SIGNES CLINIQUES DU SARS-CoV-2


Chacun se demande s’il a contracté le Sars-CoV-2. De fait, une partie notable d’entre nous est appelée à passer par cette case. Voici quels sont les signes précoces les plus fréquents, sachant que de nombreuses infections restent totalement asymptomatiques. Elles sont majoritaires chez les enfants.
Gorge sèche, puis léger “mal à la gorge”. Rhume”, souvent léger. Yeux qui piquent. Ces symptômes peuvent évoquer,en ce début de printemps,une allergie aux pollens, rendant le diagnostic précoce un peu plus compliqué .
En revanche, fatigue, courbatures, maux de tête, température modérément élevée, simple fébricule au début, n’appartiennent pas à la symptomatologie allergique. La toux peut manquer le premier jour mais apparait vite, elle est sèche. Une gène thoracique, l’impression de “sentir ses poumons” est fréquente et évocatrice. De même qu’une perte du goût et de l’odorat (anosmie et agueusie), rares mais indicateurs forts.
Au bout de quelques jours, le tableau se complète : toux, douleurs thoraciques, courbatures, fatigue accrue, fièvre plus élevée. Le doliprane est pour l’instant le seul traitement symptomatique de la fièvre et des douleurs. Sinon rester confiné chez soi, ne pas aller voir son médecin, l’appeler si on veut. La téléconsultation suffit. Tenter de ne contaminer personne. Si son conjoint ne l’est par extraordinaire pas, et si possible, déterminer des lieux de vie séparés, porter des masques lors des rencontres, utiliser larga manu savon et gel hydro-alcoolique. L’habitation séparée est envisageable en sachant que le conjoint, même s’il ne présente pas de symptômes, a de forts risques d’être contaminant et doit être considéré tel.
Le tournant évolutif se situe vers le 7e jour. Le plus souvent tendance à l’amélioration progressive, parfois lente (15 jours à trois semaines d’évolution). Plus rarement, dans 15 % des cas symptomatiques, difficultés à respirer ( essoufflement, dyspnée). Ce sont les symptômes qui doivent inciter, le cas échéant après un avis médical au téléphone, à appeler le 15. Le délais de réponse est long.
A l’hôpital, la radio pulmonaire montrera des signes de “pneumonie virale” souvent très marqués, avec des opacités irrégulières bilatérales. La mesure des gaz du sang déterminera si le sang est dé-saturé en oxygène, une oxygénothérapie sera alors administrée. Les cas graves devront être intubés, ventilés, souvent longuement (médiane de deux semaines) en décubitus ventral et sous sédatifs puissants (coma artificiel). Le mécanisme majeur de l’aggravation apparaît lié à la réponse immunitaire forte au virus, avec inflammation locale, œdème des parois alvéolaires entravant l’oxygénation du sang, au maximum véritable “orage cytokinique”.

La gravité de la maladie est l’atteinte pulmonaire, l’œdème de la paroi alvéolaire, la perte de perméabilité de la barrière entre l’air et le sang, la désoxygénation du sang, la détresse respiratoire sévère.

Chez les sujets très âgés le tableau est assez souvent atypique ; maux de ventre, diarrhée, fatigue, fébricule. Et hélas parfois décès brutal vers le 7e jour.

Axel Kahn, samedi 28 mars 2020

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7 thoughts on “SIGNES CLINIQUES DU SARS-CoV-2

  1. Bonjour,
    merci pour cet article, clair, net et précis.
    Portez-vous bien.
    C.lauren

  2. C’est tellement médiatisé par le grand nombre de médecins qui s’expriment, qu’on finit par savoir par cœur les symptômes et l’évolution de la maladie et c’est tant mieux. L’ignorance, c’est pas top !
    Restons-chez nous, surtout pour les soignants car sans eux, nous sommes foutus !

  3. Bonjour, Les maux de gorge ne sont pas du tout commun. Les courbatures non plus. et c’est la première fois que j’entends parler de symptômes de type allergique! sauf si on a une sèche tellement violente que ce a se transforme en trachéite. la fièvre c’est dans 75% des cas. c’est assez bien d écrit sur les sites chinois. Les symptômes sont variables c’est ce qui est bizarre. et il y a aussi la grippe qui sévit…Pour le reste ok. j’ai eu ces symptôme début janvier j’ai été malade trois semaines. toux très sèche très violnet et incessante, tous les symptômes décrit plus conjonctivites..problème nerveux général très bizarre pour infos sous antibio, scanner de passe et j’ai pris antitussifs, naproxène sodique qui a été très efficace, sinon je ne dormais pas à cause des douleurs qui n’étaient pas des courbatures musculaires mais de types neurologiques, difficile à expliquer. pertes d’appétit , anorexie, déssèchement, des gouts, très grande fatigues faiblesse on m’a fait prendre des fortifiants, inefficaces, douleur pulmonaire basse, vomissement, gonflement du visage, mal de tête, tachycardie, etc…. j’ai mis 6 semaines à retrouver mes gouts et je l’ai signalé à l’ARS aucune réponse. Avant l’annonce du covid 19 qui m’a surprise…mon fils aussi a été malade et lui ses symptômes avaient une forme grippale avec courbature effectivement…est ce que ‘on a eu la même chose?

    • Non, le tableau n’est pas celui d’une allergie aux pollen mais, en ce début de printemps, ces dernières sont fréquentes si bien que des personnes concernées se demandent en nombre si elles n’ont pas chopé le vilain Covid. Merci pour votre témoignage.

  4. bonjour, en décembre j’ai pris mal à la gorge un vendredi dans l’après midi. Le samedi soir j’ai pris un ibuorophene. un bon mois apres je consilte.toux un peu grasse = Bonne bronchite ==> 3 cp de cortisone antibiotiques aérosol. Je toussotte toujours, plus ou moins parfois J aurais tendance à reprendre de l aérosol . Suis je un sujet fragilisé contre ce birus ? comme je n’ai pas tendance à me précipiter chez le toubib )l’an dernier 4 a 5 mois de toux plutôt sèche avant consultation. j’avais des nuits ou j’étais trempée )

  5. Bonjour’
    Merci beaucoup pour toutes ces informations complémentaires..
    Bien à vous.

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