opposition ou en campagne, c’est porteur, mais une fois au pouvoir, au feu, ce n’est plus la même chose. Au bout d’un an, guère plus, il a du lui aussi, abandonner une grande partie des moyens annoncés, devant les résultats contre-productifs.
    Finalement, en basculant des charges, d’un compte sur un autre, idem pour les recettes, ces modifications à somme nulle, n’ont pas améliorées la situation de nos compatriotes, tous partis confondus, la droite ayant fait de même.
    La politique actuelle, tant qu’elle ne s’attachera pas à augmenter le PIB substantiellement au delà de nos progrès de productivité d’environ 2% n’obtiendra pas de résultats tangibles non plus.
    Notre croissance est la résultante de la croissance intrinsèque d’environ 2% ci-dessus et de nos décisions politiques, majorée ou minorée, de l’environnement international.
    Si la croissance ne se décrète pas, du moins, elle s’organise, au besoin par décret.
    La chute du pétrole de plus de 130$ à 30$ le baril entre l’été 2015 et janvier 2016, a contribué à l’embellie mondiale en redonnant du pouvoir d’achat, et donc de l’activité.
    A l’inverse, sa remontée amorcée en 2017 va dans le sens inverse et se fait ressentir sur le pouvoir d’achat et l’activité.
    Actuellement le baril se situe autour de 80$.

    Ce qui est réconfortant c’est de savoir que la richesse comme la pauvreté, l’emploi comme le chômage ne tient que de nos choix, que de nous.
    Si c’est aux entreprises d’embaucher, de créer de la richesse, c’est aux politiciens d’en permettre et contrôler les conditions.
    Or, tant au niveau des règles sociales, fiscales, sanitaires, environnementales, applicables en France, ce sont les politiciens qui les décident et les imposent.
    Globalement, ces règles doivent permettre un équilibre de notre commerce extérieur, hors ce n’est pas le cas.
    Ce déficit commercial, c’est aussi un déficit d’activité et donc d’emplois.
    Beaucoup de déséquilibres proviennent de la conclusions d’accords internationaux. Ceux-ci sont signés par les politiciens, les mêmes qui vont fustiger nos industriels de licencier ou de délocaliser.
    Bon nombre de produits proviennent de territoires où les contraintes de productions n’ont aucune commune mesure avec celles qui sont imposées à nos entreprises, sans que le pouvoir politique s’en émeuve.

    Pour remédier rapidement à tout cela et avant de plus grands désordres, le pouvoir politique doit améliorer substantiellement notre compétitivité, 16,66% c’est possible et en quelques semaines, le pouvoir d’achat de nos compatriotes de 20% simultanéement . L’Etat renfloue parallèlement ses caisses de 20% sans toucher à la fiscalité et sans sortir un iota.
    C’est simple, qu’attendons nous? Ah ce n’est pas encore dans les livres et donc pas encore enseigné à l’ENA.
    Cdlt
    ,

  3. Monsieur Axel Kahn,

    Pour plus amples informations, je suis à votre disposition.
    Cdlt.

  4. Cher Axel ,
    Pour répondre à votre question : la fragilité et le sourire d’un enfant , l’aurore qui annonce un nouveau jour plein de promesse, le parfum des fleurs d’été , la beauté des sucs enneigés comme en ce moment dans notre Velay … Nous sommes d’accord ce n’est pas une personne mais un tout de petits riens. «  Soyons bons et les temps seront bons car nous sommes le temps » Saint Augustin. Fabrice

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